La part du dragon : 1

Ichigo termina de se préparer. Non pas qu’il doive être particulièrement soigné pour aller travailler. Mais il n’aimait pas paraître négligent. Il traversa son appartement ridiculement petit. Il était composé en tout et pour tout d’une grande pièce qu’il avait divisée en plusieurs parties. Son petit coin cuisine près de la porte d’entrée.

En face se trouvait une mini-salle de bain composée d’une douche, d’un lavabo et des toilettes. Une fois qu’Ichigo sortait du couloir formé par la cuisine et sa salle de bain, on arrivait dans une pièce où l’on voyait un canapé surplombé d’un lit mezzanine. En face du canapé se trouvait une petite table basse, une télé et une console de jeu qui traînait juste devant.

La seule chose qui traînait d’ailleurs. Une immense baie vitrée qui prenait tout le mur donnant sur l’extérieur donnait une grande impression de luminosité. Sur le mur en vis-à-vis, Ichigo avait une armoire de rangement qui prenait toute la hauteur du mur.

Il avait peu d’affaires et se contentait de peu. De toute façon, avec son salaire… il ne pouvait pas demander le grand luxe. Il avait économisé pendant sa vie étudiante en faisant des petits boulots.

Actuellement, il travaillait comme vendeur dans une grande surface de vêtements. Il soupira. Il s’était attendu à trouver un job tout de suite en sortant de l’école mais… quand on n’a pas achevé son cycle complet universitaire, il ne fallait pas s’attendre à ce que toutes les portes s’ouvrent. Mais il persévérait.

Il mit la veste qu’il avait posée contre un mur et traversa son couloir-cuisine. Il jeta un rapide coup d’œil à sa montre : il était dans les temps. Il ferma sa porte et se dirigea vers l’ascenseur. Il regarda sans les voir les numéros défiler.

Il grimaça soudain… Il se rappelait fort bien comment il avait eu mal aux cuisses la semaine précédente lorsque l’ascenseur était tombé en panne. Onze étages à monter et à descendre. Une bénédiction que ce dernier ait été réparé rapidement.

Il traversa le hall d’entrée et se dirigea d’un pas alerte vers son lieu de travail. Il n’était pas loin, heureusement. Il prit la bouche de métro et monta dans le premier d’entre eux. Il descendit trois stations plus loin et remonta rapidement les escaliers pour se retrouver à l’air libre. Il marcha environ cinq bonnes minutes et se trouva sur son lieu de travail.

Même pas un quart d’heure pour y arriver. Il traversa le hall et se dirigea immédiatement vers les lieux réservés au personnel. Il se rendit à son vestiaire et posa son sac et sa veste. Il enfila la veste du magasin et vérifia son badge. Ichigo se dirigea ensuite vers son rayon… Il salua chaleureusement ses collègues. Ikkaku l’interpella au vol.

— Ichi, on a reçu la nouvelle collection de chemises. Viens me filer un coup de main pour les mettre en rayon.

— Ils sont encore dans la réserve ?

— Je vais les chercher et tu les mets en rayon. T’as plus de goût que moi. À chaque fois que je le fais, je me fais convoquer…

— On se demande pourquoi… marmonna Ichigo.

Son ami avait des idées bien arrêtées sur la façon dont les couleurs devaient se marier ! Ichigo le voyait plus dans le département punk que dans celui des costumes masculins. Enfin, la direction avait dit que malgré tout, il travaillait très bien. Ce qui était vrai ! Il ne rechignait jamais et il était devenu une sorte d’attraction dans le rayon avec Yumitchika. Une chance qu’il soit là, lui… pour relever le niveau !

Ichigo prit rapidement connaissance des modèles et retira certains modèles démodés pour les remplacer par les nouveautés en têtes de gondole. Yumitchika vint lui donner un coup de main. Ils s’affairèrent bientôt dans les anciennes collections. Ichigo finissait de mettre en rayon la dernière pile de chemises quand il entendit toussoter derrière lui. Surpris, il se retourna. Il leva les yeux et rencontra un regard chaud. C’était un homme franchement grand. Il dégageait une certaine bonhomie de sa physionomie. Il avait de longs cheveux retenus par un élastique, avec des fleurs. Ce qui fit hausser un sourcil à Ichigo. Mis à part ça, ce type respirait la distinction et l’élégance.

