Vendredi 20 février 2009
Ichigo avait pris une douche rapide et s’était glissé sous les draps en baillant. La journée avait été particulièrement éprouvante, et la discussion jusque tard avec les membres de sa famille n’avait pas été de tout repos pour les nerfs. Chacun y allait de ses commentaires et était prêt à refaire le portrait de Mashiro. Il s’était même vu obligé de prendre sa défense, sinon les plus jeunes seraient allés faire une virée nocturne accompagnés d’Hisana. Franchement, sa sœur aînée avait manqué sa vocation…
Grimmjow entra dans la chambre et adressa un petit sourire au jeune homme qui le regardait entre ses paupières mi-closes.
- Tu as réussi à te « détendre » ? murmura Grimmjow, qui se pencha pour se retrouver un pied à terre, un genou sur le lit et les deux mains posées de part et d’autre du visage du roux.
- J’essaye de ne plus y penser…
L’orangé leva une main vers le visage penché vers lui et sourit à l’homme soucieux au-dessus de lui.
- Je vais bien, si c’est ce que tu poses comme question !
- Tant mieux ! Tu penses pouvoir assurer ton enregistrement de demain ?
- Bien sûr ! Viens… je me sens seul, ici…
- Je vais prendre une douche et j’arrive !
Grimmjow se pencha et embrassa tendrement le roux qui l’observait toujours, les yeux mi-clos.
- À tout de suite… souffla Grimmjow à son oreille !
Ichigo se blottit sous les draps et Grimmjow le quitta pour prendre sa douche. Le bleuté laissa l’eau couler sur lui et soupira de bien-être en sentant l’eau chaude décrisper ses muscles contractés. Il demanderait à Ichigo de lui masser les épaules le lendemain… il était doué pour ce genre de choses.
Il entra dans la chambre où la lumière avait été éteinte ; il se déplaça sans bruit. Grimmjow glissa dans les draps tièdes, déjà empreints de la présence de son amant, endormi au milieu du lit. Cela lui amena un sourire… même s’il s’était agi d’un lit de quatre mètres sur quatre, Ichigo irait au milieu. Il réussit à pousser l’orangé qui se retourna d’instinct vers lui et allongea son corps pour emmêler ses jambes aux siennes, les mains du jeune homme agrippées à son T-shirt.
Grimmjow se sentit bien en ayant cette présence près de lui, réconfortante et tendre. Ichigo était parfois immature et lunatique… mais il le faisait se sentir bien par ses attentions et cette façon bien à lui de le faire se sentir « spécial ». Il ne se plaignait jamais, l’attendait toujours, essayait de répondre à ses attentes, ne refusant jamais une de ses demandes… Il le faisait se sentir aimé. Même si leur début de relation était tourmenté, il ne semblait pas décidé à baisser les bras et faisait de son mieux pour protéger ses enfants et lui. Il songea qu’il n’avait jamais été aussi proche du mot « famille » depuis qu’il vivait avec Ichigo.
Tous couraient après lui en tant que Ka-Ten-sama… il suffisait de voir les fans hystériques et le déplacement de foule que le jeune homme s’attirait uniquement par le fait de sa présence silencieuse. Grimmjow avait été stupéfait que le jeune homme brise ce même silence pour parler et risquer sa réputation pour eux. Et sa famille… chaleureuse, aimante comme lui… Grimmjow se sentait comme entouré de tendresse et d’amour, qu’Ichigo soit là ou pas.
L’orangé bougea dans son sommeil et essaya de se débattre. Grimmjow l’attira à lui et lui caressa les cheveux à tâtons dans le noir. Il lui murmura quelques mots apaisants qui eurent l’effet escompté. Le bleuté sentit une des mains du sommelier — car c’est comme ça que lui voulait qu’il soit… — ramper sous les draps pour passer sous son T-shirt et se poser sur son flanc. Grimmjow sentit le souffle et la respiration régulière à la base de son cou et finit lentement par se sentir apaisé réellement et sombrer peu à peu dans le sommeil, remerciant les dieux de lui avoir permis de rencontrer une personne comme l’était le jeune homme et lui permettait de vivre un moment privilégié avec lui…
°OoO°
Grimmjow entendit au petit matin le bruit de la pluie et du tonnerre… Il souleva péniblement ses paupières et se rendit compte qu’Ichigo le recouvrait en partie de son corps. Il tourna la tête pour regarder l’horloge et vit indiqué 4 h 54… il soupira… il n’avait pas assez dormi : à peine trois heures de sommeil. Il se leva tout de même en essayant de ne pas réveiller sa moitié et se dirigea vers la salle de bain. Il ne regagna pas le lit immédiatement, mais se dirigea vers la fenêtre pour observer les éléments qui se déchaînaient à l’extérieur. Il songeait à son divorce et au comportement irresponsable de sa femme… à Yamamoto et à son calme et…
- Viens, Grimmjow ! fit la voix endormie d’Ichigo.
