Nell lui avait donné rendez-vous un mercredi après-midi, vers seize heures. Grimmjow l’accompagnait. Ce dernier oscillait entre deux sentiments : d’un côté, l’idée d’enfreindre le règlement ; de l’autre, ce qui l’excitait justement. D’autant qu’il allait retrouver sa femme. Il s’avoua, au fond de lui-même, qu’elle lui manquait terriblement ces derniers temps.
Ichigo lui avait signifié que Gin serait là pour signer les papiers en tant que cautionnaire. Grimmjow allait enfin rencontrer ce type, inscrit en rouge sur la liste noire d’Isshin Kurosaki. Pas qu’il n’aimât pas son patron, mais voir son gosse si bouleversé lui avait fait prendre fait et cause pour lui. Il ne devait pas… Il savait qu’il devait rester professionnel, mais il ne changerait plus à son âge.
Le roux marchait d’un pas tranquille jusqu’à son immeuble. La porte d’entrée se trouvait entre deux boutiques, dans le quartier de Ginza. Ichigo avait choisi le quartier pour son calme et sa notoriété.
Nell, qu’il avait rencontrée la semaine précédente, lui avait signalé que les appartements y étaient horriblement chers ; Ichigo lui avait donné le montant maximal qu’il ne dépasserait pas pour acheter comptant son logement.
La jeune femme était restée muette lorsque la somme lui avait été annoncée. Enfin… pas longtemps : ensuite, elle était si excitée qu’Ichigo s’était demandé si c’était pour elle ou pour lui qu’elle achetait l’appartement.
Le jeune homme monta dans la cage d’ascenseur, accompagné d’un Grimmjow silencieux.
Une fois arrivé sur le palier, Ichigo se dirigea vers la porte au fond du hall spacieux. Grimmjow, qui avait visité les lieux la semaine précédente, n’en revenait toujours pas que ce gamin puisse se payer ce genre d’appartement. Ichigo sonna, et Nell vint ouvrir joyeusement.
— Kurosaki-sama… bienvenue chez vous ! Votre compagnon est déjà arrivé… Nous faisions connaissance.
— Très bien… merci.
Ichigo entra dans le vestibule blanc et pénétra dans ce qui serait bientôt son salon-salle à manger. L’espace était tout blanc, comme le reste de l’appartement. Tout avait été refait à neuf. La seule chose qu’Ichigo remarqua fut Gin, posté devant la baie vitrée, qui regardait les rues piétonnes animées.
L’entrepreneur se tourna vers Ichigo et, immédiatement, son visage abandonna son expression moqueuse pour devenir grave. Gin ouvrit les paupières ; ses yeux bleu azur se posèrent tendrement sur son jeune amant.
— C’est très joli, Kurosaki-sama…
— Tu aimes ?
— Haï…
Ichigo traversa l’espace qui les séparait et oublia son garde du corps et son épouse pour enlacer Gin.
— Tu m’as manqué… chuchota Ichigo.
L’albinos se contenta d’ébouriffer ses cheveux roux.
— Plus tard, Ichigo… D’abord, réglons ce pourquoi nous sommes venus ici.
— Haï…
Le couple se tourna vers l’autre, qui attendait patiemment qu’ils finissent de parler. Gin demanda brièvement :
— Je voudrais en finir rapidement. J’ai un rendez-vous juste après…
— Tu as visité ? demanda le jeune homme.
— Oui… Tu as très bon goût…
— Disons que j’ai l’argent pour le faire !
— Si cela te plaît, tu n’as pas à te justifier… Mais… n’oublie pas une chose : tu dois l’entretenir, payer tes impôts et régler tes factures !
— Haï !
— Je ne le ferai pas pour toi… Tu me comprends ? De toute façon, je n’ai plus les moyens de le faire…
— Haï…
— Bien… Donc, vous avez préparé les papiers ?
— Oui…
Nell avait sorti les documents de sa sacoche. Elle se dirigea vers le bar qui séparait la cuisine de la salle à manger et réexpliqua à Ichigo la transaction que Gin avait faite pour lui auprès du banquier, plus tôt. Ichigo lut les papiers, et Gin souligna tous les points importants dont le jeune homme devait se souvenir.
— Vous feriez un meilleur conseiller financier que mon banquier ! s’exclama Nell.
— Je suis expert-comptable, déclara froidement Gin.
— Oh… enfin… je suis surprise… votre… enfin, Kurosaki-sama me disait que vous étiez…
— Kurosaki-sama ne connaît que mon métier actuel. Mais j’ai travaillé comme expert-comptable auprès d’une banque internationale…
— Je pensais que tu étais stagiaire… souffla Ichigo.
— Je l’ai été… mais pas que… sourit Gin.
