Sous le masque 25

Ichigo, comme promis, rentra directement à son appartement. Il frissonna, d’une part parce qu’il faisait vraiment frisquet, mais aussi parce qu’il appréhendait ce que son mari disjoncté allait encore lui concocter comme idée surréaliste. Il avait appris à le connaître et pourtant… il avait réussi à laisser parler son instinct alors qu’avec le blond, cela pouvait s’avérer dangereux pour lui. Il haussa les épaules… de toute façon, il ne pouvait plus faire marche arrière.

Il croisa Colin, dans le hall, en train de nettoyer le rez-de-chaussée. Un livreur avait littéralement laissé une mare d’eau.

Ichigo arriva à sa porte et la trouva… fermée ! L’orangé fronça les sourcils. Shinji était sorti ? Pourquoi lui avait-il demandé de rentrer directement si lui n’était pas là ? Se vengeait-il de ces dernières semaines où Ichigo s’était consacré uniquement à ses cours ? Il sortit son trousseau de clefs, légèrement déçu.

Il entra dans l’appartement, très calme. Il posa son sac sur le canapé, se dirigea vers la cuisine et vit que la table était dressée pour deux. Il fronça les sourcils, retira sa veste et la posa sur un siège. Il crut entendre un léger bruit et sentit le reiatsu de Shinji. Il traversa de nouveau l’appartement, se dirigea vers la salle de bain et ouvrit la porte.

Il vit la tête de Shinji reposer sur le rebord de la baignoire. Il semblait endormi. Ichigo sourit. Le blond avait allumé des bougies partout et une odeur d’encens flottait dans l’air. L’orangé s’approcha lentement de l’homme immergé dans l’eau. Il s’assit sur le bord et fit glisser sa main sur le visage paisible du blond, en éprouvant les contours du bout des doigts. Son cœur se gonflait d’amour à mesure qu’il touchait Shinji.

Son pouce s’arrêta sur la lèvre inférieure, plus charnue, et brusquement Ichigo vit son doigt aspiré par la bouche gourmande du vizard. Il releva doucement les yeux et croisa le regard mi-clos du blond. Il sentit la langue de son amant caresser son doigt, le sucer, l’aspirer… Ichigo frissonna. Shinji relâcha son doigt prisonnier et murmura :

— Qu’est-ce que tu attends pour me rejoindre ?

Ichigo sourit doucement et se redressa. Il se déshabilla en silence sous l’œil attentif de son mari. Shinji ne lui disait rien, mais ses yeux parlaient pour lui. Ichigo ne se sentait ni pudique, ni intimidé par ce regard chargé de désir ; cela l’excitait plus qu’autre chose. Il se rendit compte qu’il attendait ce moment depuis leur retour d’Espagne.

Il se retrouva rapidement nu et enjamba la baignoire. À quatre pattes, il s’avança vers Shinji, qui ne bougea pas.

— Tu es de plus en plus beau, Ichigo… chuchota Shinji.

Ichigo glissa en avant et s’appropria la bouche du blond, qui répondit au baiser lent et sensuel de son amant. L’orangé joua avec le piercing de son mari et le taquina, refusant de répondre pour mieux reprendre sa langue et l’enrouler autour de la sienne. Il souleva le corps du plus vieux contre lui et, lentement, fit basculer leurs corps en position assise.

Il quitta les lèvres douces du blond, le fit s’asseoir sur ses genoux et s’attaqua à sa nuque mince. Ichigo glissa ses doigts dans les longueurs blondes qui encadraient désormais le cou de son mari. Ses lèvres empruntèrent un chemin connu d’elles seules ; Shinji soupirait contre lui et basculait la nuque pour mieux savourer les baisers d’Ichigo.

Les bras de Shinji s’accrochaient aux épaules, devenues plus larges, du roux. Entre ses paupières mi-closes, l’ex-capitaine détailla l’homme devant lui : il ressemblait de moins en moins à un gamin. Cela le troublait, l’excitait… Il n’avait rien d’innocent, la première fois où ils avaient fait l’amour, mais ces caresses devenaient de plus en plus précises au fil du temps.

