Ichigo n’assista pas à l’enterrement de son propre corps. Son père, ses sœurs et ceux qui étaient ses amis étaient présents. Certains membres de la Soul Society s’étaient aussi déplacés dont Renji, Rukia, Byakuya et Kenpachi…
Quoique ces deux derniers fussent surtout là pour retrouver le shinigami à part entière qu’était devenu Ichigo. La Soul Society avait eu vent de sa perte de contrôle et désirait maintenant connaître l’étendu des dégâts psychologique chez le jeune homme.
Pourtant, il était devenu impossible de le localiser. Byakuya connaissait l’appartement où le vizard s’était réfugié le jour de sa mort, mais il n’y était plus et aucun signe de son reiatsu n’était perceptible au sein de la ville de Karakura.
Après la cérémonie, seuls les capitaines Kuchiki et Kenpachi restèrent dans le monde des humains. Ils étaient déterminés à mettre la main sur le jeune homme, coûte que coûte.
Urahara, Isshin et Yoruichi se joignirent à eux dans leurs recherches. Ils se mirent d’accord pour se rejoindre à la boutique de Kisuke et de se concerter après chaque recherche. Ils étaient sur le point de séparer quand un reiatsu monstrueux fut son apparition. Tous furent saisis par la panique. Ils se dirigèrent immédiatement vers le lieu où était apparue l’aura maléfique qu’ils ressentaient.
Ils se figèrent devant le nombre d’Evil souls qui étaient entré dans la ville de Karakura. Tous sortirent leurs zanpakuto et se lancèrent à l’assaut des monstruosités présentent dans la ville. Ils avaient à peine commencé le combat que la présence de forts reiatsus, autres que les leurs, se fit sentir…
Isshin leva la tête et contempla quelques instants la dizaine de vizard présent dans le ciel, dont Ichigo. Tous arboraient leur masque de hollow. Une aura maléfique et lourde les entourait… Ce combat ne serait pas le combat du bien contre le mal… mais bien celui du mal contre le mal.
Isshin n’eut pas le temps d’analyser la situation que déjà les vizards se lançaient à l’assaut des Evil souls avec une rapidité et une sauvagerie comme il n’en avait jamais vu. À croire que les êtres qui se battaient devant lui, n’avaient jamais été des humains ou des shinigamis.
Ils ne faisaient absolument aucune distinction entre amis ou ennemis, ils agissaient avec la force brute, comme s’ils étaient devenus des arrancards à part entière. Les céros, les coups de lames, les bankaï, les sorts de kidô s’entrechoquaient et bientôt le lieu du combat fut obscurcit par leur aura maléfique.
Isshin put néanmoins voir apparaître près de lui le capitaine Kuchiki qui, par l’intermédiaire de son Soul Pager, demandait que l’on installe une protection sur la ville Karakura en installant des Kekaï un peu partout…
Ses yeux s’étaient élargis par la surprise que provoquait en lui la violence des attaques… Seul Kenpachi resta sur les lieux. Les autres capitaines s’étaient joints à Isshin pour observer le véritable jeu de massacre auquel les vizards étaient en train de s’adonner.
La bataille sembla durer une éternité et aucun des deux camps ne semblaient vraiment avoir le dessus sur l’autre. Bien sur, beaucoup d’Evil soul de capacité limitée avait été éliminé, mais ceux qui restaient, étaient autrement plus coriaces que les précédents qui étaient apparues jusqu’à présent.
Tout d’un coup, les capitaines eurent la surprise de voir surgir devant eux un des monstres, prêt à lancer une attaque énergétique sur eux. Il était trop tard pour qu’ils se replient.
Au moment où ils se croyaient perdus, le Evil soul leur sembla suspendre son geste puis il disparut. Ils eurent alors la surprise de voir Ichigo qui se tenait derrière lui. Il les observa derrière son masque quelques instants puis disparut pour replonger dans la mêlée générale qui se tenait un peu plus bas.
°OoO°
Ichigo était prit par son combat. Il avait juste eux le temps de voir un de ses assaillants le quitter pour se diriger vers d’autres proies. Ichigo avait eu le temps de voir les capitaines qui s’étaient regroupés pour observer la scène qui se déroulait devant eux. Ils avaient l’air de s’être statufiés et ne semblaient pas avoir vu le danger. Ichigo se dégagea de justesse et alla éliminer l’ennemi qui s’était échappé et qui semblait vouloir en découdre ailleurs sur des adversaires plus faciles à abattre.
