Sous le masque 24

Ichigo, comme promis, rentra directement à son appartement. Il frissonna, à la fois parce qu’il faisait vraiment frisquet et parce qu’il appréhendait ce que son mari disjoncté allait encore lui concocter comme idée surréaliste. Il avait appris à le connaître et pourtant… il avait réussi à laisser parler son instinct, alors qu’avec le blond, cela pouvait s’avérer dangereux. Il haussa les épaules : de toute façon, il ne pouvait plus faire marche arrière.

Il croisa Colin dans le hall, occupé à nettoyer le rez-de-chaussée : un livreur avait littéralement laissé une mare d’eau.

Ichigo arriva à sa porte et la trouva… fermée ! L’orangé fronça les sourcils. Shinji était sorti ? Pourquoi lui avait-il demandé de rentrer directement s’il n’était pas là ? Se vengeait-il de ces dernières semaines où Ichigo s’était consacré uniquement à ses cours ? Il sortit son trousseau de clés, légèrement déçu.

Il entra dans l’appartement, étonnamment calme. Il posa son sac sur le canapé, se dirigea vers la cuisine et vit que la table était dressée pour deux. Intrigué, il fronça les sourcils, retira sa veste et la posa sur un siège. Il crut entendre un léger bruit ; il sentit le reiatsu de Shinji. Il traversa de nouveau l’appartement, se dirigea vers la salle de bain et ouvrit la porte.

La tête de Shinji reposait sur le rebord de la baignoire. Il semblait endormi. Ichigo sourit. Le blond avait allumé des bougies partout, et une odeur d’encens flottait dans l’air. L’orangé s’avança lentement vers l’homme immergé dans l’eau. Il s’assit sur le bord et fit glisser sa main sur le visage paisible du blond, en suivant ses contours du bout des doigts. Son cœur se gonflait d’amour à mesure qu’il touchait Shinji.

Son pouce s’arrêta sur la lèvre inférieure, plus charnue, et brusquement il sentit son doigt aspiré par la bouche gourmande du vizard. Ichigo releva doucement les yeux et croisa le regard mi-clos du blond. La langue de son amant caressa son doigt, le suça, l’aspira… Ichigo frissonna.

Shinji relâcha son prisonnier et murmura :

— Qu’est-ce que tu attends pour me rejoindre ?

Ichigo sourit et se redressa. Il se déshabilla en silence sous l’œil attentif de son mari. Shinji ne disait rien, mais ses yeux parlaient pour lui. Ichigo ne se sentait ni pudique ni intimidé par ce regard chargé de désir ; au contraire, cela l’excitait.

Il se rendit compte qu’il avait attendu ce moment depuis leur retour d’Espagne. Bientôt nu, il enjamba la baignoire et s’avança à quatre pattes vers Shinji, qui ne bougea pas.

— Tu es de plus en plus beau, Ichigo… chuchota Shinji.

Ichigo se glissa en avant et s’appropria la bouche du blond, qui répondit à ce baiser lent et sensuel. L’orangé joua avec le piercing de son mari, le taquina en se taisant, puis retrouva sa langue et l’enroula autour de la sienne.

Il souleva le corps du plus vieux contre lui et, lentement, les fit basculer en position assise. Il quitta les lèvres douces du blond, l’installa sur ses genoux et s’attaqua à sa nuque fine. Ses doigts se glissèrent dans les longueurs blondes qui encadraient désormais le cou de son mari. Ses lèvres empruntèrent un chemin qu’elles seules connaissaient ; Shinji soupira contre lui et bascula la tête pour mieux savourer les baisers d’Ichigo.

Les bras de Shinji s’accrochaient aux épaules élargies du roux. À travers ses paupières lourdes, l’ex-capitaine observa l’homme devant lui : il ressemblait de moins en moins à un gamin. Cela le troublait, l’excitait… La première fois qu’ils avaient fait l’amour, Ichigo n’avait déjà rien d’innocent, mais ses caresses devenaient de plus en plus précises avec le temps.

