Aizen Sôsuke épluchait le catalogue de l’agence d’escort-boys et faisait défiler les profils avec sa souris. Le terme le faisait sourire. Il avait bien envie de reprendre le petit roux qu’il avait payé la semaine précédente, mais il ne le retrouvait pas sur les fiches. Il allait téléphoner pour en avoir le cœur net quand il vit exactement le même visage ; sauf que le jeune homme s’était teint les cheveux en blanc. Il paraissait d’ailleurs beaucoup plus pâle que lui.
Ses yeux glissèrent sur le nom : Shirosaki. Un sourire flotta sur ses lèvres en songeant à son amant de la semaine dernière. Ils ne portaient pas le même nom… Était-ce vraiment lui ? Sôsuke haussa les épaules et prit son téléphone pour passer commande pour l’après-midi. Encore un doux moment exquis pour s’envoyer en l’air…
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Shiro baissa les yeux vers le carton que lui avait donné son employeur. Il devait retrouver son client dans une chambre d’un hôtel luxueux. Enfin… le client que lui souhaitait voir, en particulier.
Shiro remonta ses lunettes de soleil et traversa rapidement l’accueil. Il déclara d’une voix sereine, pour ne pas effrayer le personnel policé des lieux :
— Je dois m’rendre à la chambre 5.
— Ah…
L’homme parut gêné et déclara, embarrassé :
— Je vais appeler un groom pour vous emmener à cette chambre. Veuillez patienter un peu plus loin.
Shiro laissa échapper un petit ricanement et s’éloigna des lieux. Il ne voulait de toute façon pas attirer l’attention. Il s’appuya contre l’une des colonnes censées ressembler aux vénérables colonnes grecques de l’Antiquité. Le sol en marbre blanc cassé renvoyait son image de façon inversée.
Bientôt, Shiro vit du coin de l’œil le réceptionniste parler à un groom de taille moyenne. Ce dernier vint le rejoindre et s’inclina respectueusement.
— Si vous voulez bien vous donner la peine de me suivre…
Sans attendre, le groom s’éloigna, Shiro sur les talons. Le jeune homme enregistra tout dans sa tête.
Ils traversèrent un long couloir au rez-de-chaussée pour arriver dans des appartements privés. L’ambiance était différente par rapport à l’entrée presque impersonnelle, malgré le luxe qu’elle dégageait. L’employé le laissa devant une porte et s’éloigna rapidement.
Un fin sourire se forma sur les lèvres de Shiro, qui frappa à la porte. Il essaya d’imiter les manières de son frère. Après tout…
— Entrez !
La voix derrière la porte était douce et sensuelle. Une envie de confiture saisit Shiro, qui ouvrit la porte — mais à sa manière… plutôt brusquement. Il était curieux de rencontrer son mystérieux client et fut agréablement surpris en voyant un homme mûr, d’une beauté très sensuelle.
Shiro joua le jeu de celui qui ne savait pas quoi faire et semblait hésiter.
— Approche… souffla le plus vieux.
Shiro laissa son sac par terre et ferma la porte derrière lui. Il traversa l’espace et se plaça devant le quinquagénaire, qui le fixait avec gourmandise. Cela lui donna le sourire et créa la surprise chez son interlocuteur.
— Tu ne sembles pas effrayé ?
— Vous êtes plus beau que prévu…
— Oh… je te plais ?
— Ouais ! Vous êtes bandant… sauf vot’ respect…
Shiro eut un petit sourire torve en coin puis, voyant que son interlocuteur ne s’attendait pas du tout à ce genre de réflexion, il adoucit son discours :
— Je m’attendais à quelqu’un de petit et bedonnant…
— Oh… je ne pense pas l’être.
Les yeux de Shiro détaillaient la silhouette devant lui et, effectivement, il n’était pas à jeter. Grand, svelte et élégant… un visage aux traits réguliers à peine marqué par les rides. Son attitude bonne enfant et un charisme naturel qui devait bien renverser des cœurs… ou presque !
L’homme s’approcha du jeune homme et leurs corps se frôlèrent.
Shiro sentait le souffle d’Aizen sur sa joue. Il laissa son client lui retirer ses lunettes et leurs regards se rencontrèrent. La lueur que Shiro rencontra dans le regard chocolat avait dû faire flipper pas mal de gars. Mais lui n’était pas un gars comme les autres, et il allait le démontrer à ce sale pervers, devant lui.