Il avait jeté un coup d’œil aux capitaines et, rassuré sur leur sort, après avoir éliminé le gêneur, il était repartit au combat. Peut lui importait la façon dont il éliminait ceux qui se trouvait sur son chemin.
Le principal étant pour lui de les supprimer tous autant qu’ils étaient. Il savait que Shinji ne reviendrai pas pour autant, mais au moins, il avait l’impression de faire quelque chose… quelque chose qui lui permettrait d’atténuer sa douleur. Elle était comme une plaie béante dans son âme et rien ne pouvait lui faire plus plaisir que d’achever ces horreurs pour se qu’il se sente moins coupable de la mort de son amant.
Sa blessure le faisait souffrir. Le Evil soul qui lui avait broyé l’épaule deux jours plus tôt n’y avait pas été de main morte et surtout, le fait qu’il ait combattu avec ce handicap sans que celui-ci ne soit guérit n’avait pas arrangé les choses, mais quelque part, cela l’aidait à ne pas oublié pourquoi il était là… pourquoi il avait baissé sa garde et pourquoi son amant s’était sacrifié pour lui.
En y repensant, il étouffa un sanglot qu’il ne pouvait plus verser… Il profita de sa rage, de son impuissance de sa frustration… et de sa haine pour éliminer tout ce qui pouvait l’être. Il se déplaçait tellement vite que l’ennemi avait l’impression qu’il avait obtenu le don d’ubiquité. Ichigo évita un céro que Kensei avait encore envoyé n’importe comment et il faillit avoir Kenpachi qui l’avait vu arrivé à la dernière seconde. Cela eut le don de le rendre encore plus furieux si c’était encore possible.
Le Zanpakuto d’Ichigo lui semblait de plus en plus lourd au cour du combat. Son épaule commençait sérieusement à s’affaiblir et pourtant, d’autres Evil souls étaient venus se joindre aux précédents.
Il eut juste le temps d’apercevoir des pétales de fleurs de cerisier l’entourer et il vit qu’un des monstres avait été stoppé net dans son élan afin de le pendre en traître. Pourtant, le vizard ne perdit pas de temps et continua à combattre. Ses coups étaient devenus plus lourds et il en perdit sa rapidité. Son masque commença à s’effriter et il comprit qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps.
Ichigo sentait qu’il perdait lentement conscience « Non ! Pas maintenant ! ». Mais, il était arrivé au bout de ses forces et de sa douleur. Risa, qui se trouvait juste derrière lui, eut le temps de constater son affaiblissement.
Elle se précipita vers lui avant qu’un coup mortel ne lui soit porté et l’attrapa par le revers de sa veste pour le propulser hors de la zone de combat. Elle eut juste le temps de parer une vague d’énergie qui déferlait dans sa direction. Risa comprit qu’elle même était en danger, car elle sentait lentement ses forces l’abandonner. Elle inspecta ses autres amis et tous montraient des signes de fatigues évidentes.
Les shinigamis étaient là eux aussi et ils étaient plus ou moins en forme… Tous étaient blessés, vizards comme shinigamis. Au moment où elle crut que tout était fini pour eux, une horde d’hommes en noirs déferlèrent sur le champ de bataille. Ils étaient les renforts envoyés par la Soul Society et ils étaient accompagnés de trois capitaines. Riza aperçut le capitaine Kyoraku se joindre au combat. Elle sourit sous son masque. Elle était heureuse de constater qu’ils n’avaient pas été abandonnés par la Soul Society. Cela lui remonta le moral et lui permit de continuer ses attaques sous forme de céros.
°OoO°
Le corps d’Ichigo tomba sur le sol pesamment. Il avait perdu conscience. Il se trouvait dans son monde intérieur. Il pleuvait… ou plutôt un déluge s’était abattu sur Zangetsu et Hichigo. Tous les deux observaient leur maître allongé sur la surface vitrée et laissant la pluie pénétrer son corps. L’orangé sentait la surface dure sous son dos et se demandait s’il fallait encore lutter. La mélancolie gagnait son cœur et il aurait voulu mourir pour de bon… A quoi bon ? Il avait envie de réparer ses erreurs, d’effectuer un retour en arrière, mais cela était impossible. Il se demanda comment ce serait une fois que son monde se serait écroulé.