Ichigo le plaqua contre lui ; Shinji apprécia les muscles toniques et la chaleur que dégageait le roux. Au début, cette chaleur avait été un handicap ; désormais, s’il n’était pas près de lui pour dormir, il se sentait glacé. La gorge de Shinji se noua. Il glissa ses doigts dans les mèches orangées devant lui, inclina la tête d’Ichigo et s’empara de ses lèvres, sous l’urgence de ses sentiments. La plupart du temps, il parvenait à contenir les vagues d’amour qu’il éprouvait pour ce grand crétin devenu indispensable.

Il frissonna lorsqu’il sentit les mains d’Ichigo caresser ses reins et parcourir son dos avec douceur et fermeté. L’une d’elles s’enfouit dans ses longues mèches. Ichigo tira doucement en arrière, et la tête de Shinji bascula.

Le roux en profita pour parcourir sa gorge et descendre inexorablement vers son buste. Shinji frissonna quand Ichigo remonta légèrement les genoux pour cueillir plus facilement un téton entre ses dents. Il se crispa en sentant sa langue le lécher avec insistance, ses dents l’égratigner…

Ichigo fit glisser ses mains sous l’eau et l’une d’elles se mit à caresser la longueur tendue de Shinji, qui haleta sous ces gestes intimes. Il en profita pour glisser son autre main sous le postérieur de son mari et y introduire un doigt, provoquant un raidissement à peine perceptible. Shinji murmura :

— Ça faisait partie de tes rêves ?

— Entre autres… mais j’en ai d’autres, dont deux ou trois…

— Oh…

Shinji s’interrompit lorsqu’un deuxième doigt se glissa en lui et qu’il sentit le rythme de l’autre main accélérer. Il ne savait plus s’il éprouvait du plaisir ou une gêne.

— Ichi… passe à la vitesse supérieure ! souffla Shinji. Ça fait trop longtemps qu’on ne l’a pas fait !

— Je t’avouerai que moi aussi, je suis impatient… répondit Ichigo d’une voix plus grave, lourde de désir.

Ichigo finit de préparer Hirako, qui se mit à gémir et à se tordre de plaisir sous ces caresses insistantes, tandis que ses doigts experts trouvaient la prostate. Le roux le souleva brusquement par les hanches. Il croisa les yeux noisette, surpris, puis vit le blond hocher la tête en signe d’approbation.

Ichigo fit glisser le corps mince d’Hirako contre lui ; ce dernier plia les genoux pour encercler sa taille. Ichigo prit sa verge et l’introduisit lentement en lui. Shinji se crispa au fur et à mesure de la pénétration, son souffle se fit plus court. Ichigo sentit des perles de sueur couler sur son front ; il ferma les yeux et se mordit la lèvre inférieure.

Shinji enroula fermement ses bras autour de ses épaules. Ichigo rouvrit les yeux et croisa son regard, où la douleur se mêlait au plaisir.

— Bouge, Ichi…

Ichigo ne se fit pas prier. Il souleva le corps de Shinji en bougeant les hanches ; ce n’était pas aisé, ça glissait un peu. Shinji se crispa sous les mouvements lents, se pressa contre lui et accompagna le va-et-vient. Il gémit entre ses dents quand il sentit le sexe de l’orangé heurter sa prostate. Il ferma les yeux et resserra son étreinte.

Ichigo accéléra alors, plus vite, plus profondément. Le blond haletait et gémissait à son oreille… ce qui excitait encore davantage le roux, bientôt incapable de retenir ses propres gémissements.

La tension de Shinji le rendait fou un peu plus à chaque mouvement. Ichigo sentit le corps du blond se raidir sous les spasmes du plaisir ; il prit alors la verge abandonnée de l’ex-capitaine et la pompa, lui arrachant un râle, bientôt accompagné par Ichigo, qui resserra son étreinte autour de sa taille.

Ils haletaient tous les deux, à bout de souffle. Shinji posa son front contre la tempe d’Ichigo et ferma les yeux quelques secondes.

