Ichigo monta dans sa voiture… Il venait de quitter l’organisation et sa voiture l’emmena loin de la ville. Les paroles de Kensei ne cessaient de traverser son esprit. Mais quelle mouche avait piqué ce type ?
Ichigo était proprement furieux. Non seulement c’était un ordre de Chojiro, qui voulait définitivement que le semblant de relation qu’il pouvait y avoir entre Ichigo et Sosuke soit brisé, même si ce dernier concédait que l’albinos avait été incroyablement maladroit ! Comment pouvaient-ils aller aussi loin alors que rien n’existait entre lui et Aïzen ? Et s’il y avait réellement une relation entre eux… en quoi cela les concernait-il ?
Son véhicule se mit à rouler de plus en plus rapidement, la route défilait et son esprit se trouvait à des milliers de kilomètres. Ichigo n’en pouvait plus : après avoir encadré sa vie professionnelle, familiale, amicale — car il avait su, en passant, qu’Uryuu, Chad et Kiego faisaient partie de l’organisation également — ils voulaient aussi prendre le contrôle de sa vie sentimentale. Ils iraient jusqu’où pour le tenir ? Ce qu’il prenait au départ pour de l’affection était devenu comme un serpent qui s’immisçait dans sa vie.
Mais comment s’en sortir maintenant ? Son père avait retrouvé la motivation pour rouvrir sa clinique, sa mère était suivie par les meilleurs médecins. Et aussi bien ses parents que ses sœurs étaient sous la surveillance de l’organisation. Bref, Ichigo avait l’impression que tout était fait pour le museler à présent, afin qu’il ne puisse plus les quitter et admettre le destin qu’ils lui avaient choisi. Le roux fit brutalement demi-tour et se dirigea vers un quartier jeune de la banlieue de Tokyo. Si c’était comme ça…
Il abandonna sa voiture et se dirigea vers un cybercafé. Il s’installa dans un coin tranquille et y passa une bonne partie de ce qui lui restait de sa nuit. Il en profita pour envoyer un mail sous forme de lettre de démission au Moonlight.
Ichigo prit son portable et le jeta dans une poubelle après avoir vidé le répertoire. Il avait pris soin d’effacer ses traces sur le net. Maintenant, restait sa voiture… Mais avant… Il sortit du café et se dirigea vers une banque : il retira le maximum d’argent qu’il pouvait, vu sa carte… Ensuite, Ichigo se dirigea vers sa voiture et se mit à conduire dans une autre direction de la ville. Il abandonna sa voiture.
Il était l’aube, et il prit la direction d’un pas décidé vers un petit hôtel. Il fit un petit somme et prit soin de se réveiller vers 9 h pour finir ses derniers préparatifs. Après avoir déjeuné, il s’acheta des vêtements de jeunes adolescents, s’arrêta chez le coiffeur et se teignit les cheveux. Il passa s’acheter des lentilles colorées de différentes couleurs. Ichigo monta, après avoir pris un repas sur le pouce, dans un bus pour se diriger vers le centre de Tokyo…
°OoO°
Aïzen avait reçu une invitation pour le moins déroutante. Déjà, un peu plus tôt, il avait reçu un appel de Shunsui qui lui indiquait que Kurosaki Ichigo lui avait envoyé sa démission ; et maintenant, le sceau sur le carton lui indiquait qu’un des dirigeants du Nuage Blanc en personne voulait le voir ! Cela l’agaça profondément… Pourquoi maintenant ?
Sosuke avait demandé à ses hommes de retrouver le jeune homme. Il voulait avoir une explication avec lui, mais apparemment leurs recherches de la journée avaient été infructueuses. Ichigo s’était envolé, et ça, ça le tracassait beaucoup ! Alors qu’un de ces imbéciles de cette organisation, certes très dangereuse et rivale à la sienne, lui demandait un « rendez-vous » ? Il se passait quoi qu’il n’avait pas vu venir ?
Il soupira profondément et monta quand même dans la voiture qui l’emmenait dans un endroit public, et surtout qui permettrait aux deux ennemis de ne pas vouloir passer à des actes maladroits, comme s’entretuer, avant la fin de l’entretien.