- Je t’ai réveillé ? murmura le bleuté.
Il se déplaça doucement vers le lit. Il avait laissé le store un peu écarté, ce qui laissait une faible lueur à travers la fenêtre, ce qui lui permit de se mouvoir dans le noir. Ichigo avait soulevé la couverture et le bleuté rejoignit son amant sous la couverture.
- À quoi songeais-tu ?
- M’aimeras-tu encore après toutes ces épreuves ?
- Idiot… souffla Ichigo.
L’orangé, qui n’avait pas encore retiré ses ongles noirs, les laissa parcourir le visage de son homme. Il avança son visage et entreprit de parcourir avec ses lèvres le trajet que ses ongles avaient emprunté une minute plus tôt. Grimmjow se laissa faire et apprécia la douceur du jeune homme, puis s’allongea sur le dos, entraînant le roux avec lui. Ichigo entreprit de découvrir lentement la naissance du lobe d’oreille et le caressa de sa langue pour le mordiller, ce qu’apprécia l’homme sous lui.
Encouragé par son soupir et par l’accélération de sa respiration, il continua sa lente découverte érotique, heureux de pouvoir faire oublier à Grimmjow ses tracas. Il ne voulait plus que le bleuté se sente oppressé par tout ce qui leur arrivait. Il connaissait la frustration de ne pouvoir agir, puisque la veille au soir il était à deux doigts de frapper une femme pour son manque de tact ! Gin ne pouvait pas deviner que cette femme, en fait, détestait son personnage.
Sa bouche glissa souplement le long de la gorge du bleuté, qui émit un son d’approbation. Ichigo se laissa enivrer par l’odeur de la peau de Grimmjow. Il n’aurait pas pensé, dans ses rêves les plus fous, vivre ce qu’il vivait à l’heure actuelle. Cette complicité et ce respect qu’il échangeait avec le bleuté, jamais il ne les avait partagés avec Shūhei ! Grimmjow le faisait se sentir « spécial » en acceptant ses caprices et ses sautes d’humeur, et surtout en ayant une patience qu’il ne montrait pour personne d’autre. Il se sentait rassuré par sa simple présence et il avait l’impression qu’il pouvait évacuer son stress en se reposant entièrement sur lui. Il était ce qu’il n’était pas… tout en étant proche…
Sa bouche descendait toujours lentement vers la clavicule pour se diriger vers les pectoraux bien dessinés de l’homme incroyablement sexy qui vivait avec lui maintenant. Shūhei était sexy, mais Grimmjow avait quelque chose d’animal que Shūhei n’aurait jamais. Sa langue caressa lentement le téton tendu et joua avec lui, ce qu’appréciait apparemment son amant, qui émit un faible gémissement. Une des mains d’Ichigo caressait l’autre mamelon entre deux de ses doigts. Le roux aimait ces moments où cet homme se détendait sous ses caresses.
- Ichigo… murmura faiblement Grimmjow.
Le sommelier sentait les mains de son amant lui caresser les épaules et, doucement, il descendit, explorant doucement et tendrement la peau tonique du bleuté, qui attendait chacune de ses caresses. Ichigo lui mordillait lentement la peau, et ses sentiments pour cet homme qui lui avait apporté de l’amour en même temps qu’une famille le faisaient basculer inexorablement vers une prison dorée d’où il ne voulait surtout pas sortir… Il ne savait plus, maintenant, s’il pouvait vivre sans lui… oserait-il penser, ne serait-ce qu’un instant, que le restaurateur puisse un jour le quitter ? C’était impossible… Il ne laisserait rien ni personne briser le lien qui les unissait.
Sa langue joua avec son nombril et Ichigo sentit sous lui la virilité de son homme s’impatienter de caresses qui n’arrivaient pas assez vite. Mais il voulait apprécier chaque grain de peau car il ne savait pas ce que lui réservait l’avenir. Tout allait tellement vite entre eux deux qu’il voulait profiter de chaque instant qu’on lui permettrait de vivre avec lui, pour goûter tout ce que pouvait avoir la vie avec cet homme. Il arriva à destination et sa langue caressa la verge de Grimmjow, qui soupira de plaisir.