Ichigo le plaqua contre lui et Shinji apprécia les muscles toniques et la chaleur que dégageait Ichigo. Au début, cette chaleur était un handicap ; maintenant, s’il n’était pas près de lui pour dormir, il avait froid. La gorge de Shinji se noua… Il glissa ses doigts dans les mèches courtes orangées devant lui, inclina la tête d’Ichigo et s’empara de ses lèvres, emporté par l’urgence de ses sentiments. La plupart du temps, il parvenait à contenir ces vagues d’amour pour ce grand crétin devenu indispensable.

Il frissonna lorsqu’il sentit les mains d’Ichigo caresser ses reins et parcourir son dos avec douceur et fermeté, l’une d’elles s’enfouissant dans ses longues mèches. Ichigo tira légèrement ses cheveux en arrière ; la tête de Shinji bascula doucement. Le roux en profita pour parcourir sa peau et descendre inexorablement vers son buste. Shinji frissonna quand Ichigo remonta un peu les genoux pour cueillir plus facilement un téton entre ses dents. Il se crispa en sentant sa langue le lécher avec tant d’insistance, ses dents l’égratigner…

Ichigo fit glisser ses mains sous l’eau et l’une d’elles caressa la longueur tendue de Shinji, qui haleta sous ces caresses intimes. Ichigo en profita pour glisser son autre main sous le postérieur de son mari et y introduire un doigt, ce qui provoqua un raidissement à peine perceptible.

Shinji murmura :

— Cela faisait partie de tes rêves ?

— Entre autres… mais j’en ai d’autres, dont deux ou trois…

— Oh…

Shinji s’interrompit quand un deuxième doigt se glissa de nouveau en lui, tandis qu’il sentait le rythme de la main d’Ichigo accélérer. Il ne savait plus trop s’il éprouvait du plaisir ou de la gêne.

— Ichi… passe à la vitesse supérieure ! souffla Shinji. Ça fait trop longtemps qu’on ne l’a pas fait !

— Je t’avoue que moi aussi, je suis impatient… La voix du roux était lourde de désir, plus grave.

Ichigo finit de préparer Hirako, qui se mit à gémir et à se tordre de plaisir sous ses caresses insistantes : ses doigts experts avaient trouvé la prostate. Le roux le souleva brutalement par les hanches. Il croisa les yeux noisette, surpris sur le coup, puis les vit hocher la tête en signe d’approbation.

Ichigo fit glisser le corps mince d’Hirako contre lui ; ce dernier plia les genoux pour encercler la taille de l’orangé. Ichigo prit sa verge et l’introduisit lentement dans le corps du blond, qui se crispait au fur et à mesure de la pénétration. Le souffle de Shinji se fit plus court. Ichigo sentit des perles de sueur couler sur son front. Il ferma les yeux et se mordit la lèvre inférieure.

Shinji enroula fermement ses bras autour des épaules d’Ichigo, qui rouvrit les yeux pour croiser ceux, noisette, où la douleur se mêlait au plaisir.

— Bouge, Ichi…

Ichigo ne se fit pas prier et souleva le corps de Shinji tout en bougeant les hanches. Il glissait un peu ; ce n’était pas aisé. Shinji s’était crispé sous les mouvements lents du jeune homme. Il se pressa contre le corps plus robuste d’Ichigo et accompagna le va-et-vient. Il gémit entre ses dents quand il sentit le sexe de l’orangé toucher sa prostate. Il ferma les yeux et resserra son étreinte.

Ichigo bougea alors plus vite, plus profondément. Le blond haletait et gémissait à l’oreille du roux… ce qui excitait encore davantage ce dernier, qui se mit à gémir à son tour peu de temps après.

Le fait que Shinji soit serré le rendait fou un peu plus à chaque mouvement. Ichigo sentit le corps du blond se raidir contre lui, sous les spasmes de son plaisir ; il prit alors la verge abandonnée de l’ex-capitaine et la pompa, lui arrachant un râle bientôt accompagné par Ichigo, qui resserra son étreinte autour de sa taille.

Ils haletaient tous les deux, à bout de souffle. Shinji posa son front contre la tempe d’Ichigo et ferma les yeux quelques secondes.