— Tu me disais que ton salaire était…
— Ah… c’est vrai que je gagnais moins en étant expert-comptable qu’en m’occupant de blanchiment d’argent, Ichigo. La vie est ironique, parfois…
Grimmjow observait l’albinos et notait son comportement différent lorsqu’il s’adressait à Nell et à lui, ou lorsqu’il parlait au jeune homme. Cela n’avait rien à voir. Grimmjow fuyait ce genre de types. Il était évident qu’Ichimaru était calculateur, froid et sans scrupule. Toutefois, lorsque son regard se posait sur le noble, sa transformation était surprenante.
C’était comme si le gamin réveillait en lui sa vraie nature, ou quelque chose d’approchant. Il était évident qu’il veillait sur lui, qu’il le couvait — ce serait même plus judicieux. Grimmjow comprenait pourquoi Isshin Kurosaki ne voulait pas de Gin Ichimaru…
Mais, en même temps, voir le jeune Kurosaki si amoureux — d’autant que son amour semblait partagé au centuple par un homme qui saurait le protéger de tous les dangers… Car quelle meilleure protection pouvait avoir Ichigo, si ce n’était celle d’un prédateur avisé et rusé comme Gin ?
Tout à ses pensées, Grimmjow se réveilla soudain lorsqu’il vit Ichigo apposer son sceau sur le document officiel. Nell le félicita chaleureusement. Gin sourit et déclara :
— Maintenant, te voilà propriétaire… et responsable !
— Je ferai de mon mieux…
— Je l’espère…
Ichigo se tourna vers Grimmjow et tendit la main, chaleureusement, vers son garde du corps.
— Merci… merci à vous de m’avoir fait rencontrer votre charmante épouse. Merci de m’avoir donné votre avis et de m’avoir soutenu.
— Je n’ai rien fait… Et pour l’avis, c’est juste celui d’un professionnel. Cet appartement vous apportera quelques sécurités qui vous éviteront bien des désagréments, Kurosaki-sama.
— Haï…
— Je dois partir, Ichigo…
Gin se tourna un instant vers le couple et déclara, moqueur :
— Nous allons nous éclipser un instant… Nous ne nous échapperons pas !
— J’y compte bien… maugréa Grimmjow.
— Grimmjow ! s’exclama Nell. Ils sont amoureux… Tu ne l’as jamais été, toi ?
— Je me le demande… ronchonna le garde du corps.
Ichigo entraîna Gin vers ce qui serait sa future chambre.
— Je voulais que nous soyons tous les deux… souffla Ichigo.
— Je n’ai pas beaucoup de te…
Des lèvres se saisirent des siennes, impatientes. Les bras d’Ichigo se refermèrent autour du cou de Gin, qui referma les siens autour de la taille d’Ichigo. Un mois qu’ils ne s’étaient pas vus. Certes, ils avaient la webcam… mais Gin refusait de reprendre un contact direct avec le jeune homme. Lorsqu’ils se séparèrent, Gin souffla à l’oreille d’Ichigo :
— Je… ne veux plus que nous nous voyions avant que tu sois majeur.
— Pardon ?
La déclaration tomba comme un coup de tonnerre. La surprise fut telle, pour le jeune homme, que son cerveau cessa de fonctionner quelques instants, comme s’il cherchait une explication à la phrase qu’il venait d’entendre. Incapable d’en saisir le sens. Ichigo recula ; ses mains glissèrent sur la veste de Gin. Ce dernier le regardait sérieusement.
— Ichigo… si nous continuons à nous voir… je ne suis pas sûr que ce soit bon pour toi.
— Mais… ne pas te voir…
— Je te propose que nous nous retrouvions le jour de ton anniversaire… le jour de tes vingt ans. Je veux que tu me montres que tu es devenu un homme.
— Pourquoi ? souffla Ichigo, désemparé.
Gin soupira, et Ichigo vit clairement la douleur inscrite sur le visage de son amant. Il le faisait à contrecœur, et Ichigo allait lui faire changer d’avis. Il ne pouvait pas l’abandonner à nouveau. Pas maintenant…
— Nous avons mal démarré notre relation… pas normalement, tout au moins. J’ai l’impression qu’elle est faussée par ce que nous avons vécu. De plus, tu es jeune, très jeune, et je veux que tu grandisses en prenant en compte tout ce qui nous est arrivé. Je veux que tu me choisisses parce que tu m’aimes, et que tu veuilles vivre avec moi au-delà de tout ce qui s’est produit avant. Je veux que ton choix soit mûrement réfléchi, car le jour où tu devras affronter ton père — justement parce que tu voudras vivre avec moi — il ne faudra en aucun cas que tu trembles. Et puis… j’ai quinze ans de plus que toi. J’ai vécu des choses que tu n’as jamais vécues : un flirt, une amourette, les sorties… tout ce qui forme une jeunesse. Ichigo… cela me coûte de te dire ça. Mais si je veux que tu me reviennes, si je veux que notre relation dure plus tard, il faut que je te laisse partir ces quatre prochaines années.