— Que puis-je faire pour vous ?

— C’est plutôt moi qui peux faire quelque chose pour vous, jeune homme… ou plutôt… Kurosaki-kun !

Il avait regardé son badge en prononçant ces paroles. Ichigo fronça les sourcils. Il en avait assez des pervers qui lui tournaient toujours autour.

— Je ne pense pas ! dit Ichigo sèchement.

— Ce n’est pas ce que vous croyez… rétorqua l’homme brun. Tout d’abord, je me présente. Je m’appelle Shunsui Kyouraku. Je suis le directeur d’un club très privé et sélect d’hôtes, le « Moonlight », dans le cœur de Tokyo. Et je vous ai repéré il y a quelques semaines. Mais je n’ai pas eu l’occasion de vous approcher.

— Vous voulez quoi, exactement ?

— Vous êtes du genre direct… Très bien, je le serai aussi. Je recherche de nouvelles têtes pour mon club et vous correspondez parfaitement au type d’hommes que je veux engager.

— Demandez à Yumitchika, il sera ravi !

Ichigo avait désigné son collègue. Kyouraku rit doucement…

— Non… Pas qu’il ne soit pas mignon… mais il n’est franchement pas le type d’hommes que je souhaite pour mon club. Vous correspondez plus à mes critères.

— Je m’en moque !

Ichigo voulut tourner les talons mais Kyouraku lui tint gentiment le bras. L’orangé se tourna, énervé, et vit une carte apparaître devant son nez.

— Prenez-la ! Il y a mes coordonnées. Vous savez, mon club ne demande pas à ses employés de coucher. C’est simplement faire passer une bonne soirée à notre clientèle par la conversation, soit au club, soit dans un restaurant, un concert, un opéra ou que sais-je… Tous nos clients sont sélectionnés. Il n’y a aucun dérapage.

— Ah oui ? fit Ichigo, narquois.

— Vous pouvez me croire. Je ne vais pas vous importuner plus longtemps. Je vais vous laisser travailler. Mais n’hésitez pas à me contacter… même si c’est dans un an. Sur ce… Kurosaki-kun, je vous souhaite une bonne journée.

Shunsui salua Ichigo et quitta tranquillement le rayon. Yumitchika vint le rejoindre.

— Il te voulait quoi, ce type ?

— Rien…

Ichigo ne voulait pas lui avouer pourquoi on le contactait. Il trouvait cela dégradant. Ils entendirent un grand bruit dans la réserve. Les deux hommes se précipitèrent dans la pièce et virent Ikkaku écrasé par des cartons. Ichigo rangea la carte inconsciemment dans sa poche de pantalon et se précipita pour aider son collègue à se sortir de l’enchevêtrement. Yumitchika était dans tous ses états. Ichigo se demanda s’ils n’étaient pas en couple. Il s’en foutait royalement qu’ils soient gays ou pas, ce n’était pas son problème. Mais c’était amusant de voir comment pouvait se comporter le brun coupé au carré avec le chauve.

°OoO°

Ichigo oublia bien vite la rencontre avec Kyouraku. Il buvait tranquillement un coke avec ses amis dans une cafétéria, faisant des plans de sortie avec certains d’entre eux.

— Pourquoi on n’organiserait pas une soirée de rencontre ?

proposa Keigo. Tous se tournèrent vers lui.

— Bah quoi ! On ne va pas rester célibataires quand même. On a tous vingt-quatre ans ou presque et on n’a personne, encore. Ma sœur, c’est comme ça qu’elle s’est trouvé un gars.

— Je n’en serai pas ! dit Ichigo.

— Lâcheur… Il nous faut au moins deux ou trois beaux mecs… Merde ! Tu ne peux pas faire l’effort !

— Ichigo n’arrive pas à rester avec qui que ce soit… c’est un ours, en fait ! déclara Ishida.

— On s’en fout, il fera décoration… Allez Ichigo… fais pas ton rat !

— Bon sang ! Il y aura Chad, Ishida, Mizuiro et tes potes de l’université… t’as vraiment pas besoin de moi !

— Ouais… mais t’as un truc et je voudrais bien savoir quoi ! Tu attires les filles et même les mecs comme une flamme. C’est peut-être tes cheveux !