Il entendit au fond de sa mémoire la voix goguenarde de Shinji lui dire :
— « Oï la fraise… tu m’entends ? Quelle connerie tu m’as encore faites ? Hé, hé… attention tu risques gros si tu te ballades comme ça devant moi ! Tu connais mon fruit favori ? La fraise… »
— « Un jour tu me serviras de plateau Ichi. Je t’allongerai sur le sol et je te couvrirai de nourritures et je dégusterai à un à un les aliments et je finirai par mon dessert… autrement dit… une fraise ! Je te mettrai de la chantilly et je lécherai toute les parcelles de ton corps. »
— « Tu penses pas qu’on en a fait assez de tourisme là ?
— Je voulais juste te changer les idées !
— Moi, j’ai d’autres façons de me changer les idées… surtout après presque quatre mois d’absence !
— Oh… de quel genre « d’autres façons ».
— Du genre à te tenir éveiller jusqu’à ce que tu me demandes grâces. Le sourire de Shinji se fit pervers.
— Oh… Il ne nous reste plus qu’à rentrer je suppose !
— Pourquoi pas se trouver un petit coin tranquille… suggéra Shinji un sourire corrompu au coin des lèvres.
— Non !
— Pourquoi ?
— Parce ce qu’à chaque fois… c’est moi qui me retrouve dans des situations qui m’empêche de m’allonger sur le dos, de m’asseoir ou autres désagréments…
— Tu as perdu ton sens de l’aventure ? Serais-tu devenu casanier ?
— Très bien… Mais, c’est moi le seme dans ces conditions !
— Quoi ? s’écria shinji.
— Deviendrais-tu douiller ?
— La ferme…
— Tu vois… Tu es d’accord pour faire des trucs pervers dans des endroits impossibles à « condition » que se soit moi qui en subisse toujours les conséquences ! »
Sa déclaration la plus chère au cœur d’Ichigo
— « Ichigo Kurosaki, je sais que nous sommes loin l’un de l’autre… Je t’ai dit qu’on ne se verrai pas avant Noël… Mais tu me manques trop. Tu viens me rejoindre en Espagne fin octobre et veux-tu accepter, grand crétin, de te marier avec moi…
— Shinji… on peut pas se marier… On est des hom…
— Si en Espagne c’est autorisé ! Alors ?
— Mais.. mais..
— Ichigo… je… je voulais qu’il y ai un lien entre nous malgré la distance. Tu me manques terriblement malgré toutes les conneries que tu peux faire… Tu sais, je ne ferai jamais rien et… La voix était mal assurée et douce.
— J’accepte ! l’interrompis vivement Ichigo.
— Je suis très content ! finit par dire Shinji. Je crois que j’aurai préféré me trouver face à Vasto Lordes que de te passer ce coup de fil ! »
Puis la voix se fit chuchotement.
— Ichigo… refais ta… vie… un autre…t’aime ! Ne… m’oublie pas…. Ma fraise… je t’aime… »
La pluie semblait plus drue, plus intense… la douleur qu’il ressentait au fond de son âme ne semblait pas vouloir s’éteindre.
Il finit par se relever, en ayant assez du martèlement continu et dru du déluge. Il plissa les yeux pour apercevoir malgré le rideau sombre créé par la pluie, les deux formes de Zangetsu et Hichigo qui se tenaient l’une à côté de l’autre. La douleur de l’absence de Shinji se fit ressentir et il abandonna son monde intérieur pour reprendre conscience dans son corps. Son reiatsu se modifia et des pulsions brutales firent échos dans toute la Soul Society de son réveil.
°OoO°
La première chose qu’il ressentit fut des draps sur son corps. Ensuite, il sentit une gêne au niveau de ses poignets. Il ouvrit les yeux… sa cornée était noire et sa pupille jaune orangé était fluorescente.
Il ne bougeait pas… Seuls ses orbes singuliers bougeaient dans leurs orbites. Il put voir des murs blancs, et en baissant un peu son regard, il aperçut une grille obstruant la porte, comme dans les prisons. « Ainsi, ils m’ont enchaînés ? Je suis prisonnier ? » Sa colère ne faisait qu’augmenter… « Qu’est ce que je fous là ? Où sont les autres ? ».
