La part du dragon 13

Ichigo regardait la large main qui tenait la sienne. Son cœur battait plus lourdement en cet instant. Jamais il n’avait imaginé que cet homme puisse être aussi chaleureux et prévenant. Le roux fut surpris de ne pas manger dans les appartements privés du yakuza.

— Nous ne mangeons pas dans ton salon ?

Sosuke se retourna et l’observa entre ses paupières mi-closes. Un léger sourire étira ses lèvres et il s’arrêta au milieu du couloir.

— Je ne veux pas te donner pour seul horizon ma chambre à coucher !

— Ah oui ? ironisa le roux.

— Non… et j’ai bien l’intention de te faire profiter de la vie !

Ils entrèrent dans une grande pièce où la table s’étendait sur presque toute sa longueur. La pièce, malgré sa taille et le mobilier imposant, respirait la chaleur, et Ichigo vit que les couverts étaient dressés de part et d’autre de la table. Ichigo délaissa la main du brun, alla récupérer ses couverts et les déménagea près de ceux de Sosuke, qui le regarda faire avec un sourire.

— Si c’est pour manger à un kilomètre l’un de l’autre, je ne vois pas le bénéfice !

— Attends !

Sosuke prit ses couverts et fit reculer le roux d’une chaise. Il posa son assiette, son bol et ses baguettes à côté de ceux du jeune homme.

— Pas de distance entre nous !

Aïzen rencontra les yeux d’ambre où une certaine surprise se lisait. Les émotions qui submergeaient le yakuza, à ce moment-là, étaient tellement intenses et douces à la fois… Il avait l’impression de vivre pour la première fois… ou de renaître ! Comme si jamais rien n’avait existé dans sa vie auparavant.

Lorsqu’il avait vu Ichigo pour la première fois dans la cage d’ascenseur, la sensation qui l’avait étreint, la chaleur de ce regard, ce sourire… rien d’autre n’avait plus existé dans sa vie.

Il leva une main et fit glisser ses doigts dans les mèches noires et indisciplinées. Cette masse soyeuse teintée… Sosuke s’approcha du jeune homme, qui semblait lui aussi très ému. Comme si un dieu leur avait accordé un moment de grâce. Lorsque les mains du jeune homme remontèrent sur sa poitrine, son cœur battait plus lourdement.

La main d’Aïzen glissa lentement et avec douceur sur la chair chaude et si tendre de son amour fou. Ichigo pencha la tête vers elle et ferma les yeux à demi, tout en l’observant droit dans les yeux. Le pouce de l’homme remonta vers la bouche d’Ichigo, qui s’entrouvrit. La pulpe du doigt s’attarda sensuellement sur la partie charnue des lèvres.

Ichigo était hypnotisé par la flamme qu’il avait vu s’allumer dans le regard de Sosuke. Il se transformait en phalène, ne pouvant s’empêcher d’approcher du brasier, quitte à se brûler ou à en mourir… Il en avait oublié tout le reste. C’était beaucoup plus intense et profond que tout ce qu’ils avaient pu échanger jusqu’à présent. C’était comme une mise à nu de leurs âmes… ils ne pouvaient pas se mentir ni se cacher. Un trouble profond, un émoi plus pénétrant qui s’incrustait dans leurs os et qui faisait se dresser tous les poils de leurs corps. Un sentiment qui émouvait et faisait résonner leurs âmes… Ils étaient à l’unisson, vibrant sous une même émotion !

Aïzen pencha son visage vers celui d’Ichigo et caressa de son souffle celui du plus jeune, qui ferma les yeux un instant. Les deux mains de l’homme encadraient maintenant la mâchoire du jeune homme et, lorsque les lèvres du plus vieux frôlèrent celles d’Ichigo, insensiblement celles de l’orangé réagirent. Leurs yeux se rencontrèrent et aucune parole n’aurait pu exprimer ce qu’ils ressentirent à ce moment-là.