— Je ne veux pas ! hurla Ichigo.
Gin caressa son visage. Ichigo était réellement bouleversé, et le cœur de Gin se déchira. Mais il ne céderait pas. Ichigo devait vivre sa vie normalement… C’était un quitte ou double.
— Je t’aime, Ichigo. Je t’aime plus que je n’ai jamais aimé qui que ce soit dans ma vie. Je te dis ces paroles la mort dans l’âme.
Le visage de Gin était blême — mais certainement moins qu’Ichigo à cet instant. La colère monta chez le roux, inexorablement. Pourquoi maintenant ?
— Non, tu ne m’aimes pas ! Tu n’es qu’un hypocrite, un égoïste ! Si c’était pour me faire ça, tu n’avais pas à me faire entrer chez toi la dernière fois…
— Ichi…
— Non… Puisque tu veux partir, alors pars ! Je refuse de te revoir… Comment oses-tu me dire que tu m’aimes et me demander de ne plus te voir ? Comment me demandes-tu de vivre avec quelqu’un d’autre que toi ? Ce ne sont pas les paroles d’une personne qui en aime une autre ! Ce n’est pas ma vision des choses… Je te déteste pour ça !
Gin reçut ces paroles comme un coup de poignard. Mais il ne broncha pas. Il avait obtenu l’effet escompté et ne pouvait plus reculer.
— N’oublie pas, Ichigo… je t’aime… et je t’aimerai toute ma vie…
— Menteur !
L’albinos quitta la pièce et laissa Ichigo tremblant de colère et de frustration. Ichigo fut rejoint quelques minutes plus tard par Nell et Grimmjow.
— Que s’est-il passé ? demanda l’agent immobilier.
— Je viens de me faire plaquer…
Ichigo se retrouvait perdu, une nouvelle fois. Son corps tremblait. Inconsciemment, il s’entoura de ses bras, le regard obstinément fixé sur le parquet ciré de sa chambre. Nell lui demanda doucement :
— Pourtant, il a l’air de tenir beaucoup à vous… Que vous a-t-il dit ? Enfin, si ce n’est pas indiscret ?
— Que je devais grandir… que je devais vivre ma vie d’adolescent, et qu’on se retrouverait quand je serais majeur. Que je puisse prendre toute la mesure de ce que notre relation impliquait pour ma famille, pour moi…
Ichigo ricana et poursuivit :
— Il a peur que je lui reproche, apparemment plus tard — si nous ne nous quittons pas maintenant — le fait qu’il m’aurait privé de certaines choses, ou gâché la vie… Il croit que mes sentiments sont dictés par tout ce que nous avons vécu l’année dernière…
Un silence s’installa. Finalement, Nell rétorqua calmement, contrairement à son habitude si joyeuse :
— Je pense que cela lui a coûté beaucoup de vous dire ce qu’il vous a dit. Je pense qu’il vous aime plus que vous ne le pensez… plus que n’importe quoi au monde…
— Mais…
Ichigo releva vivement son visage ravagé par l’angoisse et la peine. Nell s’approcha, enroula un bras autour de ses épaules et murmura :
— Il vous aime… et il vous attendra… soyez-en certain. Vous êtes trop jeune pour comprendre. Mais vous le remercierez plus tard. Il a raison… vivez votre vie pleinement. Lui-même doit certainement avoir des choses à régler. N’ayez pas peur… Trois ans, c’est vite passé…
— Ce n’est pas vous qui devez les subir…
— C’est sûr que je ne suis pas un bon exemple. J’ai kidnappé mon mari…
Ichigo releva la tête et scruta Grimmjow, qui leva les yeux au plafond.
— Tu ne m’as rien fait du tout !
— Ah oui ? Qui a fait les papiers pour le mariage et qui les a envoyés à la mairie ? Qui ne s’est rendu compte que le lendemain qu’il avait la corde au cou ?
— Vous avez fait ça ? demanda Ichigo, incrédule.
— Haï !
Nell arborait un sourire vainqueur, tandis que Grimmjow la foudroyait du regard.
— Tu étais tellement saoul que tu ne t’es rendu compte de rien ! À la belle époque ! Au fait, c’est pour ça que tu ne bois plus ? s’amusa-t-elle encore.
— C’est à cause de mon travail…
— Vraiment ?
Ichigo observa le couple, qui se faisait face et se chamaillait.
— Vous vous êtes mariés à quel âge ? demanda Ichigo.