Il se laissa embrasser et glissa même ses mains dans la veste devant lui. Sous ses doigts, Shiro sentait le battement de cœur régulier de son futur amant.
Shiro prit du plaisir à l’échange : il était sensuel et doux. Il était aux antipodes de ce qu’il avait imaginé. La douceur avec laquelle Aizen l’enlaçait le fit frissonner. Son trouble parut satisfaire le quinquagénaire, qui souffla à son oreille :
— Ne t’inquiète pas… nous allons passer de bons moments ensemble…
— J’en doute pas…
La voix de Shiro était enrouée. Il plissa les yeux et fit glisser ses mains sur les rebords de la veste pour la repousser. Aizen se laissa faire, amusé par l’attitude mi-réservée, mi-entreprenante du jeune homme.
— C’est ici qu’on va baiser ? demanda Shiro.
— Baiser ? reprit le plus vieux. Nous allons… dans la pièce à côté…
— On y va ?
— Nous avons toute l’après-midi…
— Je sais… mais…
— Tu es pressé ?
Shiro opina du chef et Sôsuke glissa sa main dans celle du jeune homme.
Ils entrèrent dans une chambre luxueuse et Shiro eut un petit sourire qu’il masqua rapidement. Le jeune homme sentit deux bras l’encercler à nouveau et une bouche chercher la sienne. Il enlaça la nuque de son futur amant et répondit avec passion au baiser, jouant avec son piercing à la langue pour émoustiller l’homme en face de lui.
Sôsuke voulut rompre le baiser pour reprendre de l’air, quelques minutes plus tard, mais Shiro ne voulait pas le laisser partir ! Il plaquait son corps contre celui d’Aizen et ondulait sensuellement contre lui, ses doigts glissant sous la chemise et caressant ce corps ferme et musclé.
Shiro rompit le baiser et laissa Sôsuke reprendre sa respiration.
Il ne lui laissa pas le temps de se reprendre : il s’attaqua à sa nuque et défit, avec une facilité déconcertante, les boutons, un à un.
Aizen avait été pris de vertige durant l’échange. Jamais un homme ne l’avait embrassé au point de lui couper le souffle, au point de l’étourdir par l’étreinte.
Et cette langue qui, maintenant, jouait avec ses mamelons, les faisant durcir… Il n’avait jamais eu d’amant aussi entreprenant, du moins pas un aussi jeune que semblait l’être Shirosaki.
Sôsuke voulut repousser Shiro, mais ce fut lui qui bascula sur le lit. En voyant le froncement de sourcils de son client, l’albinos chuchota, sensuellement :
— Laisse-moi te faire sentir bien… après, tu feras ce que tu veux de moi…
— Me faire sentir bien ? Aizen était moqueur.
— Tout au moins, laisse-moi essayer ? suggéra Shiro, qui le fixait droit dans les yeux.
Sôsuke, ne voyant pas où était le problème, finit par céder et se laissa faire. Shiro eut un petit sourire victorieux et se mit à couvrir le corps de baisers, tantôt tendres, tantôt plus agressifs, croquant la chair bronzée.
Aizen voulait protester, mais la main de Shiro caressait voluptueusement le pantalon à l’entrejambe ; le sexe se dressa au garde-à-vous. Shiro apprécia le matériel caché sous le tissu.
Bientôt, seuls les soupirs d’Aizen se faisaient entendre. Shiro défit la boucle de la ceinture et fit descendre le tissu ; au bout de quelques minutes, seul subsistait le boxer de l’homme. Le bout du sexe dépassait de l’élastique et Shiro eut un petit sourire pervers.
— Tu t’sens à l’étroit… Maître ? demanda Shiro, joueur.
— Enlève-le…
— Comme vous voulez, Majesté…
Shiro fit glisser sa langue sur le gland et joua avec, tandis que ses mains malaxaient doucement les fesses de l’homme. Il sentit Aizen se raidir et, pour le détendre, remonta ses mains pour caresser doucement les flancs.
C’est avec les dents qu’il fit descendre le sous-vêtement. Lorsqu’il remonta, il se saisit des hanches de son « Maître » et avala son sexe sans lui laisser le temps de respirer.