Leurs lèvres s’unirent dans un même mouvement. Les mains d’Ichigo s’accrochèrent au tissu sous elles en tirant l’homme à lui comme pour mieux éprouver sa présence, sentir son odeur, goûter à sa chaleur. Ichigo avait trouvé sa place même si cela engendrerait de nombreux problèmes. Il s’en moquait. Plus jamais il ne voudrait quitter l’espace de ses bras, qui l’enlaçaient à présent comme le havre de paix qu’il avait toujours recherché.

Sosuke tremblait presque en sentant contre lui le corps abandonné du roux. Sa bouche était tel un nectar qui étanchait sa soif d’amour. Toute sa vie, il avait couru après ce bien-être, cette félicité de vivre l’instant unique qui fait basculer toute une existence. De trouver l’être qui vous ferait vous sentir singulier, qui vous rendrait sans réserve vos sentiments, sans peur du ridicule ou par un quelconque calcul.

Ces lèvres si suaves qui répondaient aux siennes, cette douceur, cette langue qui épousait la sienne, comme si ces dernières étaient faites pour se rencontrer… Ce baiser valait toutes les étreintes, plus intense que toutes les nuits d’amour qu’ils avaient vécues. Il était plus éclatant que n’importe quelle lumière. Accrochés l’un à l’autre, plus rien n’avait d’importance, rien d’autre n’existait…

Lorsqu’ils se détachèrent, si proches, en harmonie l’un avec l’autre, leurs yeux soudés, brûlant d’une même fièvre, les mains de Sosuke glissèrent lentement dans le dos du jeune homme. Il finit par murmurer :

— Je t’ai aimé à l’instant où je t’ai vu… tu es devenu ce que j’ai de plus précieux. Je ne sais pas ce que nous réserve l’avenir et tu te doutes certainement d’où est-ce que je veux en venir… Je te protégerai toute ma vie, quoi qu’il arrive. Ce moment qui vient de se produire entre nous restera à jamais gravé au fond de mon cœur. Je t’aime, Ichigo…

La voix enveloppante de Sosuke faisait frissonner le roux. Comme s’il n’avait pas encore touché le fond de ses sentiments… comme si, dans ce vaste océan d’amour qui s’était offert à eux, il était encore possible d’éprouver plus de passion, d’ardeur ou de trouble.

Ichigo se rendit compte qu’il avait attendu Aïzen. Qu’il avait désiré être attrapé par lui plus que n’importe quoi… que ces mois passés à se chercher n’avaient fait qu’enraciner ce qui avait été semé en septembre, lorsqu’ils avaient joué au chat et à la souris. L’aboutissement de toute cette attente portait ses fruits en cet instant privilégié qui leur avait été accordé.

— Aïzen-sama ?

Surpris, les deux hommes se retournèrent vers le domestique, qui rougit violemment en voyant les deux hommes enlacés. Ichigo eut un peu de mal avec ce brusque retour à la réalité. Le brun en aurait hurlé de douleur, mais se maîtrisa pour se tourner vers son serviteur.

— Excusez-moi… Je ne…

— C’est prêt à être servi ? l’interrogea calmement Sosuke.

— Oui… Aïzen-sama !

Le yakuza hocha la tête et se tourna à nouveau vers son amant et murmura :

— On reprendra cette discussion plus tard !

Ichigo, qui avait la gorge encore nouée, ne sut que répliquer ; il prit place. Sosuke s’installa à côté de lui de telle sorte que son corps soit tourné vers le jeune homme. Le roux avait chaud sous l’ardeur de ce regard chocolat. Il finit par sourire légèrement et, lorsque les plats furent dressés devant eux, les deux hommes se servirent en attendant tout d’abord que les domestiques soient partis.

— Je t’en prie ! proposa Sosuke.

Ichigo prit quelques denrées et Sosuke soupira.

— Ce n’est pas avec ce que tu as mis dans ton assiette que tu vas te remplumer !

— J’ai mangé presque toute la journée… j’avoue que je n’ai plus très faim. Je ne suis pas non plus malnutri…

Sosuke lui jeta un regard narquois.