— Je… je crois qu’on ferait mieux de sortir… L’eau est froide, dit Ichigo d’une voix enrouée.

— Attends une seconde, souffla Shinji.

Le blond se redressa lentement et déplia ses jambes, un peu meurtries — surtout ses genoux, qui n’avaient pas bien résisté à la paroi de la baignoire.

Shinji se retrouva debout, bientôt rejoint par Ichigo, qui lui souleva le menton au vol et l’embrassa longuement, en le serrant contre lui.

— Tu m’as manqué… murmura Ichigo avec tendresse.

— Toi aussi…

— Shinji… ne me laisse plus m’éloigner trop souvent.

— Tu vas attraper froid, crétin ! Fais couler la douche, tu es gelé, rétorqua Shinji, pragmatique.

Il vit l’air blessé du roux et soupira.

— Ichi…

Shinji caressa son visage et attira le sien vers lui.

— On prend une douche, et on se parle juste après que tu aies enfilé quelque chose. Tu es encore vivant, toi !

— Tu as une façon de présenter les choses… marmonna Ichigo.

Ils se douchèrent rapidement. Ichigo se rendit compte que sa peau était glacée ; il frissonnait sous la morsure de l’air ambiant, pourtant chauffé et accueillant. Les bougies luisaient encore…

Ils regagnèrent vite la chambre et enfilèrent une tenue confortable. Ichigo s’arrêta soudain, l’air très surpris.

— Le lit…

— Je l’ai monté aujourd’hui. Je pensais qu’on ferait l’amour ici, pas dans la baignoire. À croire qu’on aime les petits espaces clos… ironisa le blond. On devrait essayer une cage, la prochaine fois !

Ichigo éclata de rire. Shinji le poussa sur le lit et grimpa au-dessus de lui.

— Maintenant, on peut discuter toute la nuit… quoique non : demain, tu as un examen, dit-il doucement. Tu sais ce qu’on va faire ? On mange, et après je te fais un massage pour te détendre et passer une bonne nuit.

— Hum… tu sais masser ?

Ichigo le regardait, suspicieux.

— Bien sûr… Demande à Kensei, Risa, Rose…

— Alors tu masses tout le monde sauf moi ? maugréa le roux.

— Raaaah… ne me fais pas une crise de jalousie maintenant…

— J’ai faim !

Ichigo se redressa et attrapa les lèvres de Shinji, qui voulut protester, mais ne put en aucun cas répondre : le baiser d’Ichigo était trop exigeant.

— Tu exagères…

— C’est toi qui masses les autres et pas moi !

— Tu n’avais pas faim ?

— Le plat principal est sur mes genoux !

Hirako scruta ses yeux ambrés. Non pas qu’il soit contre une partie de jambes en l’air, mais il savait que, demain, Ichigo s’en voudrait s’il ne le laissait pas se reposer. Il soupira, se redressa, vit l’air contrarié de son amant et le tira à lui.

— Ichi, on va vraiment manger et, après, je te fais un massage avec de l’huile… Tu m’en diras des nouvelles.

Shinji lui adressa un petit sourire pervers. Finalement, l’orangé se laissa traîner derrière le blond, en gardant bien en tête le massage et ce qui suivrait…

Mais Ichigo, réfractaire à toute bonne conduite, avait déjà assis Hirako sur ses genoux. Le blond commençait à sentir une tension dans les cuisses à force d’être à califourchon. Il était pourtant incapable de résister à son mari, décidé à faire de cette soirée un moment très, très câlin.

En vérité, il était tout à fait pour… mais pourquoi, mon Dieu, pourquoi Ichigo devait-il toujours avoir des envies au plus mauvais moment ? C’était encore lui qui allait trinquer s’il ratait quelque chose ! Et franchement, il n’avait pas envie de se fâcher une nouvelle fois avec son mari impulsif.

°OoO°

Shinji avait réussi à canaliser Ichigo, qui semblait décidé à transformer la soirée en un moment brûlant. Il lui avait demandé de s’allonger sur le ventre. Il avait pris la précaution de lui faire enlever le haut, de le mettre torse nu.