Il entendit une voix traînante qu’il reconnut immédiatement.
— Kurosaki Ichigo… Vous êtes réveillé, je le sais… Ne soyez pas surpris par votre position. Nous vous avons placés ici pour votre bien. Il semble que vous ne soyez plus vous même. Vous pourrez à nouveau vous déplacez librement lorsque vous aurez retrouvé votre entendement.
— Blablabla, ricana le prisonnier.
— Kurosaki Ichigo vous ne semblez pas prendre votre « cas » au sérieux !
Un autre ricanement répondit à Byakuya.
— Soit… je vais vous laisser. Reposez-vous…
— …
Ichigo n’avait pas l’intention de moisir là éternellement dont il attendit que le capitaine de la 6ème division soit partie pour se redresser. Au même moment, un jeune shinigami entra. Il devait être de la 4ème division.
Quand il croisa le regard noir et or, l’autre laissa échapper son plateau qui se fracassa sur le sol. « Fait chier ! » Maintenant, il devait se dépêcher. Ichigo concentra son énergie spirituelle dans ses bras et voulut prendre son apparence de hollow, mais avant qu’il n’ait pu faire un geste, il reçu une violente décharge qui le paralysa.
Il retomba dans l’inconscience. Ichigo entendit nettement le bruit de clefs farfouillant dans une serrure et un bruit de pas étouffé. Byakuya et Mayuri lui faisaient maintenant face.
— Excellent, cet appareil… s’enorgueillit le scientifique
— Ne comptez pas l’utiliser pour vos expériences…
Byakuya se pencha sur le jeune homme et le souleva dans ses bras pour le déposer sur le lit. Il le posa dessus avec précaution car sa blessure à l’épaule s’était ré-ouverte. Byakuya croisa les orbes si particuliers d’Ichigo lorsqu’il était sous hollowfication. Il aperçut de la rage contenu à l’intérieur de celles-ci. Finalement, les paupières d’Ichigo se fermèrent lentement.
°OoO°
Ichigo se retrouvait encore une fois dans son monde intérieur. La pluie tombait tel un déluge, comme toujours ! Il entraperçut les deux silhouettes familières et prit leur direction. Zangetsu et Hichigo étaient tous les deux détrempés.
— Mon roi… Je ne suis pas contre le fait que tu veuilles éliminer tout le monde, mais si tu ne te reprends pas… c’est toi-même donc nous, que tu vas éliminer.
— Je suis étonné que tu ne veuilles pas prendre ma place….
— Tsss… comme si j’pouvais !
— Tu ne peux pas ?
— Pas à l’heure actuelle. Ta volonté de combattre est trop forte. Je ne suis pas bête !
— Tu étais pourtant près de prendre ma place… récemment.
— Tsss…
°OoO°
Lentement, Ichigo se réveilla à nouveau. Il était toujours en cellule de détention. Il n’y avait personne. Il s’assit sur le lit et passa sa main dans ses cheveux orange. « Un plan » voilà ce qu’il lui fallait pour sortir de ce lieu. Ichigo entendit toussoter. Il garda la position voûtée et la tête penchée en avant. Il ne voulait pas qu’ils puissent voir ses yeux. C’était trop dangereux !
— Ichigo ! Ce dernier reconnu la voix de Rukia.
Il glissa simplement ses pupilles vers elle et l’observa sans réellement changer de position. Elle n’avait pas changé. Renji ainsi que Byakuya se tenaient à côté d’elle. Il se sourit à lui-même en pensant qu’ils ressemblaient à des gardes du corps.
Il fit un effort et se concentra sur ses pensées. Lorsqu’il se sentit plus calme, il se leva lentement… les deux capitaines avaient posé leurs mains sur leurs zanpakuto. Le vizard fit comme s’il n’avait pas vu leurs gestes et se dirigea calmement jusqu’à la grille qui ornait sa prison pour poser son regard ambre sur Rukia. Il lui adressa un sourire.
— Cela faisait longtemps, Rukia… Tu as l’air en forme…
— Ichigo… que t’arrive t’il ? Je n’en ai pas cru mes oreilles lorsqu’i…
— Rukia, fit Renji… ce n’est plus le Ichigo que nous avons connu !
— Oh… fit ce dernier. Il avait lentement levé ses orbes moqueurs sur lui. Maintenant, tu fais de la psychologie Renji ? Quelle progression ! le railla t’il.