— On ne peut pas dire non plus que tu sois particulièrement en forme ces derniers temps. Laisse-moi m’occuper de toi ! finit-il dans un souffle.

Ichigo joua avec ses baguettes et fixait intensément son assiette comme s’il essayait de lire l’avenir à l’intérieur de celle-ci.

— Quelque chose te tracasse ?

— Sosuke… concernant les paroles que tu as eues tout à l’heure…

Aïzen fronça légèrement les sourcils et attendit patiemment que le jeune homme reprenne. Le roux se tourna vers le yakuza et reprit sombrement :

— Concernant notre avenir…

— Le Nuage Blanc ?

Le jeune homme hocha la tête et un voile troubla les yeux ambre.

— Ils ne me lâcheront pas… tu t’en doutes. Je… Ils viendront ici et chercheront à infiltrer ton organisation. J’ai besoin de matériel pour assurer ma propre sécurité.

— Tu ne me fais pas confiance ?

Le brun posa ses baguettes et observa intensément le visage fermé devant lui. Ichigo épia son amant, qui lui-même le scrutait. Son cœur battit un peu plus vite. Pourquoi cet homme le troublait-il à ce point-là ?

— Je te fais confiance, Sosuke, mais je connais cette organisation et je sais de quoi elle est capable. J’ai besoin de savoir ce qu’ils projettent pour moi et ce qu’ils ont l’intention de faire. J’ai besoin d’un ordinateur puissant.

— Le matériel, tu l’auras… ce n’est pas cela le problème, dans le fond. Quelque chose d’autre te tracasse.

— Sosuke… j’ai… besoin de savoir si tu vas m’utiliser ?

— T’utiliser ?

— Dans ton organisation ! Autant être franc avec toi. J’ai quitté le Nuage Blanc parce qu’ils auraient eu l’intention, tôt ou tard, de m’utiliser comme… assassin ! Qu’ils dirigeaient aussi ma vie sans que je puisse dire ou faire quoi que ce soit.

La voix du jeune homme était blanche en finissant sa phrase. Ichigo leva des yeux anxieux vers le brun.

— Tu es un yakuza, et si tu comptes m’utiliser pour ça, je ne pourrai pas. C’est au-dessus de mes forces. Et je ne veux pas que… que tu diriges ma vie comme ils ont voulu le faire…

En disant ces derniers mots, le roux serra ses baguettes entre ses doigts fins. Sa respiration se fit légèrement plus courte. Aïzen secoua la tête sans quitter des yeux le visage bouleversé tourné vers lui. Le brun sentit au fond de lui son cœur se serrer. Il y avait quelque temps encore, s’il avait appris qu’un membre du Nuage Blanc se retrouverait dans ses rangs, il l’aurait utilisé sans problème… mais Ichigo… Sans qu’il se rende compte de son geste, il attrapa le jeune homme dans ses bras et murmura de sa voix de velours au creux de son oreille :

— Jamais Tenkaishi

Le jeune homme, abasourdi, releva la tête et croisa les yeux chocolat. Ces derniers criaient leur sincérité. Ichigo en fut bouleversé.

— Et… tu as l’intention de planifier ma vie ?

— Je suis désolé, Ichi, mais avec l’organisation à tes trousses, il va nous falloir prendre un minimum de dispositions. Mais je te promets qu’un jour tu pourras faire ce qui te chante sans forcément me demander des comptes !

— Des paroles en l’air ? souffla le roux, interrogateur.

— Non… une promesse, Ichi.

Un sourire fleurit sur les lèvres du roux, qui repoussa Aïzen.

— Et si nous mangions ? Je meurs de faim…

— Je pensais que tu avais grignoté toute la journée, se moqua le brun.

— Disons que l’appétit me gagne de nouveau.

— Oh ? Voyez-vous cela…

Sosuke fit glisser la conversation vers des sujets moins épineux. Ils auraient tout le temps de voir plus tard ce qu’ils devraient faire pour cacher l’existence d’Ichi dans les murs de l’organisation Tora.