De son côté, il avait sorti une huile parfumée, à la légère odeur de lavande et de camomille. Shinji eut un petit sourire. Rira bien qui rira le dernier, songea-t-il. Il lança un morceau de jazz en fond sonore pour détendre l’atmosphère et rendre le moment intime.

Le blond s’assit à califourchon sur Ichigo et leva les yeux au ciel, légèrement exaspéré : c’était sa soirée. Il s’enduisit les mains de cette matière liquide, douce et parfumée, puis commença à masser le haut du dos d’Ichigo. Shinji haussa un sourcil : les muscles du cou étaient complètement noués.

Il entreprit de masser consciencieusement les épaules du roux, puis sa nuque, en prenant soin de n’oublier aucun nœud. Il vit lentement l’orangé se détendre et soupirer d’aise. Il comprenait mieux sa fébrilité : il était stressé.

Shinji fit descendre ses mains souples, qu’il enduisait d’huile au fur et à mesure. Le dos d’Ichigo était contracté ; ses muscles devaient être douloureux. Shinji réussit à les dénouer et, peu à peu, le dos redevint souple sous la pulpe de ses doigts.

Lorsqu’il eut fini, il se pencha et constata qu’Ichigo dormait profondément. Shinji sourit. Il se releva doucement, mit le radio-réveil d’Ichigo en route pour le lendemain — il ne manquerait plus qu’il rate l’heure — puis se dirigea vers l’armoire pour sortir un pyjama. Il ferma les volets et les lourds doubles rideaux. Il débarrassa la cuisine, puis se crispa soudain au rebord de l’évier.

Il fronça les sourcils. Il n’en avait pas parlé à Ichigo… Il attendrait encore deux ou trois jours. Mais il allait devoir, une fois de plus, le laisser. De gros problèmes s’étaient profilés à New York, et il ne pouvait pas ne pas y aller. Par contre… combien de temps ?

Si seulement il pouvait emmener Ichigo avec lui. Il détestait vraiment qu’il soit humain… Il détestait devoir dépendre de lui… Il détestait… être séparé de lui ! Et il se détestait encore plus de ressentir toutes ces émotions.

Il s’assit lourdement sur une chaise et prit sa tête dans une main. Partir lui devenait de plus en plus difficile. Il savait qu’Ichigo le vivait de plus en plus mal aussi. Et il y avait toujours cette histoire non réglée de Karakura.

Certes, Ichigo lui avait dit avoir la bénédiction d’Isshin… mais Hirako n’était pas idiot. Il connaissait la tête de mule impulsive de son mari. Shinji tendit sa main gauche et scruta son alliance.

Il ne regrettait absolument pas de s’être engagé avec lui. Malgré la rapidité de leur mariage, il y avait longuement réfléchi. Il s’était rendu compte très vite que le roux était devenu tout ce à quoi il tenait dans sa vie. Il était hors de question de le laisser seul sans qu’il y ait entre eux un lien fort, comme une promesse : ils seraient toujours ensemble malgré les séparations.

Il ne s’était pas attendu, en revanche, au genre de dispute qu’ils avaient eue quelques semaines plus tôt. Il demandait à Ichigo ce que lui-même n’aurait pas voulu qu’on lui impose. Shinji se mordit les lèvres, nerveux. Allait-il dans la mauvaise direction ?

Ce qui le tracassait également, c’était une rumeur venue du Japon, à propos de certains vizards que Shinji jugeait inférieurs. Des espèces de « monstres » étaient apparus. Mais il n’avait pratiquement aucune information : ni sur leurs objectifs, ni sur leur nombre… Rien. Juste des rumeurs.

Et, d’après les renseignements qu’il avait pu obtenir de la Soul Society, eux-mêmes semblaient dans le flou total. Shinji ne pouvait s’empêcher d’avoir un mauvais pressentiment. Était-ce parce qu’il refusait qu’Ichigo retourne au Japon ? Il ne savait plus.

Et ce foutu voyage aux États-Unis, loin de son mari, ne le rassurait pas.