— La ferme…
Les deux hommes se regardaient maintenant dans les yeux. Les yeux rouges sombres étaient glacés, les yeux ambre étaient ironiques. Aucun des deux ne voulait céder du terrain. L’atmosphère devint rapidement lourde. Finalement, Ichigo détacha son regard de celui de Renji et se dirigea vers le fond de la salle où se situait son lit et se rassit tranquillement. Le dos contre le mur, ses bras puissant croisés sur sa poitrine, une jambe posé sur le sol et l’autre replié sur le lit. Il attendit patiemment que ses interlocuteurs lui parlent.
— Kurosaki Ichigo… vous sembler avoir repris vos esprits, déclara le noble.
— Je ne les aie jamais perdus !
— Ce n’est pas ce que j’ai pu observer ces derniers jours.
Le vizard respira lentement et essaya de se calmer. Il sentait la colère monter en lui.
— Byakuya, as-tu une idée de qui je suis ?
— Je le pense….
— Tu en réfères à tes souvenirs datant de mon adolescence ?
— …
— Je n’ai plus rien à voir avec cette image périmée que tu as de moi. Maintenant, si vous n’avez plus rien à me dire… Vous pouvez quitter cette pièce. J’ai besoin de réfléchir !
— Ichigo… s’il te plaît… aide nous !
L’interpellé leva la tête et haussa un sourcil interrogateur :
— Pourquoi je vous aiderai ?
Il se leva brutalement et se dirigea de nouveau vers la grille. Rukia se recula un peu par précaution. Elle avait eu l’impression de voir un fauve se jetant sur sa proie !
— Je n’en avais plus rien à faire de la Soul Society… et vous aussi, vous vous moquiez de mon destin. Vous êtes venu me trouver pour que j’arrange vos propres problèmes alors que j’avais les miens à régler. Dans cette histoire, j’ai perdu la vie pour devenir une âme à part entière et j’ai perdu l’homme de ma vie… sa voix était rauque et tendu… Je me souviens de m’être battu contre les Evil soul et à mon réveil, que vois-je ? Surprise ! Je suis prisonnier pour je ne sais quel motif ! Il semble que je ne sois plus le model de vertus que vous me prêtiez à 15 ans. Désolé, j’en ai 10 de plus ! Maintenant, je n’attends qu’une chose, c’est que vous me libériez et que je retourne près des miens. Je n’ai rien à faire à la Soul Society et cela depuis bien longtemps !
— Ichigo, s’écria Rukia. Tu te trompes, c’est faux ! Où as-tu vu que nous ne voulions plus de toi ?… Je suis désolée pour Shinji Hirako. Nous avons appris ton mariage avec lui… La jeune femme semblait gênée.
— Ne prononcez plus, toi ou quiconque, ce nom devant moi. Et il était plus que tu ne pourras jamais l’imaginer… La voix était lourde de menaces. Ses yeux commençaient à changer de couleur… son reiatsu commença à flotter lourd, étouffant.
— Kurosaki Ichigo… Arrêtez, je vous prie.
— Non, rétorqua le jeune homme. Vous allez m’écouter attentivement maintenant. Soit vous me libérez gentiment et je retourne sur le plan terrestre sans faire de vague, où j’explose ce qui me sert de cellule et j’éliminerai toute personne qui s’interposera entre moi et la sortie. Vous y comprit ! Sa voix tomba comme un couperet et ses interlocuteurs en restèrent interdits ! Je vous donne une heure pour me faire connaître la décision d’Ukitake.
— Le capitaine-commandant veut te faire passer capitaine, Ichigo, cria Rukia, prise de désespoir.
— Je m’en moque ! Il éclata de rire. Moi, capitaine ? Et il partit se rasseoir sur son lit.
Il posa sa tête sur ses bras repliés. Il avait remonté ses genoux sous son menton.
°OoO°
Byakuya était triste pour le jeune homme. Il entendait Renji et Rukia se désoler face à cet homme qui avait été leur ami et qui était devenu un inconnu somme toute effrayant. Mais pour lui, c’était tout le contraire.
