Shinji referma son portable. Sa main tremblait. Il avait tant attendu ce coup de fil… et, à vrai dire, il n’espérait plus le recevoir. Au début, il n’avait pas répondu, par fierté, mais aussi à cause de ses crises de hollowification qui l’empêchaient de raisonner.
Peu à peu, il reprenait le contrôle de lui-même et, pour une fois, les autres lui avaient permis de rentrer se reposer chez lui. Ne plus être sous la surveillance constante des autres vizards et sortir de l’entrepôt lui avait fait un bien fou. Cette crise n’avait rien à voir avec sa première transformation : par moments, il avait l’impression de devenir fou, puis, l’instant d’après, de retrouver toute sa lucidité.
Quand un message était arrivé sur son téléphone, il avait cru que l’un de ses amis l’appelait. Mais quelle ne fut pas sa stupéfaction en voyant le nom d’Ichigo s’afficher.
Heureusement qu’il était allongé à ce moment-là… Il avait ouvert sa messagerie et la lecture du SMS l’avait bouleversé. C’était exactement ce qu’il avait besoin d’entendre. Il retint son souffle et attendit quelques minutes, le temps que son cœur retrouve un rythme normal.
Il répondit et, à sa surprise, un autre message suivit… jusqu’à ce qu’il entende la voix d’Ichigo. Il s’était enroulé dans sa couverture le temps de la conversation, presque avec le sentiment que son amant le tenait dans ses bras.
Il aurait tout donné pour le rejoindre immédiatement, mais les crises étant encore nombreuses, il ne pouvait pas — et ne voulait pas — le perturber davantage. Ichigo avait parlé de la cigarette, de la soirée trop arrosée et d’Heather… Cette partie-là était celle qu’il avait le moins appréciée, même si c’était pour son bien.
Finalement, il coupa la conversation un peu brutalement. Il sentait les vagues de son propre reiatsu l’étouffer, et il entendit des pas précipités s’approcher de sa chambre. Sa main et son corps tremblaient… mais ce ne fut que brièvement : un coup le frappa à la nuque, et il bascula dans les limbes de la confusion.
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Risa regarda le corps évanoui du blond. Elle était arrivée juste à temps pour lui asséner le coup à la tête. Elle aperçut le portable de Shinji sur le lit. Après l’avoir réinstallé confortablement, elle le prit et s’assit au bout du matelas. Elle consulta l’historique des appels et des SMS et tomba sur la conversation entre Shinji et Ichigo. Un sourire étira ses lèvres. Elle appela Rose pour l’avertir des nouveaux développements survenus durant la dernière demi-heure. Les deux vizards étaient, à présent, soulagés : tout allait enfin pouvoir s’arranger.
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Ichigo passa les fêtes de Noël avec la famille d’Heather. Tous furent heureux d’accueillir un ami d’Heather, même s’il n’était plus son petit ami. Son père lui avoua qu’il se demandait si sa fille avait réellement autant d’amis qu’elle le prétendait ; il se faisait beaucoup de souci pour elle. Ichigo le rassura, et il lui adressa un sourire reconnaissant. Pendant le repas, Ichigo reçut un appel de Shinji. Il s’excusa, et tous l’autorisèrent à quitter la table. Le roux s’isola dans la cuisine et se mit à parler en japonais, certain que personne ne comprendrait.
— Ichi ?
— Comment vas-tu, Shinji ?
— Mieux… surtout si j’entends ta voix.
— Pourquoi ne m’appelles-tu pas plus souvent ? demanda Ichigo, soucieux.
— Je le voudrais… mais…
Shinji hésita.
— As-tu besoin de moi ? demanda Ichigo, inquiet.
— Si cela devait mal tourner… certainement, Ichi.
— Je suis désolé. C’était moi, à l’origine, qui avais des problèmes, et maintenant…
— Ccchhhuuuttt ! J’y suis arrivé une fois, une seconde fois ne me fait pas peur.