— Baka ! J’ai rien du tout…

— Mais si, Ichigo… fit Mizuiro. Regarde le nombre de fois où tu te fais accoster.

— Boucle-la !

— Il se fait même suivre par des stalkers !

— C’est vrai ? demanda Keigo, envieux.

Le portable d’Ichigo sonna. Ce dernier fronça les sourcils et récupéra son portable dans sa poche. Il haussa les sourcils. C’étaient ses parents. Il se leva et décrocha. Ichigo se mit dans un coin tranquille pour discuter.

— Ichigo ?

— Papa…

— Ichigo, tu pourrais passer à la maison, s’il te plaît, dans la journée ?

— Euh… oui !

Ichigo était surpris. Son père avait la voix drôlement enrouée.

— Que se passe-t-il ?

— Je te le dirai tout à l’heure. Passe quand tu le peux.

— J’arrive !

— Je ne veux pas…

— Je ne faisais rien d’important. Je passe…

Ichigo regarda sa montre et déclara :

— Je serai là dans une heure environ.

— Très bien, on t’attend.

— Tu es sûr que ça va ?

— Oui… Prends ton temps quand même.

— À tout à l’heure…

Ichigo raccrocha et retourna vers son siège, puis récupéra sa veste.

— Une petite amie ? demanda Keigo, narquois.

— Non, mon père… Je dois partir. Apparemment, quelque chose de grave est arrivé !

— Oh… si tu as besoin d’aide ! proposa Chad.

— Faut que j’aille chez eux tout de suite.

— Je peux te conduire si tu veux ! proposa Chad. Tu iras plus vite qu’en prenant le train.

— Ça ne te dérange pas ?

— Si je propose…

— Très bien… Excusez-nous, les gars, on se revoit bientôt !

— ’Lut ! déclarèrent-ils tous en chœur.

Ichigo monta dans la petite Civic rouge de Chad. Il était nerveux. Que pouvait-il bien se passer dans sa famille ? Ils discutèrent à peine dans la voiture. De toute façon, ça ne dérangeait pas le Mexicain, qui ne parlait quasiment jamais, et le silence des autres ne l’incommodait pas non plus. Ichigo regardait le paysage défiler.

Quand ils arrivèrent à Karakura, l’orangé se sentit soulagé. Chad mania sa voiture facilement dans la ville de leur enfance et arrêta la voiture devant la clinique de son père. Ichigo le remercia vivement. Il descendit de voiture et traversa la route. Il n’eut pas besoin de sonner : sa mère ouvrit la porte.

— Tu es déjà là ?

— Quand j’ai entendu papa… je suis venu le plus rapidement possible. Chad m’a accompagné.

— Où est-il ?

— Il est parti…

— Oh… Entre, Ichigo, et je suis très contente de te voir.

— Moi aussi, maman.

Ichigo enlaca sa mère et entra dans la maison parentale. Il était surpris : son père ne l’attaqua pas comme habituellement. Qu’arrivait-il ? Il vit bientôt que ses deux sœurs étaient là également. Isshin se montra très surpris de voir Ichigo aussi vite.

— Je t’attendais plus tard.

— Chad m’a amené.

— Il est très gentil, ce garçon !

— Que se passe-t-il pour qu’il y ait un conseil de famille ?

— Assieds-toi ! proposa gentiment Isshin.

Toute la famille Kurosaki s’installa autour de la table. Masaki se releva, sortit des tasses et proposa un thé à chacun. Isshin prit la parole.

— Les enfants, ce n’est pas de gaieté de cœur que je vous ai appelés. Vous savez qu’un nouvel hôpital a ouvert à Karakura ?

Tous hochèrent la tête.

— Depuis son ouverture, la fréquentation de ma clinique chute… à tel point que je n’ai pratiquement plus de clients. Je n’arrive plus à payer les factures pour l’entretien de la clinique… Et votre maman est aussi gravement malade, comme vous le savez. Les soins coûtent relativement cher et je n’arrive plus à faire face, avec en plus les études de Yuzu et Karin. Enfin, tout ça pour vous dire que je n’ai plus un sou et que je vais devoir fermer la clinique !