Les mains de son amant enfouies dans ses cheveux courts, il commença lentement à lui prodiguer des caresses douces qui le firent gémir de plus en plus fort et respirer plus vite… Il aimait lui faire l’amour : une de ses façons de l’attacher à lui… pour qu’il n’appartienne qu’à lui ! Il ne laisserait aucun homme ou aucune femme le lui reprendre. Il voulait que Grimmjow le voie comme une personne « spéciale », quelqu’un à aimer et sur qui il pourrait toujours compter et se reposer. Voir en lui l’amour dont il aurait toujours besoin, lui faire ressentir tout un panel d’émotions… Les mains d’Ichigo voyageaient dans l’entrejambe de l’homme, qui commençait à bouger inconsciemment sous ces caresses insistantes et pourtant si délicates.
Ichigo finit par se redresser et ses yeux — même si Grimmjow ne pouvait pratiquement pas les voir — débordaient de cet amour exclusif et si fort que le sommelier éprouvait pour lui. Le bleuté devenait fou sous les caresses de son amant ; l’amour et la tendresse débordaient dans chacun de ses gestes et, même s’il ne voyait pas ses yeux, il était sûr que s’il allumait la lumière, il y verrait se refléter toute l’affection qu’il éprouvait pour lui.
Le cœur de Grimmjow cognait très fort dans sa poitrine, non pas uniquement pour les soins d’Ichigo mais aussi et surtout parce que le jeune homme le faisait se sentir exister. Il voulait qu’il n’appartienne qu’à lui, qu’il ne regarde que lui… qu’il ne puisse plus vivre sans lui ! Il avait trouvé en ce jeune homme tout ce qu’il avait désespérément recherché toute sa vie ; il ne l’avait jamais trouvé en Harribel, et pourtant il était sûr de l’aimer, au début de leur relation…
Pourquoi maintenant ? Pourquoi avec Ichigo ? Qu’avait-il de si spécial pour qu’il s’attache à lui comme si sa raison en dépendait ? Il ne permettrait à personne de le séparer de son amant… jamais ! C’était son tout, son point de départ et d’arrivée ! Son existence tournait autour de lui et inexorablement son cœur et sa raison étaient attachés à cet homme qui se mouvait sur lui avec un déhanché tellement sexy. Il leva les mains pour le caresser, le faire se sentir bien lui aussi, l’accompagner dans le plaisir pour qu’ils ne fassent qu’un ensemble… Pourquoi les autres ne pouvaient-ils pas comprendre ce lien spécial qui les attachait l’un à l’autre ?
Quand Ichigo tomba à côté de lui sur le lit, une faible lumière éclairait leur chambre et Grimmjow caressa tendrement le front légèrement humide de son amant, qui lui souriait avec affection.
- Je t’aime, Ichigo…
- Je t’aime, Grimmjow.
Leurs mains s’enlacèrent comme une promesse de ne vivre que pour eux… Le bleuté tira les doigts d’Ichigo à ses lèvres et embrassa chacun de ses doigts. Le roux se déplaça et caressa le flanc du bleuté avec sensualité.
- Je crois que je vais m’endormir à nouveau…
- Moi aussi…
Ils se sourirent et s’endormirent bien vite dans les bras l’un de l’autre… En ayant oublié tous leurs soucis qui reviendraient bien assez vite, de toute façon !
°OoO°
Ichigo se réveilla le lendemain en ayant deux yeux bleus braqués au-dessus de lui et qui l’observaient avec une réelle tendresse. Ichigo entoura le cou de son amant et répondit à son regard.
- Tu penses à quoi ?
- Rien… juste que je suis « bien » ! rétorqua Grimmjow.
Le bleuté se pencha et embrassa le roux. Ichigo jeta un œil à son radio-réveil et ses yeux s’arrondirent.
- Je vais être en retard !
- Le petit déjeuner est prêt…
- Oh !
- Et Rei et Anku t’attendent de pied ferme !
- Y a que moi qui suis à la bourre, alors ? marmonna, contrarié, le roux.
- Il faut croire…, ricana Grimmjow.
Ichigo attrapa son oreiller et le balança au visage du bleuté qui le regardait maintenant, moqueur.
- Allez ! Lève-toi, on t’attend !