Shiro s’appliqua pour rendre fou de désir Aizen, qui, maintenant, s’accrochait à ses cheveux.
La langue de Shiro abandonna la verge gonflée pour glisser sur les testicules, puis descendre peu à peu entre les fesses de l’homme. Aizen voulut protester, mais Shiro caressa son sexe pour l’exciter davantage.
— Tu vas me faire venir, imbécile…
La voix de l’homme était enrouée par le plaisir. L’odeur dans la pièce se modifia, chargée de désir et de sexe.
Shiro défit son bouton de pantalon et fit glisser sa main sur son sexe pour le caresser dans un va-et-vient rapide, sa langue s’activant dans le même mouvement qu’il appliquait à sa verge.
Shiro ralentit le rythme et se redressa pour embrasser l’homme qui haletait, les yeux dilatés par le désir. Il fit en sorte que leurs sexes se rencontrent par effleurement, arrachant des gémissements à son amant.
Shiro trouvait l’instant chaud et délicieusement sensuel. Il profita de la bouche entrouverte de Sôsuke pour l’embrasser. Ce dernier enlaça sa taille et le plaqua contre son corps, frottant plus durement leurs virilités l’une contre l’autre.
Aizen voulut reprendre le dessus, et Shiro se laissa faire, alors que les doigts d’Aizen entrèrent en lui un peu trop sauvagement à son goût. Allait-il enfin montrer son vrai visage ?
Shiro enlaça de ses jambes la taille de Sôsuke et encercla de ses bras les larges épaules. Soudés l’un à l’autre, Aizen se laissa retomber sur le matelas, entraînant Shiro dans sa chute.
Ne perdant pas de temps, ce dernier embrassa à nouveau son amant, presque sauvagement, cherchant sa langue avec rudesse et ne lui laissant aucun répit. L’échange se transforma en bagarre, faisant couler un flot de salive de leurs bouches.
Une des mains de Shiro se déplaça et il attrapa les deux sexes ensemble. Aizen gémit et, bientôt, se laissa faire, vaincu par les initiatives de Shiro.
Jamais il n’avait eu d’échange aussi intense que celui-ci. Shiro le laminait de baisers ; il devait reprendre sans arrêt son souffle. Ses mains qui le parcouraient sans relâche, cette langue diabolique et experte qui le fouillait par toutes les cavités… Il avait l’impression d’être exsangue.
À chaque fois qu’il se sentait proche de l’orgasme, Shiro le faisait redescendre ; l’attente devenait insupportable. Il avait besoin de le pénétrer, de s’enfoncer en lui, de jouir…
Aizen haleta alors qu’un doigt pénétrait ses fesses. Cette fois-ci, Shiro allait trop loin et il voulut se défendre. À sa surprise, il sentit quelque chose de froid autour de ses poignets et, sans qu’il ne sache comment, il se retrouva attaché au lit.
— Ta Majesté… il est temps que tu endosses le rôle de monture !
— Qu’est-ce que tu racontes ? Enlève-moi ça tout de suite !
Sôsuke le foudroyait du regard et tentait de se libérer.
— Que nenni, monture ! Tu t’es enfilé mon frère, que j’matais depuis des années… et j’devais être son premier amant.
— De quoi est…
— Ma petite fraise toute sucrée… il est perturbé depuis qu’tu l’as touché !
— Ichigo ?
— Hai… J’vois qu’tu vois d’qui j’cause…
— Il était consentant…
— Mon œil ! L’agence ne devait l’envoyer que sur des rendez-vous d’escort, et il est tombé entre tes doigts, connard ! Alors j’vais prendre mon remboursement… pour les préjudices que j’subis ! J’m’suis pris une raclée par Ichi… encore une ! Comment t’as fait pour qu’il te tombe dans les bras sans qu’il réagisse ?
— Tu ne dois pas être doué… le nargua Aizen.
— Pas doué… Vu comment tu gémis comme une salope depuis tout à l’heure, ça m’étonnerait !
Et sans attendre plus, Shiro attrapa son sexe et le plaqua contre celui d’Aizen, frottant leurs glands ensemble et arrachant un halètement à Aizen.
— OuaiS… du genre comme ça !
Shiro caressa longuement leurs verges, lui-même perdant pied parfois dans la pratique.