Quand il arriva devant le restaurant, Aïzen eut un sourire narquois : « public », Sosuke aurait dit « sélectionné ». Dès son arrivée, on le dirigea vers une petite salle tranquille où, à la surprise du brun, il vit un groupe d’hommes dont il reconnut l’un d’eux.
L’albinos de la veille, assis sagement à côté d’un autre albinos — quoique celui-ci fût alourdi par la vieillesse — avait une distinction qu’il ne renierait pas. Ce dernier montra un siège en face de lui d’un geste gracieux de la main.
— Je vous en prie, Aïzen-sama, prenez place… Je me présente : Chojiro Sasabike. Je suis votre équivalent dans votre propre organisation — je parle de Tora, évidemment.
Sosuke plissa les yeux et eut un fin sourire sur les lèvres. La curiosité était plus forte que tout ; et que faisait ce Kensei ici ? Ses yeux ne pouvaient se détacher de lui.
— Je vois que vous connaissez un de mes hommes… Kensei ! Cet imbécile…
— Vous semblez plutôt en colère après lui !
— Disons que grâce à sa bourde, vous n’avez pas agi inconsidérément… fit doucement Chojiro en croisant les jambes.
— Que voulez-vous dire ? demanda Aïzen, surpris.
— Ne détiendriez-vous pas, par hasard… Ichigo Kurosaki ?
Sosuke souleva un sourcil et observa son interlocuteur, interloqué.
— Pourquoi vous intéressez-vous à ce gamin ?
— L’avez-vous ? insista Chojiro.
— Non… je le recherche également. Mais pourquoi une organisation comme la vôtre rechercherait-elle ce gamin ?
Chojiro posa ses yeux orangés sur Aïzen, et le visage de Kensei laissa passer une ombre. Les yeux d’Aïzen s’élargirent brutalement.
— Ne me dites pas que c’est l’un d’entre vous ?
La voix de Sosuke laissait passer une réelle tonalité d’incrédulité.
— J’espère que vous ne nous mentez pas. Si nous apprenions par inadvertance que cette information n’était pas exacte, vous le regretteriez…
— Ne m’accusez pas de tous vos maux ! Je n’ai rien fait à Ichigo… Comme je vous le disais, je le recherche également. Je voulais tirer une affaire au clair… mais apparemment, elle n’aboutit pas vraiment à ce que je pensais au départ.
— Vous parlez de la « relation » Kensei – Ichigo ? Non, elle n’existe pas. Kensei est juste le professeur d’Ichigo. Voyez-vous — et je pense que vous vous doutez de l’importance, dans nos rangs, de ce jeune homme, ne serait-ce que par ma présence — nous devons retrouver Kurosaki.
— Qui est-il exactement ?
— De toute façon, pour l’instant… soupira Chojiro. Ichigo est mon futur remplaçant. Vous comprendrez mieux pourquoi j’avais demandé à Kensei d’intervenir pour que vous cessiez de tourner autour de lui. Votre réputation n’est plus à faire, Aïzen. Si vous aviez découvert qui il était, vous auriez contribué à sa disparition ou l’auriez utilisé à des fins dont je ne veux pas parler… Malheureusement, Kensei a attiré par son comportement irréfléchi vos foudres et a précipité plus vite Ichigo dans un engrenage dont il ne sortirait pas indemne seul, surtout face à vous. Il est certes très fort, mais inexpérimenté en bien des façons, et il est hors de question pour moi d’abandonner celui que je considère comme un fils dans les mains d’un homme tel que vous !
— Vous n’êtes pas aussi irréprochable que cela… Votre organisation, même si elle agit sous couvert d’un gouvernement, utilise les mêmes méthodes que nous. Nous sommes à égalité ! Donc… vous avez perdu « votre fils »… Et vous pensez que je le détiens ? Non… je ne savais pas qui il était jusqu’ici, et même sans cela, je n’aurais pas cherché à me mettre l’organisation du Nuage Blanc sur le dos avec les problèmes que j’ai à régler de mon côté. Pourquoi ce « fils » cherche-t-il à s’éloigner de vous ? Il est plutôt malléable… non ?
— Malléable, Ichigo ? fit Chojiro, moqueur.
Un sourire s’inscrivit sur les lèvres du vieil homme.
— S’il y a une chose dont on ne peut qualifier Ichigo Kurosaki, c’est bien le mot « malléable ». Il est aussi instable qu’un bâton de nitroglycérine. Nous ne connaissons aucune de ses réactions et… il est plus dangereux qu’il ne le laisse montrer.