Ichigo regarda Grimmjow quitter la chambre et ronchonna sur le fait qu’il avait l’impression d’être le dindon de la farce. Il prit une douche rapide et s’habilla prestement d’un jean usé et d’un T-shirt près du corps. Il regarda par la fenêtre et constata que l’orage du matin n’était plus et qu’un soleil timide avait pris la place. Il sourit… peut-être que sa journée d’aujourd’hui serait meilleure ! Après tout, elle avait très bien débuté !
Ichigo rejoignit le reste de la famille et vit que les deux adolescents étaient très excités.
- Journée exceptionnelle pour vous, je vous signale, car demain, l’école ! Au fait, pour tes trois amies… elles savent où se rendre ?
- Oui… tu penses bien qu’elles vont pas louper ça !
- Je l’espère…, souffla Ichigo, pensif en songeant à son intervention télévisée.
Ichigo observa Anku et Rei et trouva que les deux adolescents avaient l’air d’avoir surmonté leur stress de la veille au soir ! Bientôt, ils montèrent en voiture et se retrouvèrent sur l’autoroute. Grimmjow mit la radio et ils entendirent bientôt l’intervention d’un journaliste :
« Bien sûr, l’intervention de Ka-Ten du groupe des Dix mois Alice a été stupéfiante. Il a fait preuve d’une retenue admirable quand on songe à l’acharnement de Mashiro… »
Grimmjow changea de station et bientôt la musique emplit l’habitacle du véhicule.
- Tu pouvais laisser, papa ! fit Anku… Il parlait en bien…
- Non ! Je pense que nous en avons assez entendu ! Je veux que nous passions à autre chose.
- Je suis d’accord ! fit Ichigo, pensif.
Il s’enfonça dans son siège et songea à sa participation dans le groupe ! Que devait-il faire à présent ? Il faudrait qu’il en parle sérieusement avec le groupe, mais surtout avec Grimmjow. Ichigo se rendit compte que finalement, peu lui importait : le principal, pour lui, était de pouvoir vivre sa relation avec cet homme.
Ils arrivèrent à la maison de disques rapidement. Ichigo entraîna le petit groupe jusqu’à l’accueil où les attendaient deux des amies d’Anku… la troisième, ses parents ne voulant plus que leur fille côtoie un homme de si basse « moralité ». Anku fut touchée et Ichigo l’enlaça par les épaules et lui adressa un sourire réconfortant.
- Oï, Ichigo ! Tu vas squatter l’accueil encore longtemps ? lança Kensei, moqueur.
- La ferme ! Tout le monde est déjà là ?
- Hum… Kensei but une gorgée de son café et ajouta : en fait, Chad a fini, Hisagi aussi, et là, Kaïen passe…
- OK ! Venez, on monte !
Tous se dirigèrent là où l’enregistrement avait lieu. Ichigo les fit patienter en voyant la lumière rouge allumée et les fit entrer dès que l’autorisation fut accordée. Les autres membres du groupe étaient autour des techniciens et de Gin. Ce dernier salua Ichigo et sa famille, ainsi que les deux jeunes filles qui les accompagnaient.
- Vous, vous intéressez à la musique ? demanda Gin avec un léger sourire.
- Oui ! affirma Anku sans hésitation.
- On voulait voir comment ça se passait pour un « vrai » groupe !
- Oh… voyez-vous ça… Vous n’êtes que trois ?
- En fait, nous étions quatre ! fit Anku, la gorge un peu nouée. Mais… depuis que… enfin, l’émission d’hier… les parents de ma copine ne veulent plus que nous nous fréquentions.
- Elle faisait quoi, exactement ?
- Batterie !
- Oh… un groupe de filles ! Ça va être difficile pour vous de retrouver votre quatrième membre ! fit d’une voix enjouée.
- On le sait… marmonna Lilinette.
Kaïen vint les rejoindre avec un grand sourire.
- ‘Lut ! C’est ton tour, Kensei…
L’albinos les quitta et partit rejoindre la petite pièce où il devait enregistrer sa partie. Il mit son casque et tous observèrent l’homme prendre sa guitare et plaquer les premiers accords. Bientôt, il enchaîna son morceau et s’y reprit à deux fois, n’étant pas tout à fait synchro avec la bande-son. Il laissa ensuite sa place à Starrk, qui prit la basse et exécuta sa propre partition.