Quand il vit Aizen perdre le contrôle à plusieurs reprises, il le lâchait et embrassait juste son corps. Il voulait savourer chaque instant, après tout : il lui avait enlevé le plaisir de dépuceler sa fraise.
Shiro introduisit un doigt dans l’anneau serré, et Sôsuke, malgré lui, gémissait, alors que, peu à peu, les doigts se succédaient en lui. Il devenait fou et tentait d’arracher les menottes aux barreaux. Mais il était impuissant.
Sôsuke retint sa respiration lorsque la verge de Shiro remplaça ses doigts.
— Détends-toi, monture… ou tu vas la sentir passer…
— La ferme !
— Ton masque de civilité craque, Majesté… se moqua Shiro, qui s’était enfoncé jusqu’à la garde.
Shiro se redressa et descendit du lit. Il retira son pantalon et son caleçon, qui lui entravaient les jambes. Il ramassa son sac et revint près du lit.
— Relâche-moi tout de suite, ou je te le ferai regretter ! grinça Aizen.
Shiro eut envie de rire, mais seul un petit sourire pervers déforma ses traits. Aizen le regardait, interrogateur, à présent.
— On va passer un bon petit moment ensemble.
Le jeune homme ouvrit d’un coup sec le zip du sac et sortit un bâillon, avec une balle rouge, et des harnais en cuir souple.
— J’ai pris le plus chic pour toi, esclave…
— Libère-moi tout de suite, ce petit jeu a assez duré…
Le regard chocolat était glacé et la lueur meurtrière avait dû en scier plus d’un. Cela ne fit que hausser les épaules de Shiro, dans un rire silencieux.
— Tu rigoles… on n’a même pas commencé !
Shiro eut un petit sourire et glissa ses bras autour du visage d’Aizen, qui se débattait et ne se montrait pas du tout coopératif.
Exaspéré, Shiro se pencha, retira un martinet-gode et, sans prévenir, donna une fessée à son esclave. Aizen se figea, stupéfait.
Shiro profita de la surprise : il enfila rapidement le bâillon, et Aizen bougea au moment où il finissait de lui harnacher la tête.
— Bien, monture… laisse-moi finir de te fixer à ce pieu… j’en ai pas pour long.
Shiro, tranquillement et prenant son temps, sortit des menottes pour les chevilles, alors qu’Aizen tentait de se libérer. Sôsuke tenta de se défendre, mais il reçut un coup de martinet pour son insubordination. Il vit l’éclat particulier dans le regard jaune de Shiro.
— Tu t’laisses pas faire… Un coup de martinet, et si tu persists… j’t’l’enfonce à sec dans ton cul… Ça s’rait con, surtout que j’ai pensé à prendre du lubrifiant… Tiens, en parlant de ça… Atta…
Le jeune homme attacha facilement Aizen, qui était tétanisé par ce qui lui arrivait, en quelque sorte. Shiro se pencha sur son sac et sortit une bombe, et ses yeux dérivèrent sur le sexe maintenant au repos du directeur de l’hôtel.
- Ah, c’est pas cool, ça… faut que j’recommence du début… Je vais sortir tout le matériel pour le mettre sur le lit… Qu’est-ce que j’ai… voyons voir… fit Shiro, pensif.
Montrant les objets aux yeux exorbités d’Aizen, Shiro brandit une bombe.
— Alors ça, c’est un préservatif en bombe. Ce qui est génial avec ce truc, c’est que tu bandes, mais… ça comprime ta queue, du coup. Et j’ai même pris un cockring : comme ça, j’suis sûr que tu vas pas débander. Voyons voir…
Shiro tira de son sac un nouvel objet qu’il montra à Aizen, qui pâlit en reconnaissant l’ustensile.
— J’ai trouvé ça assez marrant de prendre ce truc. Une roulette à picots… et j’ai pris le must en prenant celle en inox… j’suis sûr que tu vas apprécier… Atta, j’ai même pris ça…
Sortant victorieusement de son sac de petites chaînes, Aizen reconnut des pinces à tétons. Il ferma les yeux. Shiro émit un ricanement.
— Ah… t’as remarqué qu’j’ai pris que le meilleur du meilleur. D’ailleurs, j’vais t’les laisser à la fin, parce qu’Ichi va m’tuer si j’fais des jeux comme ça avec lui. Déjà, rien qu’un bisou, j’m’suis fait défoncer la tronche…
Shiro se gratta la tête, pensif.