Hirako essayait d’être rassurant, mais sa voix n’était pas aussi assurée qu’il voulait le faire croire.
— Je préférerais être près de toi, mais Kensei refuse…
— Kensei, Rose, Hatch, Risa et tous les autres sont au courant et font déjà tout leur possible.
— Mais je devrais être auprès de toi ! Et tu refuses…
Ichigo était contrarié et malheureux de ce refus, de cette mise à l’écart.
— Ichi… Il y a une chose que je ne veux pas que tu fasses pour moi : c’est de me donner le coup de grâce !
— Shinji… Il y a une chose dont tu devrais prendre conscience. En m’éloignant des problèmes que tu as… c’est comme si tu me rejetais, à ton tour. Dans le contrat de mariage, c’est écrit : pour le meilleur et pour le pire. Comment veux-tu que j’aille bien si tu m’exclus des moments difficiles ? Ce n’est pas comme ça que nous construirons une relation durable… Tu t’en rends compte, au moins ?
Un silence s’installa. Shinji finit par murmurer :
— Veux-tu venir me voir ?
— Oui… Ne m’éloigne plus de toi ! Si je te disais la même chose… que me répondrais-tu ?
Nouveau silence.
— Alors viens !
— Je… je vais regarder les réservations, je ne sais pas quand j’arriverai… Mais je serai là !
— Je t’attendrai…
Dans la voix de Shinji vibrait un réel soulagement. Ichigo se sentit plus déterminé encore à aller en Espagne.
— J’arrive le plus rapidement possible. Je te rappelle dès que je connais le jour et l’heure de mon arrivée.
— Très bien… Je te laisse, Ichi. J’attends de tes nouvelles avec impatience.
Ils raccrochèrent et Ichigo rejoignit la famille d’Heather. Confus, il expliqua la situation, et la petite brune l’entraîna dans sa chambre. Elle ouvrit sa connexion Internet et, ensemble, ils regardèrent les vols en partance pour l’Espagne. Ichigo eut de la chance : un désistement lui permit de réserver à la dernière minute pour le lendemain midi. Il consulta les heures d’arrivée, la durée du voyage, puis essaya d’appeler Hirako… mais il était désormais injoignable.
Ils retournèrent à table, et l’ambiance se fit un peu plus joyeuse. Le père d’Heather leur proposa de dormir à la maison : il les raccompagnerait tôt le lendemain matin. Ichigo finit par accepter, même s’il rongeait son frein. Le matin, ils quittèrent la bourgade à 9 h et arrivèrent à Oxford tranquillement vers 9 h 40, son père n’étant pas un fou du volant. Ichigo n’avait pas regardé le paysage bucolique autour de lui ; la seule image qui flottait dans sa tête était celle de son mari.
Ichigo quitta Oxford en taxi et arriva à l’aéroport de Londres juste à temps pour prendre son avion. Fébrile, il n’arrivait toujours pas à joindre son amant. La tension montait doucement. Il essaya de joindre les autres vizards, mais aucun ne semblait disponible. Il débarqua rapidement à l’aéroport de Madrid.
Ayant désormais la double nationalité, les formalités furent plus rapides. Il prit un taxi pour l’appartement de Shinji, y déposa ses valises et, après avoir fait le tour, se rendit compte qu’il n’y avait personne. Il tenta d’appeler, encore et encore, sans réponse. Le cœur d’Ichigo se mit à battre sérieusement la chamade. Il retourna dans la chambre et vit soudain, sur la table de chevet de son mari, une photo de lui, datant sans doute de la semaine précédente. Il fronça les sourcils.
L’entrepôt ! L’évidence s’imposa. Il sortit son badge de shinigami remplaçant et s’assit sur le lit. Ichigo plaça l’artefact sur lui et sortit de son corps. Il quitta les lieux à toute vitesse et se retrouva dans les rues de Madrid. Il ne connaissait strictement rien à la ville.
Comment allait-il retrouver les autres ?