Une heure plus tard, ce fut au tour d’Ichigo, qui finit rapidement son verre d’eau et entra dans le petit studio. Il enfila son casque et posa les paroles devant lui. L’orangé tendit le bras, saisit un tabouret et s’installa dessus, puis entendit la voix de Gin lui demander de faire un essai. Ichigo se sentit nerveux, soudainement… cette ambiance… que de souvenirs… et finalement les premières phrases. Gin lui recommanda de chanter plus fort. Le roux perdit la notion du temps et se retrouva plongé quelques années en arrière, au moment des enregistrements, et se lança avec passion sur les paroles qu’il avait écrites pour Hisagi. Il était tellement heureux de pouvoir enfin mettre un son et des paroles sur ce passage de sa vie. Il releva les yeux et croisa ceux de Shūhei, et vit à quel point il était touché.
Ensuite, on le fit enchaîner sur l’autre morceau de musique… la reprise de leur premier succès. La première prise fut la bonne et Ichigo fut étonné que tout se finisse aussi vite ! Il rejoignit le groupe qui l’attendait.
- Alors ?
- Tu veux écouter ? demanda Gin avec un petit sourire.
- Quelle question…
- C’est parti…
Et bientôt, tous entendirent le résultat de l’ensemble des prestations et Ichigo s’était penché vers la console comme pour mieux entendre les morceaux qui passaient. Ils commencèrent à en débattre ensemble et Gin fit ajuster la tonalité des différents instruments. À la fin, tous étaient très satisfaits du résultat.
- Ça a été vite ! ne put s’empêcher de dire Mila-Rose.
- Oui… j’aurais pensé que cela durerait plus longtemps !
Gin éclata de rire.
- C’est ce qu’on appelle être « appliqué », avec les Dix mois Alice. Les enregistrements… enfin, la plupart se font rapidement. Et puis, là, il y a une reprise et un seul autre morceau. C’est beaucoup plus long lorsqu’il s’agit d’un album complet… la fatigue rentre en ligne de compte.
Gin leur fit faire un tour des installations. Elles eurent également l’occasion de rencontrer d’autres « célébrités » et de demander des autographes. Ichigo fut saisi au vol par un Arleri qui ressemblait étrangement à Kaïen… mais qui était vraiment désagréable.
- Kurosaki… qu’est-ce que tu viens foutre ici après avoir mis la merde dans les studios de Canal 21 hier ?
- La ferme, Arleri… Occupe-toi de tes affaires, et je crois que de ton côté ce n’est pas un scandale, mais plusieurs qui t’attendent à la sortie !
- Gin… toi qui me le citais toujours en exemple !
- Arleri… au moins, Kurosaki a fini son boulot… et toi, où en es-tu ?
- J’y vais… grogna Arleri, qui voulut bousculer Ichigo au passage mais rencontra Grimmjow.
Ce dernier avait vu le manège du chanteur pourtant renommé et avait substitué sa place avec celle de son amant. Le ton et le mépris affichés par ce type avaient fini de l’énerver et il l’aurait bien achevé contre le mur.
- Oh… Kurosaki ! Pas mal, ton nouveau garde du co…
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase : Shūhei le propulsa contre le mur et le maintint fermement contre ce dernier.
- Tu ouvres encore ta grande gueule, Arleri, et c’est moi qui te refais le portrait !
- Tu as toujours été chatouilleux avec Kurosaki… Peut-être faites-vous ménage à trois…
Arleri ne put continuer : Hisagi lui ayant collé son poing dans la figure. Kensei le retint juste à temps pour l’empêcher de lui en remettre un autre dans l’estomac.
- Tu te calmes… grogna l’albinos. Ce mec ne vaut pas le coup que tu t’énerves pour lui ! Ça a toujours été un sale et méchant con !
- Kensei… j’te le revaudrai… et toi… j’en parle même pas, Hisagi !
Mais cette fois-ci, ce fut Chad et Starrk qui l’entourèrent.
- Tu disais quoi ? demanda Starrk, calmement.
- Rien… j’ai du boulot !
- Quand même ! fit Gin, ironique.
°OoO°
Ichigo accompagna Grimmjow devant le restaurant et, à son horreur, vit une foule de journalistes qui attendaient le bleuté.
- Va derrière, Ichigo… il y a une autre porte.
Ichigo le conduisit rapidement vers la seconde porte et, effectivement, personne ne s’y trouvait. Ils s’embrassèrent légèrement et se quittèrent. Ichigo ramena les adolescentes chez elles pour enfin finir chez lui… Mais une mauvaise surprise l’attendait : une nouvelle horde de journalistes l’attendait également. Il réussit à passer plus ou moins bien et maudit le jour où il avait rencontré cette femme irresponsable !

Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)