Il comprenait très bien sa peine. La différence entre eux, c’est qu’Ichigo l’exprimait alors que lui l’avait toujours caché. Certes, il leur disait qu’il avait changé, mais pour lui, le jeune homme était juste un homme blessé, à bout et replié dans ses derniers retranchements…
Il finit par admettre que Shinji Hirako avait raison… il s’intéressait plus à Ichigo que dans un contexte amical ou professionnel normal… Il s’intéressait à lui, comme un homme amoureux d’un autre !
Il s’arrêta un instant, surpris, avant de reprendre son chemin vers la première division pour relater l’incident qui venait de se produire et les conditions d’Ichigo Kurosaki. Byakuya se perdit une fois de plus dans ses pensées :
« Ichigo ! Depuis quand te vois-je autrement ? Tes yeux hantent mes nuits, ton corps, ton âme, tout me pousse vers toi. Non, tu n’es plus l’enfant que j’ai rencontré il y a une dizaine d’année, mais un homme droit et fier, sur de toi et de tes choix ! Quand est-ce que j’ai commencé à t’aimer ? Ichigo… si je pouvais te dire tout ce que je ressens… mais tes pensées sont tournées vers « lui », n’est ce pas ? «
°OoO°
Ichigo entendit le cliquetis de clefs. Il releva son visage neutre. Il vit s’approcher Soi Fong et Kuchiki.
— Le capitaine-commandant t’attend !
Ichigo se releva sans mot dire et suivit sans faire d’histoire les deux capitaines. Il nota au passage que ses geôliers ne lui avaient pas retiré ses menottes spirituelles. Ils étaient maintenant entourés de nombreux shinigamis prêt à intervenir en cas de problèmes.
Les portes de la salle de réunion des capitaines s’ouvrirent. Ichigo contempla les 10 capitaines qui avaient rejoint leurs places. Il traversa la haie de moitié et fit face à Ukitake. Après un petit silence, celui parla :
— Kurosaki Ichigo, le capitaine Kuchiki m’a fait part de votre désir de retourner sur le plan des humains. De plus, il m’a informé que vous étiez prêt à le faire par la force si nous n’accédions pas à vos désirs… Nous ne vous avions pas arrêté. Loin de nous cette idée, mais d’après le rapport que nous avons reçut sur la dernière bataille contre les Evil soul, il semble que vous soyez quelque peu devenu incontrôlable…
Le vizard considéra l’homme en face de lui, puis, levant ses poignets toujours menottés, il lui dit :
— Et c’est quoi ces menottes ? Comment vous sentiriez-vous si à votre réveil vous vous trouviez enfermé dans une cellule ? Que suis-je pour vous ? Suis-je juste un outil que vous utilisez quand vous en avez l’utilité. Y-a-t-il une inscription sur mon front qui dise : «Dangereux ! Veuillez uniquement briser la glace en temps de guerre » ? J’en ai assez de tout cela. Maintenant, je souhaite retourner auprès de ma « famille ». Je n’ai pas ma place ici. Je vous laisse vous occuper de vos affaires, j’ai les miennes à résoudre !
— Voulez-vous dire par là que vous refusez de nous aider ?
— Je veux dire que pour l’instant, nos intérêts sont communs… mais je ne recevrai aucun ordre de la Soul Society et tolérerait encore moins la présence de shinigamis autour de moi. Alors, pour moi, cette conversation est close. Veuillez me retirer mes menottes !
— Je voulais vous faire une proposition… je désirai vous proposer le poste de capit…
— La ferme ! s’écria le roux.
La colère commençait à se refléter dans son regard.
— Pour la dernière fois… veuillez me retirer mes menottes ! Il avait articulé le dernier mot clairement.
— Nous…
Ichigo, n’en pouvant plus de ces tergiversations, commença à libérer son reiatsu. La pièce fut vite remplit par l’aura meurtrière du jeune homme. Des flammèches noires entouraient son corps, ses yeux s’étaient transformés et ses pupilles étaient devenues noir et or. L’atmosphère de la pièce devenait suffocante. Les menottes explosèrent sous la pression et le vizard put enfin bouger librement. La force qu’il dégageait était pour le moins impressionnante. Maintenant que les menottes spirituelles n’étaient plus, son reiatsu circulait librement. Il eut un sourire féroce.
— Je vous conseille fortement de ne pas m’approcher… si vous ne souhaitez pas à avoir à en subir les conséquences.