— Quoi ? s’écrièrent les enfants Kurosaki.

— Oh… Ishida m’a proposé un poste de médecin dans son hôpital. Mais mes revenus ne seront pas suffisants pour payer les études de Yuzu et Karin. Donc, les filles… il va falloir que vous trouviez un petit job pour m’aider à financer vos études. Je ne pourrai pas faire plus que ce que je ferai à l’hôpital. Et c’est un poste de nuit, qui sera déjà mieux rétribué qu’un poste de jour.

Ichigo fronça les sourcils.

— Tu es vraiment obligé de quitter la clinique ?

Isshin se gratta la tête et avoua :

— Tout l’argent que j’avais mis de côté a fondu comme neige au soleil. Je n’ai plus un centime. Voire même, j’ai quelques dettes auprès de mes fournisseurs. Je préfère arrêter maintenant que de m’enfoncer plus avant. J’ai déjà fait le nécessaire pour ma cessation d’activité. Je commence la semaine prochaine chez Ishida.

— Impossible ! s’écria Karin. Tu ne peux pas faire ça !

— Calme-toi… lui répondit Yuzu. Si papa le fait, c’est certainement qu’il n’a pas d’autre choix !

— Exact ! murmura Ichigo.

Il observait son père avec insistance depuis plusieurs minutes. Ce dernier essayait d’éviter son regard. Cela devait être plus important que ce qu’il ne disait. Mais, par fierté, il n’en dirait pas plus… Ichigo se doutait que cela devait être un véritable déchirement de leur dire.

— On peut t’aider ?

— Je te remercie, mon fils, pour ta proposition et elle me va droit au cœur. Mais il est hors de question que tu me donnes un quelconque coup de main. Je tenais à vous annoncer la vente de la clinique de vive voix. Je ne pense pas que vous auriez compris… si je vendais sans vous en parler. Et je dois dire qu’il est dur pour moi de demander à mes filles de se trouver un petit job pour m’aider à les éduquer…

— Qu’est-ce que tu racontes ? demanda Karin. Attends ! On n’a plus cinq ans. On sait se prendre en charge aussi. Yuzu et moi, on va postuler pour faire des petits jobs, on ne va pas mourir.

— Je vais prendre aussi un autre job ! déclara Ichigo. Après tout, je suis à mi-temps et je m’en sors. Alors prendre un deuxième job et vous aider le temps que vous vous remettiez de ce coup dur…

— Non, Ichigo ! déclara son père.

— Disons qu’on peut faire ça comme un emprunt ? Après tout, si on ne peut pas compter sur la famille… sur qui pourrait-on compter ? Je vais trouver quelque chose… et ça va vous aider pour le traitement de maman. Je pense qu’elle doit se ronger les ongles à l’idée de vos problèmes financiers et de sa maladie. Accepte ! Qu’as-tu à perdre ? Je ne suis pas un usurier. Vous avez toujours été là pour nous, alors accepte que je sois là aussi si vous avez besoin d’aide.

Masaki s’était approchée de son fils et le prit dans ses bras.

— J’accepte avec grand plaisir. Ne nous donne pas tout le fruit de ton travail… Mais une petite aide ne sera pas du superflu, jusqu’à ce que tout rentre dans l’ordre pour nous. N’est-ce pas, Isshin ?

Le père d’Ichigo observa sa femme, son fils et ses deux filles, qui le regardaient avec espoir. Il avala sa fierté encore une fois et se maudit pour les investissements qu’il avait faits et qui s’avéraient aujourd’hui inutiles.

— Très bien… Mais temporairement !

— OK… Tous ensemble, on va y arriver… sourit Ichigo.

Bientôt, tous discutèrent allègrement. Mais Ichigo voyait que son père n’était pas si souriant que cela. Quand il partit dans le salon, Ichigo lui emboîta le pas.

— C’est plus grave que tu ne nous le dis… n’est-ce pas ?

Isshin sursauta et croisa les yeux ambrés de son fils.

— Tu n’as pas besoin de savoir !

— Même si cela pouvait aider maman à se sentir mieux ? Je ne suis pas stupide et je te connais. Dis-moi exactement où vous en êtes…

Isshin hésita et, de guerre lasse, avoua.