Il était toujours aussi mauvais pour dénicher les reiatsus, et Hatch avait certainement dressé des kekaï autour de l’entrepôt. Pourtant, il sentait l’urgence : son cœur lui disait que Shinji avait besoin de lui. Malgré la panique qui l’envahissait, il se concentra pour trouver une étincelle, quelque chose à quoi se raccrocher.
Finalement, au bout de longues minutes interminables… il perçut un très faible reiatsu. Un vizard qu’il ne connaissait pas ? Quoi qu’il en soit, il devait en avoir le cœur net. Il se précipita et, quelques minutes plus tard, se retrouva dans le quartier commerçant de Madrid…
L’énergie spirituelle qu’il avait ressentie n’était pas celle d’un vizard, mais celle d’une personne dotée de pouvoirs médiums très développés. Il se concentra de nouveau, se maudissant pour ses piètres capacités à ressentir l’étincelle de son mari.
Dans son esprit, une cartographie de la ville apparut. Ichigo percevait des reiatsus importants, qui devaient appartenir à des humains. D’autres étaient ceux de hollows en maraude. Enfin, il trouva quelque chose… rien de flagrant. Il retint même son souffle pour ne pas en perdre la trace. Mais il était certain que ce n’était ni un hollow, ni un humain, ni un shinigami.
De toute façon, il n’avait que ça ; alors il s’élança, à travers la ville, à la poursuite de cette mince énergie spirituelle, vaguement familière. Il en eut la certitude lorsqu’il atteignit la zone des entrepôts de Madrid. Il se laissa guider par les essences, désormais plus distinctes. Il atterrit doucement et, après avoir scruté les alentours, se retrouva devant un kekaï que seul Hatch pouvait ériger. Il le traversa et s’enfonça dans le bâtiment.
Il trouva enfin la porte menant à un immense escalier, au bout duquel s’ouvrait une salle semblable à celles qu’Urahara ou les vizards savaient construire. Il déboucha sur un attroupement et aperçut un immense kekaï.
À l’intérieur : Rose, face à Shinji… transformé en hollow. Le cœur d’Ichigo se fendit en deux. Personne ne faisait attention à lui ; tous fixaient, les yeux exorbités, le combat entre les deux ex-capitaines. Ichigo entendit enfin Kensei dire à Risa…
— Je suis désolé, Risa, je ne peux pas y retourner… Et personne n’est suffisamment fort pour lui tenir tête, à part nous. Tu vas devoir y retourner…
— S’il le faut… dit-elle, résignée.
— C’est moi qui irai ! dit sombrement Ichigo. Il s’avança vers le kekaï et demanda à Hatch de lui ouvrir un passage.
Kensei et Risa allaient l’en dissuader, tout comme les autres vizards, mais lorsqu’ils croisèrent son regard, tous s’abstinrent. Finalement, Ichigo entra, et Rose lui passa le relais. Ichigo remercia le blond et serra Zangetsu dans sa main. Voyant l’état de Shinji, il plaça son zanpakutō devant lui et cria :
— Bankaï !
Il se transforma et posa la main sur son visage pour faire naître son masque. Il ne se posa aucune question lorsqu’un Cero fondit sur lui. Il esquiva d’un mouvement vif et, le cœur serré, attaqua l’ex-capitaine de la 5e aussi sûrement que s’il avait été face à Aizen. Il savait qu’il ne devait pas rester plus de dix minutes dans la pièce ; il para donc tous les coups qui s’abattirent sur lui.
Shinji était sans doute l’adversaire le plus coriace qu’il ait jamais affronté : rapide, rusé, puissant, instinctif… Sous le contrôle de son hollow, il devint vite évident qu’Ichigo ne faisait pas le poids face à son mari.
Mais Ichigo sentait aussi qu’il basculait lui-même sous l’emprise de son propre hollow. Ses attaques gagnèrent en vitesse et en instinct. Hatch peinait à maintenir le kekaï. Leurs pressions spirituelles affectaient la caverne malgré toutes ses précautions. Ils étaient monstrueux.