— Donc, vous le recherchez avant qu’il ne fasse trop de « bêtises » ?
— Exactement… Je n’ai pas eu le temps de le former à certaines règles, et si nous le laissons trop longtemps dans la nature, j’ai bien peur qu’un certain Byakuya Kuchiki ne se serve de lui, ou un autre énergumène du genre Ichimaru. Ichigo agit avec son cœur et non avec sa raison. Et puis… Chojiro trembla un peu, je lui ai permis de vivre une vie « normale ».
— Vous l’aviez envoyé pour me surveiller ? demanda Aïzen, inquisiteur.
— Certainement pas ! Je faisais tout pour qu’il s’éloigne de vous, ou, s’il ne le pouvait pas, qu’il reste le plus distant possible. Croyez-vous que je vous enverrais Ichigo pour faire ce genre de besogne ?
— Je ne connais pas vos méthodes !
— Écoutez ! Nous n’avons aucunement envie de nous battre avec vous, ou de chercher à faire quoi que ce soit à votre organisation. Nous vous demandons juste de ne pas toucher à Ichigo, puisque vous ne le détenez pas !
— Je ne vois pas où est mon intérêt… après tout… c’est mon ennemi !
— Êtes-vous prêt à entrer en guerre ?
— Est-ce une menace ?
— C’en est une, si vous touchez un seul de ses cheveux.
Chojiro était parfaitement calme tout en s’expliquant. Il regarda son interlocuteur qui affichait cet air mi-ennuyé, mi-amusé, qui lui tapait un peu sur les nerfs intérieurement.
— Je vous demanderai de ne pas intervenir ici. Je ne pense pas que vous accepteriez que nos organisations s’entre-tuent pour un résultat catastrophique qui ne profiterait ni à l’une, ni à l’autre !
— C’est exact… Comme je vous l’ai dit, j’ai moi-même mes problèmes à régler. Le fait de découvrir qu’Ichigo est un membre de votre organisation me pousse à prendre une certaine distance. Dommage que cette occasion, je dois le dire, ne se soit pas présentée à un autre moment !
— Pardon ?
— Croyez-vous que j’aurais laissé une occasion aussi belle ? Soyons francs ! C’est du « pain bénit », ce qui vous arrive — enfin, surtout pour moi. Mais aucune autre organisation que la mienne ne peut rivaliser avec vous. Oui, c’est vraiment dommage… si j’avais su un peu plus tôt…
Aïzen se leva et lança à Chojiro :
— Sasabike-sama, je ne vois plus l’intérêt, pour moi, de faire durer l’entretien plus longtemps. Et je ne vous souhaiterai pas bonne chance non plus… Après tout, chacun voit midi à sa porte. Bonne soirée et… maîtrisez mieux vos subordonnés !
Les yeux fauves se dirigèrent vers l’albinos qui fronça les sourcils et rongea visiblement son frein pour lui envoyer une droite à la figure. Aïzen quitta la pièce et aucun membre de l’organisation du Nuage Blanc ne bougea, au soulagement de ce dernier.
Franchement, il n’aurait pas fait le poids vu le nombre d’hommes présents. Il pensa alors qu’il avait bien fait d’être honnête avec Sasabike. Il ne savait pas pourquoi… mais s’il avait cherché à lui mentir d’une façon ou d’une autre, ils seraient tous morts. Et une chose était sûre : le vieux ne voulait pas en arriver là. Ce type devait faire partie de ce qu’on appelait un « sage », observant l’horizon plutôt que ses pieds.
Il monta dans sa voiture et laissa passer quelques minutes. Finalement, il appela son second et l’informa :
— Je veux que tous les hommes disponibles se mettent à la recherche de Kurosaki Ichigo…
Il donna ses instructions et raccrocha. Sosuke se rejeta sur son siège et inclina la tête pour regarder la lune par la fenêtre. Ainsi, le jeune homme était un membre du Nuage Blanc. Un sourire vint s’inscrire sur ses lèvres… Il n’avait jamais compris l’attirance qu’il avait pour le jeune homme. Après tout, il n’aimait que ce qui était dangereux et ce gamin semblait juste un agneau qu’on envoyait à l’abattoir ! Mais si c’était son rival direct… c’était une autre histoire.