Le brun laissa le jeune homme seul, voulant régler quelques problèmes. Ichigo en profita pour sortir et se dégourdir les jambes. Ses pensées étaient tournées vers le Nuage Blanc.

Combien de temps avant qu’ils ne se manifestent dans sa vie ?

Ses pas le menèrent vers un petit jardin où un petit étang couvert de nénuphars reflétait l’éclat de la lune. Le roux s’installa sur un gros rocher et observa le liquide qui, tel un miroir, voyait s’inscrire ses plus sombres réflexions. Ichigo releva ses genoux sous son menton et les enlaça de ses bras.

Si le Nuage Blanc le retrouvait ici, Aïzen était mort ! Cette idée le révulsa. Avait-il bien fait de venir ici ? Il avait l’impression d’avoir tout perdu et l’orangé maudit le jour où il avait croisé le chemin de Gin Ichimaru et son manque de sang-froid. Si seulement… Quand il songea à tous les « si seulement » de sa vie, il n’aurait pas vécu l’instant intense de plus tôt avec Sosuke.

Son esprit dériva vers Aïzen… avec sa déclaration et… ce qui s’était passé plus tôt entre eux, aussi bien sexuellement qu’émotionnellement, il ne pouvait pas se cacher ses sentiments. Jamais il n’aurait eu ce genre de relation avec un homme s’il ne l’aimait pas. En fait, le roux déplia ses jambes, posa ses mains derrière lui et se mit à scruter la pleine lune comme si cette dernière pouvait apaiser ses tourments et lui répondre.

Il aimait désespérément le yakuza. Il en aurait ri si cela n’était pas aussi dramatique. Le roux songea à toutes les fois où Sosuke lui avait demandé de lire Roméo et Juliette ! Cela lui sembla doucement ironique. Il souhaita en cet instant que leur histoire se finisse mieux que celle écrite par Shakespeare. Ses doigts se crispèrent et son cœur se serra. Si jamais le brun venait à disparaître de sa vie…

Ses pensées changèrent rapidement, ne voulant pas envisager un tel déroulement. Pourtant, il savait qu’une liaison comme la leur ne serait pas un long fleuve tranquille. Les yeux du roux parcoururent le toit de la maison d’Aïzen et il songea à sa mère et à son père… ses sœurs. Est-ce que sa famille allait bien ? Pourrait-il les revoir bientôt ?

Toutes ces pensées, il les avait depuis si longtemps et pourtant, il n’avait rien fait pour entrer en contact avec eux. La peur le tenaillait. S’il allait les voir, Ichigo était sûr d’avoir le Nuage Blanc sur le dos. Un soupir s’échappa de ses lèvres.

— Quelque chose te tracasse, Tenkaishi ?

Ichigo sursauta. Il n’avait vraiment pas entendu le brun arriver. Leurs regards s’accrochèrent un instant et Sosuke s’appuya contre le rocher sans réellement s’y asseoir.

— Je pensais à mes parents !

— Je trouvais étonnant que tu ne m’aies pas entendu arriver…

— … moque-toi !

— Non ! Cela me montre à quel point tu peux avoir confiance en moi. Tu ne les as pas revus depuis que tu t’es enfui ?

— Oui… souffla le roux, son regard toujours tourné vers l’étang.

— Tu as réussi à prendre de leurs nouvelles quand même ?

— Oui, ce n’est pas un problème. La seule chose dont je souffre, c’est d’avoir renoncé à les voir et de ne pas pouvoir les serrer dans mes bras.

— Ils comptent beaucoup pour toi ?

Ichigo tourna son visage vers le brun et eut un faible sourire.

— Je sais. Kensei dit que je suis affreusement sentimental, mais j’aime ma famille !

— Je me fous de ce que cet imbécile d’albinos a pu te dire.

La voix d’Aïzen s’était légèrement durcie et son froncement de sourcils ne laissait rien présager de bon. Soudain, ce dernier se redressa et se plaça devant Ichigo. Ses doigts se placèrent sous le menton du jeune homme.