À mesure que le combat avançait, Ichigo parvenait à parer de mieux en mieux et à porter des coups, obligeant Shinji à reculer, sans toutefois le blesser.
— Tu crois qu’il pourra tenir le rythme longtemps ? demanda Rose à Kensei.
— Ils sont presque équivalents. Ce que je crains, c’est qu’ils s’entretuent.
Tous les vizards présents avaient les yeux rivés sur le combat qui se déroulait devant eux. Risa regarda sa montre et dit sombrement…
— C’est bientôt la fin…
Tous étaient anxieux quand, tout à coup, à leur plus grande horreur, Shinji embrocha le roux au cours d’une fraction d’inattention, alors qu’il parait une attaque du blond. Ichigo reçut le coup de plein fouet : il fut projeté en arrière, le zanpakutō de son mari planté dans le ventre.
Au même moment, Shinji s’immobilisa, et sa carapace blanche de hollow tomba quelques secondes plus tard. Tous les vizards se levèrent, saisis, et une grande confusion éclata. Hatch brisa le kekaï, et Risa et Rose se précipitèrent vers Ichigo avec Hatch, tandis que Kensei et les autres couraient vers Shinji. Celui-ci se redressa difficilement et observa les mines bouleversées autour de lui, sans comprendre l’agitation.
Pourquoi un tel brouhaha…?
— Ça va, Shinji ? demanda Kensei.
— Oui… Alors, j’ai réussi ? demanda le blond, épuisé.
— Oui… mais… C’est lui qui ne va pas bien…
Kensei désigna quelque chose, et tous reculèrent pour laisser au blond la vue sur un spectacle auquel il ne s’attendait pas. Ses yeux s’écarquillèrent d’horreur. Il se précipita vers Ichigo, étendu au sol, respirant difficilement.
— Ichi… La voix d’Hirako était précipitée.
— Shinji… souffla le roux. Je suis… tellement content…
Un filet de sang coula de sa bouche. Shinji tomba à côté de lui, le regard accroché à son zanpakutō fiché dans le ventre du vizard.
— Sombre imbécile… souffla Shinji.
— En…lève-le ! murmura Ichigo. Ça fait mal !
Shinji reprit difficilement sa respiration, se redressa et retira, aussi doucement que possible, l’arme du corps de son mari. Hatch en profita pour lui prodiguer les soins nécessaires. Ichigo s’évanouit lorsque le zanpakutō fut entièrement retiré.
— Pourquoi ? demanda Shinji. Je vous avais dit que je ne voulais pas qu’il se batte !
— Il ne nous a pas laissé le temps… et… on n’avait plus la force, Shinji, dit Risa d’une voix éteinte.
Les yeux rivés au sol, elle n’osait regarder ni l’ex-capitaine de la 5e division, ni le shinigami remplaçant gisant à terre.
— Bon, on se calme. Ichigo n’est pas mort ! déclara Kensei.
— Tu appelles ça comment ? demanda Shinji, narquois, mais la voix tremblante.
Finalement, il tomba à genoux et prit la main du jeune homme entre les siennes.
— Hatch… Dis-moi quelque chose de rassurant !
— Il s’en remettra ! répondit-il calmement.
Shinji le regarda de côté, les yeux mi-clos, et répliqua :
— C’est parce que je t’ai demandé d’être rassurant que tu me dis ça ?
— Non… Il s’en remettra. On va juste le remettre dans son corps. Je pense qu’il l’a laissé chez toi. Il lui faudra un ou deux jours de repos, mais il s’en remettra. Il est passé par plus dur… souviens-toi.
— Oui, mais c’était Aizen qui l’avait embroché ! Là, c’est moi ! hurla Shinji.
Il posa une main sur sa poitrine et foudroya le nécromancien du regard.
— T’as failli devenir veuf sur cette affaire-là ! déclara Risa. Et ce n’était pas nous, les responsables, pour une fois !
— Ferme-la, si c’est pour dire des conneries pareilles, maugréa le blond.