— Je… je crois que… qu’on ferait mieux de sortir… l’eau est froide ! fit d’une voix enrouée l’orangé.

— Attends une seconde, souffla Shinji.

Le blond se redressa lentement et déplia ses jambes, un peu meurtries. Enfin… surtout ses genoux : ils n’avaient pas bien résisté à la paroi de la baignoire.

Shinji était debout, bientôt rejoint par Ichigo qui, au vol, souleva le menton de son mari et l’embrassa longuement en le serrant contre lui.

— Tu m’as manqué… murmura Ichigo avec tendresse.

— Toi aussi…

— Shinji… ne me laisse plus m’éloigner trop souvent.

— Tu vas attraper froid, crétin ! Fais fonctionner la douche, tu es gelé, rétorqua Shinji, pragmatique.

Le blond vit l’air blessé du roux et soupira.

— Ichi…

Shinji caressa le visage d’Ichigo et attira le sien vers lui.

— On prend une douche et on se parle juste après que tu as enfilé quelque chose. Tu es encore vivant, toi !

— Tu as une façon de présenter les choses… marmonna Ichigo.

Ils se douchèrent rapidement, et Ichigo se rendit compte que sa peau était glacée. Il frissonnait sous la morsure de l’air ambiant ; pourtant, chauffé et accueillant, les bougies luisaient encore…

Ils sortirent vite et regagnèrent la chambre, où ils enfilèrent une tenue confortable. Ichigo s’arrêta soudain et prit un air très surpris.

— Le lit…

— Je l’ai monté aujourd’hui. Je pensais qu’on ferait l’amour ici, et pas dans la baignoire… à croire qu’on aime les petits espaces clos, ironisa le blond. On devrait essayer une cage la prochaine fois !

Ichigo éclata de rire. Shinji poussa le roux dans le lit et grimpa au-dessus de lui.

— Maintenant, on peut discuter toute la nuit… quoique non : demain, tu as un examen, dit doucement le blond. Tu sais ce qu’on va faire ? On mange, et après je te fais un massage pour te détendre et passer une bonne nuit.

— Hum… tu sais masser ?

Ichigo le regardait, suspicieux.

— Bien sûr… Demande à Kensei, Risa, Rose…

— Alors tu masses tout le monde sauf moi ? maugréa le roux.

— Raaaahhhh… ne me fais pas une crise de jalousie maintenant…

— J’ai faim !

Ichigo se redressa et attrapa les lèvres de Shinji, qui voulut protester, mais ne put en aucun cas répondre : le baiser d’Ichigo était trop exigeant.

— Tu exagères…

— C’est toi qui masses les autres et pas moi !

— Tu n’avais pas faim ?

— Le plat principal est sur mes genoux !

Hirako scruta les yeux ambrés. Non pas qu’il soit contre une partie de jambe en l’air, mais il savait que, demain, Ichigo se mordrait les doigts s’il ne le laissait pas se reposer. Il soupira et se redressa. Voyant l’air contrarié de son amant, il le tira à lui.

— Ichi, on va vraiment manger et après, je te fais un massage avec de l’huile… Tu m’en diras des nouvelles.

Shinji lui adressa un petit sourire pervers. Finalement, l’orangé se laissa traîner derrière le blond, en gardant bien en tête le massage et ce qui suivrait derrière…

Mais Ichigo, réfractaire à toute bonne conduite, avait assis Hirako sur ses genoux. Le blond commençait à sentir une tension aux cuisses, à force d’être à califourchon. Pourtant, il était incapable de résister à son mari, qui avait décidé que cette soirée serait très câline. En réalité, il était tout à fait pour… Mais pourquoi, mon Dieu, fallait-il toujours qu’Ichigo ait des envies au plus mauvais moment ? C’était encore lui qui allait trinquer s’il loupait quelque chose ! Et franchement, il n’avait pas envie de se fâcher une nouvelle fois avec son mari impulsif.