— J’en étais où ? souffla l’albinos en regardant le corps allongé, qui tentait de sortir de ses liens. Ah oui ! J’voulais t’faire passer un moment agréable… j’chuis sûr qu’tu vas en red’mander…
Sôsuke adressa un regard noir à Shiro, qui lui répondit par un sourire pervers et moqueur.
— Mais le must du must, pour toi, Sôsuke-chou… c’est qu’tu vas rien voir…
La fin de la phrase avait été dite d’une voix caressante. Shiro sortit un masque noir, tenu par des sangles.
Le jeune homme termina de se déshabiller complètement et enjamba le corps à moitié nu d’Aizen. Il fit un clin d’œil à Sôsuke avant de lui passer, sous ses protestations étouffées, le masque noir.
— T’es trop « mignon », mon salaud !
— …
— Tu peux dire c’que tu veux… j’t’entends pas ! Et on est toi, moi… tous les deux… pour toute l’après-midi… c’est pas chouette ?
Shiro fit glisser son corps sensuellement sur celui d’Aizen et frotta son érection contre la verge flasque d’Aizen. Les mouvements de bassin sensuels, les gémissements suggestifs que Shiro ânonnait réveillèrent, malgré les protestations virulentes d’Aizen, son sexe.
— Tu vois, monture, ta bite sait apprécier les bonnes choses…
Le jeune homme glissa sur le corps entravé et sa bouche avala le sexe à moitié dressé. Le mouvement de gorge qu’il produisit sur la verge et le bruit de succion mouillé qu’il prenait délibérément soin de faire entendre…
Quand le sexe de l’homme menotté fut suffisamment dressé, Shiro attrapa la bombe et aspergea la verge tendue. Un film se forma tout autour et Shiro ricana.
- Maintenant, les bourses et ta queue…
De ses doigts fins, le jeune homme enfila les liens autour des parties génitales. Le corps d’Aizen se tendit et la respiration de l’homme se fit erratique.
— Eh… calme-toi, on est qu’au début ! Où j’en étais ? Ah oui…
Shiro caressa le sexe d’Aizen de longs va-et-vient. Bientôt, l’homme soupira sous les caresses expertes de Shiro.
— Qu’est-ce que j’disais… J’suis plutôt bon à c’genre de truc… Faut juste qu’persuade Ichi de m’laisser toucher la sienne.
Délaissant brutalement le sexe de l’homme, Shiro attrapa la petite roulette et la fit courir doucement sur ses doigts, puis ricana. Il jeta un bref regard en coin à sa victime et vit qu’il était tendu.
Pour rire, il se pencha et souffla doucement sur le pénis tendu et entravé. Aizen frissonna longuement.
— T’aimes ? J’vais montrer aut’chose…
Lentement, Shiro fit parcourir la petite roue à picots en métal froid sur la chair turgescente. L’homme s’arqua sous la douleur.
Shiro eut une autre idée. Il abandonna sa roulette et attrapa ses pinces à tétons. Il se pencha sur Aizen et lécha consciencieusement ses seins. Dressés comme il le désirait, Shiro attrapa la pince et enserra le téton.
Un gémissement se fit entendre, et Shiro eut un bref sourire.
Il était concentré sur ce qu’il faisait et ne laissait aucun repos à Aizen. À peine avait-il fini de serrer la dernière vis qu’il redescendit à nouveau sur la verge tendue et passa la petite roulette sur son sexe.
Aizen essaya de se soustraire à ces petits jeux et Shiro déclara, moqueur :
— Tu sais…
Il attrapa son martinet d’une main et caressa sensuellement le ventre musclé de sa victime.
— J’peux l’enfoncer direct…
Aizen cessa immédiatement de bouger, sous la menace.
— Tu l’auras quand même… mais j’ai du lubrifiant…
Shiro ne put s’en empêcher et pompa le sexe à nouveau. Il voulait que sa victime soit folle de désir, qu’elle crève sous la douleur de ne pouvoir éjaculer comme elle le souhaitait.
Il attrapa le gel et défit le bouchon. Shiro vit du coin de l’œil que l’homme allongé était aux aguets de chacun de ses mouvements, et cela l’excita.
Il mit du gel sur le manche de son martinet et sur son sexe. Il ferma les yeux et en profita pour se libérer de sa propre tension accumulée.