Il se leva, décidé à arrêter de cogiter : il s’embrouillait tout seul.

Il partit s’allonger dans le grand lit. Il chassa ses pensées — celle, notamment, que c’était peut-être une mauvaise idée de laisser Ichigo seul dans ce lit immense.

Il venait à peine de s’allonger qu’un bras l’attrapa et le tira contre un grand corps brûlant. Shinji se tourna vers l’orangé, qui avait déjà enfoui son visage dans son cou. Il posa une main dans les mèches indisciplinées qu’il sentait sous ses doigts plus qu’il ne les voyait. Il entendit presque Ichigo ronronner sous ces caresses. Shinji ferma les yeux… et s’endormit bien plus tard dans la nuit.

°OoO°

Le lendemain, lorsqu’il se leva, Ichigo avait déjà quitté l’appartement et lui avait laissé un message sur son oreiller :

« Merci Shinji

Je t’aime Ichi ! »

Shinji récupéra le message et se promit de le glisser plus tard dans son portefeuille. Pas qu’il soit fétichiste… mais il sentait qu’il en aurait besoin.

À présent, il sentait le compte à rebours : il allait devoir parler à Ichigo de son nouveau départ.

°OoO°

Shinji regarda la porte d’embarquement. Puis, sentant une présence derrière lui, il se retourna et croisa les yeux ambrés braqués sur lui.

— Tu es sûr, Ichi ?

— Certain !

— Je ne sais pas quand je rentrerai. Alors fais de ton mieux pour prendre soin de toi pendant mon absence.

— Shinji… je ne suis plus un adolescent !

— Presque…

— Je ne pourrai pas rentrer comme je le faisais d’Espagne jusqu’ici…

— Je le sais, souffla le roux.

— Fais des exercices de Kidō pendant mon absence… mais n’en fais pas trop, pour ne pas t’épuiser, et donne le meilleur pour tes études. Je ne pourrai pas te surveiller…

  • Hirako Shinji, gronda Ichigo. Tu es…

Shinji le tira à lui et l’embrassa, au moment où retentissait le dernier appel pour l’embarquement. Ils attiraient des regards, mais aucun des deux n’y faisait attention. Quand Hirako lâcha son mari, il partit sans se retourner.

Ichigo regarda sa silhouette gracile s’éloigner. Il était encore parti. Ichigo ne pouvait pas lui demander de rester… lui-même n’était pas très disponible.

Mais ces déplacements devenaient pénibles. Il savait que, pour le blond, c’était aussi difficile que pour lui. Ichigo n’était pas bête : il savait que, en plus d’être vizard, Shinji s’occupait de toutes les affaires « financières et immobilières » du groupe. Il gérait tout par internet, mais devait aussi se déplacer pour régler certaines choses lui-même.

Ils en avaient discuté avant son départ. Ichigo s’était montré impressionné par les activités qu’il exerçait, mais le blond s’était moqué gentiment de lui et lui avait expliqué que tout cela, c’était comme lorsqu’il occupait son poste de capitaine de la 5e division : les hollows étaient devenus les requins de la finance.

Il promit à Ichigo de l’initier à ce travail. Tout au moins, de lui permettre de gérer ses propres affaires sans jamais perdre d’argent, et surtout d’être capable de s’autofinancer dans ses projets sans rien attendre de qui que ce soit — ni de son père, ni de Shinji… ni de personne.

Ichigo quitta l’aéroport et regagna son domicile. Il se replongea dans ses livres… pour les abandonner rapidement. Il s’effondra sur le lit, mit son radio-réveil en route et ferma les rideaux.

Il prit une petite pilule : Hichigo recommençait à faire des siennes. Il fronça les sourcils… c’était rapide, cette fois-ci.

Il finit par s’endormir d’un sommeil de plomb. Il se promit de faire des efforts pour devenir plus fort et plus responsable. Shinji le couvait trop ; il avait l’impression de devenir dépendant du blond, comme d’une drogue.

Il s’enroula dans les draps : la présence d’Hirako lui manquait.


Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)