L’émotion était trop forte. Il n’arrivait toujours pas à croire ce qu’il voyait. Sans Hatch, Ichigo serait mort, il en était certain. Finalement, Hatch souleva le corps d’Ichigo et le plaça doucement dans les bras de Shinji. Celui-ci fronça les sourcils et demanda :
— C’est une idée, ou il a encore grandi ?
— Je crois qu’il a fini sa croissance, ton gamin !
— Fous-toi de moi, toi ! lança Shinji en foudroyant Risa du regard.
Le blond se sentait faible, mais il ne laisserait personne porter sa moitié pour quitter les lieux. Il utilisa le shunpō et laissa ses acolytes dans la caverne. Il traversa la ville et rentra enfin dans son appartement. La nuit était tombée quand il franchit le cadre de la fenêtre. Une chance, soupira-t-il.
Il remit l’âme d’Ichigo dans son corps, allongé, puis s’étendit à côté de lui. Il tira la couverture, enleva ses chaussures et celles d’Ichigo, et les couvrit tous les deux. Il sombra dans le sommeil le plus profond qu’il eût connu jusque-là. La chaleur du corps contre le sien l’aida, enfin, à s’abandonner.
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Les deux hommes restèrent endormis deux jours d’affilée. Les vizards venaient leur rendre visite à tour de rôle… mais, comme ils se reposaient et ne semblaient avoir besoin de rien, ils les laissèrent dormir.
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Ichigo se réveilla difficilement. La douleur le poussa à porter la main à son abdomen, puis il leva lentement les yeux et croisa le regard de son mari.
— Shinji…
La voix d’Ichigo était douce, surprise.
— Tu as l’air de voir un revenant ! rétorqua Hirako, légèrement moqueur, mais tout de même inquiet.
L’orangé ne répondit pas. Le visage grave, le regard bouleversé, il leva lentement la main, la posa sur la joue lisse de son mari et caressa sa peau du pouce.
Shinji attrapa son poignet et retourna doucement sa main. Il déposa un tendre baiser à l’intérieur de son poignet. Ses lèvres glissèrent vers ses doigts, qu’il embrassa légèrement…
— Je suis désolé, Ichi. Je… je t’ai embr…
Ichigo posa la main que Hirako tenait sur la bouche du blond.
— Shinji, je m’en fous. Tu es là… avec moi. Si tu savais comme j’ai attendu cet instant.
Ichigo ne put continuer. Il sentit les larmes lui piquer les yeux, et l’une d’elles finit par rouler sur sa joue. Shinji fronça les sourcils et la cueillit avant qu’elle ne s’écrase sur l’oreiller. Il la porta à sa bouche, puis se pencha sur le jeune homme, étendu, incapable de se lever.
— Ichi, je ne veux plus que tu pleures pour moi. Je veux te voir sourire… Tu ne souffriras plus à cause de moi.
— Reste avec moi ! supplia Ichigo.
Shinji se plaqua contre lui et effleura doucement ses lèvres des siennes. Ichigo frissonna.
— Je veux juste ta présence auprès de moi, maintenant. Rien d’autre… Pas de regrets, pas d’excuses… rien d’autre que de te sentir près de moi. J’ai eu si froid ces deux derniers mois… Réchauffe-moi.
— Tout ce que tu veux, Ichi… chuchota Shinji au creux de son oreille.
Shinji enveloppa de ses bras le grand corps immobile et le caressa doucement au travers des vêtements. Ichigo soupira d’aise et finit par enfouir sa tête dans le creux de la nuque du blond, qui se pencha un peu plus pour profiter du souffle endormi de son amant.
Il ferma les yeux et se laissa bercer. Il resserra l’étreinte autour des couvertures, glissa une jambe entre celles d’Ichigo. Un bras s’enroula paresseusement autour de sa taille, et il s’effondra à demi sur le corps plus grand. Shinji songea qu’il avait trouvé son paradis sur Terre.

Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)