Nell se retourna, surprise, et répondit directement :
— Nous avions vingt-quatre ans…
— Votre mari me disait que vous n’étiez ensemble que depuis une semaine…
La jeune femme éclata de rire et avoua :
— En fait, mon cher mari était amoureux de ma sœur, Hallibel. Mais elle a préféré un petit morveux à mon cher et tendre. Moi, j’ai toujours été amoureuse de Grimmjow ; j’étais vraiment contente… sauf qu’il ne venait plus à la maison. Ce n’était pas le bon plan, par contre. Nous avons été séparés pendant cinq ans avant de nous retrouver. Et quand je l’ai retrouvé, je n’ai plus voulu le lâcher !
— Cinq ans ?
— Oui… C’était long et, en même temps, très court… Vous verrez, Kurosaki-sama… Vous ne verrez pas le temps défiler… surtout que j’ai su que vous aviez chacun des projets de votre côté. Si vous vous aimez vraiment… vous vous retrouverez. Si ce n’était qu’un feu de paille… il vaut mieux, pour vous deux, que vous soyez séparés. Vous êtes mineur, Kurosaki-sama… ne l’oubliez pas !
Ichigo resta pensif un moment. Le couple le laissa seul pour qu’il puisse réfléchir à sa situation. Lorsqu’il les rejoignit, il avait retrouvé un semblant de sourire.
°oOo°
Ichigo entra dans la cour d’un pas plutôt lent. C’était la rentrée scolaire, et rien ne laissait présager une année facile. Sa dernière année de lycée. Il soupira… Il allait devoir faire un choix pour son avenir. Déjà, les profs les avaient prévenus, en fin d’année dernière, qu’ils devaient voir dès à présent les options qu’ils souhaiteraient poursuivre à l’université.
Le jeune homme était plutôt distrait. Il se plaça devant le tableau d’affichage pour trouver son nom. Il fit une légère grimace… Il se retrouvait dans la même classe que ce taré de Shirosaki. Ce dernier n’allait pas manquer de le poursuivre de ses assiduités une nouvelle fois. Mais, contrairement à l’année précédente, ils allaient se côtoyer plus qu’à l’interclasse.
Ichigo quitta les lieux, se dirigea vers la cour et s’installa sous les cerisiers en fleurs. Il sortit son calepin et soupira. Rien, dans ses notes, ne lui donnait envie de poursuivre une quelconque carrière.
— Tu t’creuses encore les méninges ?
Surpris, Ichigo se retourna vers Shirosaki, que tout le monde prenait pour son frère.
— Non…
— Mon œil… Tu f’sais quoi, Majesté ?
Le roux observa l’albinos. Ce dernier avait toujours son sourire psychopathe au bord des lèvres. Il posa un pied à côté du muret où Ichigo s’était assis. Ichigo fronça les sourcils un peu plus et lança un regard noir à son faux jumeau.
— Arrête de m’appeler comme ça !
— Pourtant, tu fais partie d’la haute !
— Pourquoi… t’es quoi, toi ?
— Un pauvre roturier, boursier, Majesté…
— Arrête… d’ici cinq minutes, tu vas me faire croire que tu es Cendrillon…
Un sourire narquois s’afficha sur les lèvres de Shirosaki, qui déclara, moqueur :
— Justement… j’attends qu’tu m’enlèves sur ton beau cheval blanc…
Ichigo soupira, exaspéré, et tourna le dos à son interlocuteur.
— Eh… mon prince charmant… Tu comptes m’capturer quand ?
— Dans tes rêves…
— Vraiment ?
Le souffle de Shirosaki effleura la nuque d’Ichigo, qui se figea.
— Si c’était moi… ça f’rait longtemps que tu serais dans mon pieu !
— Dégage, connard !
— J’chuis sûr que j’te fais d’l’effet.
— …
Ichigo quitta les lieux et se dirigea vers les dortoirs, avec Shirosaki sur les talons. Il croyait devenir fou avec l’albinos derrière lui, qui ne cessait de jacasser. C’était d’ailleurs le seul à s’aventurer à lui parler de cette manière. Les autres étaient bien trop impressionnés par son rang, son mauvais caractère et sa détente pour oser lui répondre. Mais pas Shirosaki, qui prenait un malin plaisir à le titiller à chaque fois qu’il le croisait.
Ichigo gémit intérieurement… Et dire qu’il était maintenant dans la même classe que lui. Sa vie allait se transformer en enfer. Une fois arrivé devant la porte de sa chambre individuelle, Ichigo la claqua au nez de l’albinos. Il devait trouver un moyen d’éviter le plus possible Shirosaki et sa foutue manière de se mêler de sa vie.
Shirosaki resta un instant figé devant le battant. Un sourire psychotique se forma à nouveau sur ses lèvres. Il quitta les lieux en sifflotant. Cet enfoiré de Kurosaki finirait dans son lit. Il lui enlèverait son air de pucelle effarouchée. Quel pied il prendrait à lui montrer tous les délices de l’amour. Son sourire s’effaça petit à petit. Il espérait juste qu’il ne le ferait pas poireauter encore un an pour rien.

Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)