Aïzen fronça les sourcils… Rival ? Il n’avait pas envie d’envisager le jeune homme comme tel. S’il le cherchait, c’était uniquement pour… quoi ? Que lui arrivait-il, à la fin, avec ce gosse ? Rien n’était normal avec lui, leur relation : il le rejetait, mais c’était plus fort que lui.
Il voulait le voir — et non le voir en liberté et livré à lui-même… Si d’autres que lui apprenaient qu’un tel joyau se trouvait dehors, sans défense, que lui feraient-ils ? Il était aussi inquiet que Sasabike sur le sujet, mais pas pour les mêmes raisons.
°OoO°
Ichigo regardait son écran d’ordinateur et un sourire s’inscrivait sur son visage. Il se demanda pourquoi il n’avait pas songé à faire ce genre d’activité avant pour gagner sa vie. Enfin, c’était quelque chose d’illégal, et avant de retourner dans l’organisation, cela lui aurait fortement déplu ; il n’avait plus les scrupules qui le tenaient avant. Après tout, maintenant c’était une question de survie.
Depuis plus d’un mois qu’il avait fait disparaître ses traces de la surface du Japon, il avait réussi à se faire une véritable fortune. Il avait changé d’identité : maintenant, il se faisait appeler Kaïen Shiba et vivait dans le quartier d’Ueno.
Au moins ici, pour le repérer dans la foule, ce ne serait pas forcément évident pour l’organisation, pour Kuchiki, puisque c’était en dehors de son secteur, et pour Aïzen. La seule chose qui le chagrinait, c’est qu’il ne pouvait pas prendre contact avec ses parents.
Grâce à l’informatique, il avait réussi à pirater l’ordinateur de son père et avait réussi à avoir des nouvelles sans que ce dernier ne se doute de sa présence. En être arrivé à espionner sa propre famille de cette manière…
Ichigo avait eu le temps de faire un inventaire de ce qui lui était arrivé ces derniers mois. Pourquoi tout avait-il dérapé, d’abord ? À cause d’Ichimaru ? Il fronça les sourcils en pensant à ce nom… Si lui aussi venait à savoir qu’il était, pour l’instant, en dehors de l’organisation, il voudrait lui mettre la main dessus, et pas forcément pour faire des galipettes ! Il se leva et, après s’être étiré, ferma son ordinateur.
Il attrapa sa veste et se lança à l’assaut des rues pour se changer les idées. Il se dirigea vers le parc Ueno Kōen. Le fait de marcher, même par le froid de canard qui sévissait à l’heure actuelle… Il croisa quelques étudiants d’arts et sortit une cigarette. Le fait de faire quelque chose sans avoir la menace d’avoir un shuriken dans les fesses était particulièrement intéressant ! Il éprouvait le même délice avec les parts de pizza… quoique, il le faisait rarement.
Ichigo s’astreignait à un entraînement sportif exigeant chaque jour. Il savait que si, par malheur, on apprenait un jour ce qu’il était réellement — surtout dans certains milieux — il passerait vraiment un très mauvais quart d’heure. Maintenant, qu’il le veuille ou non, le tatouage dans son dos était un fardeau dont il ne pouvait se débarrasser…
Le jeune homme se dirigea finalement, après un long tour à pied, faire ses courses au marché dans sa rue. Ce fut rapide, et les produits étaient vraiment d’excellentes qualités et abordables. Les commerçants le connaissaient bien maintenant, et ils discutaient souvent avec lui. Sa vie était devenue « ordinaire ». Plus de soirées, de costumes chics, plus de beuveries à la bière ou autre. Il adorait ! Ce qu’il espérait, c’était pouvoir passer inaperçu encore longtemps. De toute façon, ses hackages avaient lieu en dehors du Japon.
Il s’était fait quelques copains et le soir, il allait d’ailleurs les rejoindre pour passer une soirée karaoké ; et certains emmèneraient quelques filles. Ichigo avait toujours autant de succès avec les cheveux noirs et ses yeux bleu foncé. Pourtant, à cause de son dos, il faisait en sorte de quitter ses conquêtes avant le lever du jour, et cela ne se passait jamais chez lui mais dans un love hôtel.