— Putain… qu’ça fait du bien…
Shiro se tourna vers Aizen et attrapa le manche, qu’il mit devant les fesses d’Aizen. Les doigts lubrifiés caressaient l’anneau serré et bien mis en évidence du fait des membres inférieurs entravés.
— Y’a pas à dire : t’as un beau p’tit cul !
Seul un ricanement se fit entendre derrière les gémissements étouffés d’Aizen.
- Mais ouaih… va pas m’faire croire qu’t’aimes pas ça, pervers…
Shiro se pencha et introduisit sa langue, caressant les fesses d’Aizen avec un soin particulier. Il humidifia la zone érogène avec un malin plaisir.
Bientôt, il remplaça sa langue par le manche du martinet et, lentement, l’introduisit dans l’anus, qui commençait à se dilater. Shiro joua avec l’objet entre ses doigts. Il observait avec attention les réactions du corps de son amant ligoté et le vit bientôt s’agiter de manière plus sensuelle.
Sans attendre, il se mit à faire de longs va-et-vient avec le manche et il vit sa victime se tordre, bientôt, de plaisir. Il sourit, satisfait du résultat.
Il était bougrement appétissant de cette manière. Peut-être qu’un jour il arriverait à le faire à Ichigo… Quoique, il le ferait d’une manière plus douce, plus sensuelle.
Enfin, l’obstacle de taille avec Ichi… c’était sa putain de pudibonderie.
Shiro attrapa le martinet et le fit voler dans la pièce. Il n’en pouvait plus, lui non plus. Il attrapa les hanches du directeur de l’hôtel et le pénétra lentement.
Shiro laissa échapper un halètement.
Aizen avait envie de vomir. Shiro avait été trop vite et, quand il bougea, ses mains s’accrochèrent aux barreaux.
Pourtant, au fil des va-et-vient que Shiro imprimait à son corps, ce dernier réagit encore positivement et, à sa grande honte, Aizen aurait voulu laisser échapper des petits cris de plaisir.
Sôsuke voulait que cela dure le plus longtemps possible, et il ne fut pas déçu : Shiro était très endurant.
Shiro se pencha en avant et retira le harnais d’Aizen et son masque. Il voulait voir le plaisir et la luxure dans son regard. Il voulait l’entendre geindre sous ses coups de boutoir.
Aizen ouvrit la bouche, et Shiro montra le martinet avec un sourire…
— Notre p’tit marché tient toujours… monture !
Le jeune homme se remit à bouger, n’y tenant plus. Et, à sa grande satisfaction, il vit Aizen se mordre la lèvre inférieure. Sa pupille était dilatée par le plaisir qu’il prenait.
Shiro s’arrêtait quand il se sentait venir. Il voulait abuser du corps soumis. Il avait de la patience à revendre…
D’ailleurs, il devait l’être, pour courtiser Ichigo et se prendre des mandales à longueur de temps.
Ce qui amena la question à Shiro une nouvelle fois, alors qu’il se retirait entièrement d’Aizen, restant juste sur le bord des fesses :
— Comment t’as fait pour avoir ma fraise ?
— Je l’ai séduit !
— Mon œil… j’y arrive pas !
— Viens ! hurla presque Sôsuke, à bout de nerfs.
— Tant que tu m’dis pas ce que tu lui as fait…
— Je l’ai drogué ! rétorqua Aizen, énervé, pressé d’en finir maintenant.
— Vraiment ? Ma pauvre fraise… pas étonnant qu’il soit devenu deux fois plus méchant avec moi. Et merde ! Bon, c’est pas tout ça… mais j’vais réparer tes conneries !
— Attends… qu’est-ce que tu fais ?
— J’m’barre…
— Quoi ?
— J’t’laisse te démerder, y’aura bien quelqu’un pour t’libérer… se moqua Shiro.
Ce dernier se branla rapidement et se déchargea sur sa victime avec un petit sourire pervers.
— J’t’souhaite bonne chance… monture !
Shiro quitta la chambre 5 quelques minutes plus tard en sifflotant. Les cris ne pouvaient pas s’entendre de là où se trouvait Aizen…
Shiro posa ses lunettes de soleil sur son nez et songea que, même s’il était un beau salaud, franchement, Aizen avait une belle queue.

Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)