°OoO°

Shinji avait réussi à canaliser Ichigo, qui semblait avoir décidé de transformer la soirée en un moment très, très chaud. Il lui avait demandé de s’allonger sur le lit, sur le ventre. Il avait pris la précaution de le faire se mettre torse nu. De son côté, il avait sorti une huile parfumée, à la légère odeur de lavande et de camomille.

Shinji eut un petit sourire… Rira bien qui rira le dernier, songea-t-il. Il mit un morceau de jazz en bruit de fond pour détendre l’atmosphère et rendre le moment intime. Le blond s’assit à nouveau à califourchon sur Ichigo et leva les yeux au ciel, légèrement exaspéré. C’était sa soirée !

Il enduisit ses mains de cette matière liquide, douce et parfumée, puis commença à masser le haut du dos d’Ichigo. Shinji haussa un sourcil : les muscles du cou d’Ichigo étaient complètement noués. Il entreprit de masser consciencieusement ses épaules, puis sa nuque, sans oublier le moindre nœud. Il vit lentement l’orangé se détendre et soupirer d’aise.

Il comprenait mieux la fébrilité du jeune homme : il était stressé. À mesure qu’il descendait, il enduisait à nouveau ses mains d’huile. Le dos d’Ichigo était contracté ; les muscles devaient être douloureux. Shinji réussit à les dénouer et, au fil de ses soins, le dos redevenait souple sous la pulpe de ses doigts.

Lorsqu’il eut fini, il se pencha légèrement et vit que le jeune homme dormait profondément. Shinji eut un petit sourire. Il se releva doucement et mit le radio-réveil d’Ichigo en route pour le lendemain : il ne manquerait plus qu’il loupe l’heure.

Il se dirigea vers l’armoire et sortit un pyjama pour la nuit. Il ferma les volets et les lourds doubles rideaux. Il débarrassa la cuisine puis se crispa soudain au bord de l’évier. Il fronça les sourcils. Il n’en avait pas parlé à Ichigo… Il attendrait encore deux ou trois jours… mais il allait devoir le laisser, encore.

De gros problèmes s’étaient profilés à New York, et il ne pouvait pas ne pas y aller. Par contre… combien de temps ?

Si seulement il pouvait emmener Ichigo avec lui. Il détestait vraiment qu’il soit humain… Il détestait devoir dépendre de lui… Il détestait… être séparé de lui ! Et il se détestait encore plus de ressentir toutes ces émotions.

Il s’assit lourdement sur une chaise et se prit la tête dans une main. Partir devenait de plus en plus difficile… Il savait qu’Ichigo le vivait de plus en plus mal aussi. Et il y avait toujours cette histoire non réglée de Karakura.

Certes, Ichigo lui avait dit qu’il avait la bénédiction d’Isshin… mais Hirako n’était pas idiot. Il connaissait sa tête de mule de mari impulsif. Shinji tendit sa main gauche devant lui et scruta son alliance. Il ne regrettait absolument pas de s’être engagé avec lui. Malgré la rapidité de leur mariage, il y avait longuement réfléchi.

Il s’était rendu compte très vite que le roux était devenu tout ce à quoi il tenait dans sa vie. Hors de question de le laisser seul sans qu’il y ait entre eux un lien fort, comme une promesse qu’ils seraient toujours ensemble malgré les séparations.

Il ne s’était pas attendu, par contre, au genre de dispute qu’ils avaient eue quelques semaines plus tôt. Il demandait à Ichigo ce que lui-même n’aurait pas voulu qu’on lui impose. Shinji se mordit nerveusement les lèvres. Était-il en train de prendre la mauvaise direction ?

Ce qui le tracassait également, c’était une rumeur venue du Japon, à propos de certains vizards que Shinji classait d’inférieurs. Des espèces de « monstres » étaient apparues. Mais il n’avait pratiquement aucune information sur eux : leurs objectifs, leur nombre… rien. Juste des rumeurs.

D’après les renseignements qu’il avait pu obtenir de la Soul Society, eux-mêmes semblaient dans le flou total. Shinji ne pouvait s’empêcher d’avoir un mauvais pressentiment. Ou était-ce le fait qu’il refusait qu’Ichigo retourne au Japon ? Il ne savait plus… et ce foutu voyage aux États-Unis, loin de son mari, ne le rassurait pas.