— Pour moi, ce n’est pas sentimental. Nous avons tous besoin de nos racines…

— Alors pourquoi m’a-t-on toujours demandé de ne pas y prêter attention ?

— Même pour les membres de notre organisation, la famille est quelque chose de précieux. C’est ce qui nous permet de continuer et de nous sentir vivants.

Ichigo eut un faible sourire.

— Je pense que le Nuage Blanc et Tora n’ont rien à voir !

Aïzen éclata de rire et fit, malicieux :

— Les chacals sont des agneaux déguisés et les moutons sont des loups.

Les doigts d’Ichigo glissèrent vers les mèches brunes et les caressèrent doucement.

— Il est vrai que votre poil est soyeux, Chacal-sama ! se moqua-t-il gentiment.

Sosuke éclata de rire et tira le jeune homme à lui.

— Tu aimerais te changer les idées demain ?

— Pour faire quoi ?

— Faire du tourisme… comme tout le monde !

— C’est vrai ?

— Demain après-midi, je vais t’emmener loin d’ici !

— Où ?

— Surprise… Si je te le dis, cela ne sera plus intéressant.

— Pour faire quoi ?

— Tss ! Tu n’es pas doué pour les interrogatoires !

Ichigo leva les yeux vers Aïzen et l’observa attentivement. Un sourire se forma sur ses lèvres. Le jeune homme se redressa et glissa ses mains le long des bras du plus vieux. Elles arrêtèrent leur parcours derrière sa nuque. La bouche du roux rampa lentement vers l’oreille du brun et, d’une voix douce et sensuelle — quoiqu’Ichigo se doutât qu’elle le soit moins que celle de son amant —, lui demanda :

— Nous irons où demain ?

Sosuke réprima un frisson, d’autant que les lèvres de l’orangé s’attaquaient à son lobe d’oreille et que sa langue rugueuse caressait la naissance de sa mâchoire.

— Ce n’est pas avec ça que tu me feras craquer, Ichi…

— Vraiment ?

La voix du jeune homme avait baissé d’un ton. Aïzen ferma les yeux lorsque les bras de son amant l’entourèrent une nouvelle fois. L’excitation et un profond bouleversement l’ébranlaient une nouvelle fois.

Pourquoi devait-il fondre immanquablement lorsque le jeune homme se tenait près de lui ? Sans qu’il ne s’en rende vraiment compte, ses propres mains avaient trouvé leur chemin sous le t-shirt du jeune homme et caressaient la peau veloutée qui se contractait légèrement, électrisée par la simple caresse qu’exerçait la pression de ses doigts.

Leurs yeux se rencontrèrent une nouvelle fois et leur émotion fut perceptible.

— Pourquoi me fais-tu cet effet-là ? chuchota le roux. Ce n’est pas humain…

— Tu me troubles tout autant, si cela peut te rassurer…

— J’ai besoin de toi… tellement besoin. J’ai besoin de te le dire… de te dire que je t’aime. Pourquoi maintenant ? finit par souffler l’orangé, profondément ému.

— Je ne cherche pas d’explication… souffla Aïzen qui s’empara de la bouche si proche de son amant.

Ichigo répondit avec toute la passion dont il pouvait faire preuve, faisant passer son amour par cet acte simple et pourtant si intime. Ses bras s’étaient repliés derrière le cou de l’homme, qui le serrait très fortement contre son cœur. Tout à coup, Ichigo se sentit soulevé comme une plume et il protesta :

— Que fais-tu ?

— Je te kidnappe !

— Encore ?

— Tu es à moi… pour le restant de tes jours !

Ichigo ne répondit pas. Ils étaient maintenant dans le couloir éclairé de la demeure et les yeux brûlants posés sur lui le firent fondre. Et puis, fallait-il qu’il rejette ce que lui offrait cet homme ? Il n’avait vraiment pas envie de gâcher ce moment entre eux !


Tenkaishi* = exceptionnel, unique, sans égal.


Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)