°OoO°
Ichigo observait les informations sur les recherches effectuées sur lui par les différentes organisations. Toutes les recherches menaient à son quartier… ils commençaient à retrouver sa trace au bout de trois mois ! Il décida de lever le camp… Il fit ses bagages calmement : il n’y avait pas le feu, après tout. Il avait déjà transféré une partie de ses affaires dans son nouveau quartier de Shibuya, ce qui ne lui plaisait pas particulièrement… mais là-bas, la foule était encore plus dense qu’à Ueno. Le problème, c’est que c’en était trop ! Il décida de laisser une petite blague à celui qui le découvrirait en premier ! Cela le motiva pour sa soirée.
Quelques jours plus tard, Aïzen Sôsuke entra dans l’appartement à peine meublé. Il se tourna dans tous les sens : le local avait encore été habité il y a peu, c’était certain. La preuve : la vaisselle, fraîchement lavée, sur l’égouttoir, attendait sagement que l’heureux propriétaire vienne la ranger. Aïzen traversa le couloir et se trouva dans la chambre, dans laquelle seuls un lit et un ordinateur se trouvaient. Il s’approcha pour regarder l’écran, où il voyait une tête d’Ichigo circuler sur le fond noir. Il cliqua pour voir ce qu’il y avait à l’intérieur et constata avec surprise que plusieurs logos, dont le sien, étaient présents. Un message indiquait…
— Celui qui arrivera le premier cliquera sur son symbole pour lire le message personnel que je lui adresse !
Aïzen eut un sourire. Il tira la chaise et s’assit devant l’écran, puis cliqua sur le sien… Ce gosse était vraiment intéressant.
Il vit alors une animation avec un tigre et un dragon, et la voix d’Ichigo retentit dans la pièce, moqueuse…
— Yo, Sosuke ! Heureux de voir que tu sois arrivé le premier dans mon repaire ! Je vois que tu n’as pas perdu l’idée tordue de t’approprier ma « virginité » ou es-tu passé à un autre stade d’attente ? Me tuer ? Je suppose que tu sais qui je suis ! J’ai su que tu avais rencontré mon « père » au cours d’une rare rencontre entre les deux organisations ! Tu as été choqué ? J’avoue que c’est une question qui m’a effleuré… Et non, je ne me laisserai pas capturer. Après tout, tu peux abandonner : rien ne te force à me chercher comme tu le fais !
Au passage, pour ton information… regarde les comptes du dénommé Okora Yamako, tu vas être surpris, je pense. Voilà, à bientôt peut-être… Ah si : je voulais te dire que nos soirées lectures me manquent un peu !
Le message fut coupé et un Pac-Man mangea les deux animaux mythiques qui se battaient dans le fond d’écran !
— Patron, un virus… laissez-moi m’en char…
— Laisse ! J’ai obtenu ce que je voulais !
Aïzen demanda à ses hommes de fouiller l’appartement. Ils revinrent bientôt en lui indiquant que tout l’appartement était vide. Sôsuke eut un petit sourire et tourna la tête vers l’extérieur et là, il rencontra les yeux ambrés, moqueurs, qui l’observaient depuis quelques minutes.
Le jeune homme lui adressa un sourire et le salua de la main, ironique, puis se mêla à la foule pour en disparaître quelques secondes plus tard.
Aïzen éclata de rire et se dit que passer devant lui sans qu’il ne se rende compte de quoi que ce soit, c’était foutrement culotté ! Il admira le sang-froid du jeune homme. C’était maintenant devenu une chasse, et il adorait cela… surtout après le message d’Ichigo.
Il ordonna à ses hommes de sortir et, regardant les derniers restes que formaient le dragon et le tigre, le doigt d’Aïzen effleura l’écran où, quelques minutes plus tôt, le jeune homme avait affiché son visage, et murmura :
— À moi aussi, nos soirées lectures me manquent… Te tuer ? Tu es fou. Tu es trop intéressant, et maintenant je vais vraiment te chercher, puisque tu as décidé de transformer cela en jeu entre nous ! Et je te jure de te garder avec moi… Tant pis pour le Nuage Blanc !
Sôsuke quitta les lieux, suivi de ses hommes. Il se dirigea vers sa voiture. L’avoir aperçu et se rendre compte qu’il allait bien le soulagerait pour la journée. Il allait se détendre ce soir et passer au Moonlight.
BONUS :


Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)