Il se leva en décidant qu’il avait assez cogité pour ce soir et qu’il s’embrouillait tout seul dans ses propres pensées.

Il partit s’allonger dans le grand lit… Il tenta de calmer son esprit quand il se surprit à se dire que c’était finalement une mauvaise idée de laisser Ichigo tout seul dans un grand lit.

Il venait à peine de s’allonger qu’un bras le happa et le tira contre un grand corps brûlant. Shinji se tourna vers l’orangé, qui avait déjà glissé son visage dans son cou. Il posa la main dans les mèches indisciplinées qu’il sentait sous ses doigts, plus qu’il ne les voyait… Il crut entendre Ichigo ronronner sous ses caresses.

Il ferma les yeux… et s’endormit bien plus tard dans la nuit.

°OoO°

Le lendemain, quand il se leva, Ichigo avait déjà quitté l’appartement et lui avait laissé un message sur son oreiller :

« Merci Shinji

Je t’aime Ichi ! »

Shinji récupéra le message et se promit de le glisser plus tard dans son portefeuille. Pas qu’il soit fétichiste… mais il sentait qu’il en aurait besoin. Désormais, il sentait le compte à rebours : il allait devoir parler à Ichigo de ce nouveau départ.

°OoO°

Shinji regarda la porte d’embarquement. Puis, sentant une présence derrière lui, il se retourna et croisa les yeux ambrés.

_ Tu es sûr, Ichi ?

_ Certain !

_ Je ne sais pas quand je rentrerai. Alors, fais de ton mieux pour prendre soin de toi pendant mon absence.

_ Shinji… je ne suis plus un adolescent !

_ Presque…

_ Je ne pourrai pas rentrer, comme je le faisais, d’Espagne jusqu’ici…

—,Je le sais, souffla le roux.

— Fais des exercices de Kidō pendant mon absence… Mais n’en fais pas trop, pour ne pas t’épuiser, et fais de ton mieux pour tes études. Je ne pourrai pas te surveiller…

— Hirako Shinji, gronda Ichigo. Tu es…

Shinji le tira à lui et l’embrassa, en entendant le dernier appel pour son embarquement. Ils attiraient les regards, mais aucun des deux n’y faisait attention.

Quand Hirako lâcha son mari, il partit sans se retourner. Ichigo regarda la silhouette gracile de Shinji s’éloigner. Il était encore parti. Il ne pouvait pas lui demander de rester… lui-même n’était pas très disponible.

Mais ces déplacements devenaient pénibles. Il savait que, pour le blond, c’était aussi difficile que pour lui. Ichigo n’était pas bête : il savait qu’en plus d’être vizard, Shinji s’occupait de toutes les affaires « financières et immobilières » du groupe. Il savait qu’il gérait tout par internet, mais qu’il devait aussi se déplacer pour régler certaines choses lui-même.

Ils en avaient discuté avant son départ. Ichigo s’était montré impressionné par les activités de Shinji, mais le blond s’était moqué gentiment de lui et avait expliqué que tout cela ressemblait à son poste de capitaine de la 5e division… sauf que, désormais, les hollows étaient devenus les requins de la finance.

Il promit à Ichigo de l’initier à ce travail. Tout au moins, de lui permettre de gérer ses propres affaires sans jamais perdre d’argent, et surtout d’être capable de s’autofinancer dans ses projets, sans rien attendre de qui que ce soit. Ni de son père, ni de Shinji… ni de qui que ce soit.

Ichigo quitta l’aéroport et regagna son domicile. Il se replongea dans ses livres… pour les abandonner rapidement. Il s’effondra sur le lit, mit son radio-réveil en route et ferma les rideaux. Il prit une petite pilule, car Hichigo recommençait à faire des siennes. Il fronça les sourcils… Il était rapide, cette fois-ci.

Il finit par s’endormir d’un sommeil de plomb. Il se promit de faire des efforts pour devenir plus fort et plus responsable… Shinji le couvait trop ; à force, il avait l’impression de devenir dépendant du blond comme d’une drogue. Il s’enroula dans les draps : la présence d’Hirako lui manquait.


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