— Je dois plusieurs millions dans le remboursement de matériel médical. Ils sont prêts à saisir la maison et je t’avoue que je ne sais pas combien de temps je pourrai encore vivre comme ça.

Ichigo devint tout pâle.

— Il fait mal à ce point-là, ce nouvel hôpital ?

— Plusieurs petites cliniques comme la mienne sont obligées de fermer.

Un silence s’installa.

— Il n’y a plus qu’à se retrousser les manches ! déclara Ichigo.

— Ichigo. Merci pour ta proposition… Mais ne te ruine pas la santé pour nous. C’est avant tout un problème pour ta mère et moi.

— Oui… mais nous faisons partie de la même famille. Alors ne dis rien et accepte. Je ferai mon maximum pour vous aider… Et peut-être qu’un jour, ce sera vous qui aurez besoin de moi.

Isshin tapa dans l’épaule de son fils et ne dit plus rien. Il se détourna pour récupérer les documents qu’il était parti chercher. Ichigo retourna à table et discuta avec sa mère et ses sœurs. Son cerveau s’agitait… Que pouvait-il faire pour aider ?

°OoO°

L’orangé passa plusieurs jours la tête plongée dans les petites annonces. Malheureusement, il n’arrivait pas à trouver un travail digne de ce nom. Finalement, il tomba sur une annonce dans un club d’hôtes où l’on proposait un salaire qui lui semblait mirobolant.

Il regarda attentivement : c’était dans les quartiers chauds de Tokyo. Il fronça les sourcils… ce n’était pas le genre de truc… Soudain, il se souvint du type qui l’avait accosté. Comment s’appelait-il déjà ? Sa carte… Ichigo chercha dans ses papiers et ne la trouva pas. Au bout d’une heure, de guerre lasse, il abandonna. Il avait perdu la carte.

Il ouvrit le tiroir de la table basse pour sortir une télécommande. Il voulait se changer les idées et tomba sur la carte du club privé. Il tint le bout de carton entre ses doigts, puis se dit qu’il n’avait rien à perdre à se renseigner. Si on lui demandait des trucs trop… enfin… bref, il refuserait. Il sortit son portable et composa le numéro, le cœur battant.

— Le Moonlight, bonsoir…

La voix déconcerta Ichigo. C’était une voix masculine, très douce, très différente de celle du type qui l’avait accosté.

— Euh… excusez-moi de vous déranger. Hum… Un type du nom de Kyouraku m’a donné sa carte un jour en me disant de l’appeler si je voulais un travail… Alors, je… je…

— Vous souhaitiez le rencontrer ! fit la voix, qui le prenait en pitié.

— Voilà…

— Vous êtes ?

— Kurosaki Ichigo.

— Je vais prendre vos coordonnées. Shunsui a dû quitter la ville pendant une semaine. Il rentre normalement dans deux jours. Il vous contactera et vous prendrez rendez-vous avec lui.

— Vous êtes sûr qu’il m’appellera ?

— Oh que oui ! fit l’homme avec un petit rire. Si Shunsui vous a donné une carte avec son numéro privé, c’est qu’il tenait vraiment à ce que vous travailliez pour le Moonlight !

— Oh… C’est son numéro privé ?

Ichigo regarda la carte, pensivement.

— Exact. Donc attendez-vous à un appel de sa part dans le courant de la semaine.

— Très bien… Je suis joignable, de toute façon.

— Ce sera plutôt le soir… de toute façon.

— Je m’en doute. Je vous souhaite une bonne soirée.

— Moi de même, Kurosaki-kun. Je serai ravi de vous rencontrer. Je suis Ukitake Jyuushiro, si Shunsui demande qui vous a répondu.

— Je m’en souviendrai.

— Au revoir, Kurosaki-kun.

— Au revoir, Ukitake-san.

Ichigo resta perplexe en raccrochant. L’homme semblait tout à fait amical. Rien dans son ton ou sa manière de s’exprimer ne semblait indiquer que ce soit louche. Ichigo regarda l’autre annonce et, par curiosité, téléphona. Il raccrocha bien vite pourtant. La femme qui lui répondit était tout à fait vulgaire. Il en eut quelques sueurs. Dans quoi s’engageait-il ? De toute façon, il verrait sur place. Les dés étaient jetés !


Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)