Ukitake et Kyoraku sortirent immédiatement leurs lames des autres capitaines… mais Ichigo avait déjà brisé la porte et s’était enfuit. Il avait utilisé son bankai et se déplaçait beaucoup plus vite que ses poursuivants qui avaient été prient par surprise. Il put ouvrir le senkaimon, emprunta le dangaï et se volatilisa hors de la Soul Society.
°OoO°
Ichigo savait qu’il allait avoir toute la Soul Society à ses trousses alors il décida de ne pas aller voir son père où toute autre personne qu’ils savaient qu’il connaissait comme Urahara etc. Il dissimula son reiatsu et dissipa son bankai.
Il se dirigea donc vers l’endroit où tous les vizards s’étaient regroupés. Il vit qu’il n’y avait plus personne. Ils étaient tous partis. Il ne restait dans l’appartement que son gigaï. Il décida de rester là… de toute façon, personne ne connaissait cette cache.
Il comprit qu’il devrait lutter seul. Il aurait vraiment aimé savoir ce qui s’était passé durant son rapt ! Il alla dans sa chambre et s’assit sur le lit. La tête entre les mains, il ne pouvait s’empêcher de pester contre tout ce qui s’était passé dernièrement… la douleur revint, impitoyable.
Des larmes vinrent rouler le long de ses joues. Un sanglot éclata enfin, bruyant, déchirant… Il s’allongea sur le lit et s’y recroquevilla. Il posa ses mains contre son visage. Il se sentait si seul, jamais il ne s’était senti aussi seul et aussi perdu qu’en ce moment là. Ses larmes se tarirent doucement et il finit par s’endormir…
« Ichigo… eh Ichigo réveille toi ! s’écria Shinji. ‘tain, pourquoi je t’emmène dans un lieu pareil si tu t’endors !
— Excusez moi… fit la voix ensommeillée d’Ichigo
— Tu es fatigué ?
— J’avoue que je suis encore groggy. Tes pilules ont un drôle d’effet.
— Regarde plutôt… et Shinji lui montra l’immensité de la mer devant eux.
Le soleil se couchait et Ichigo put voir les couleurs qui s’y mélangeaient. Doucement, la nuit fit place à un somptueux couché de soleil puis la lune apparût. Shinji laissa échapper un petit rire narquois :
— Que t’arrive-t-il encore ? marmonna Ichigo.
— J’aurai jamais cru qu’un jour j’emmènerai un type voir un coucher de soleil de façon « si romantique ».
— Tu crois que je perdrai cette bataille ?
— T’es con parfois ! Enfin souvent… Tant que je serai là, je t’empêcherai de perdre la raison. Ichigo… je ne suis pas doué pour ce genre de chose… Mais veux-tu reconsidérer ma demande. Veux-tu sortir avec moi ?«
Le shinigami le regarda avec surprise. Le vizard, lui, l’observait avec beaucoup de sérieux. Son sourire ironique avait quitté son visage. Il n’était pas mal à l’aise d’avoir fait une déclaration à un autre homme, alors qu’il était considéré comme un véritable coureur de jupon. Non, il attendait patiemment la réponse du jeune homme près lui.
— Shinji… tu sais qu’en ce moment je ne suis pas au mieux de ma forme et je pense être plus un poids pour toi qu’autre chose. Ne m’en veux pas… Mais, je refuse de me servir de toi…
— Connard ! Je m’occupe déjà de toi ! Disons qu’on mettrait dans le programme une partie plus « agréable » à notre relation actuelle. A moins que mon âge soit un obstacle ? Où plutôt que je sois blond ? T’as quelque chose contre les blonds ?
— Crétin…
Ichigo prit son visage entre ses doigts et plaça sa bouche sur la sienne pour un chaste baiser, tout cela juste pour le faire taire !
— C’est ta réponse ?
— …
Shinji s’assit sur les genoux de l’homme qui lui faisait face et passa ses mains autour de son cou et l’embrassa. C’était doux et chaud.
— Je t’aime, Shinji.
— Moi aussi, grand crétin… Il souriait, moqueur, mais son regard exprimait une grande tendresse.
— Fais-moi une promesse !
— Laquelle ?
— Celle que nous resterons toujours ensemble.
— Arhhh… gamin ! Si ça peut te faire plaisir… On n’est pas prêt de se quitter. Je resterai toujours auprès de toi. … Toujours et pour toujours, avait-il soupiré au creux de son oreille.
Ils étaient resté une partie de la nuit sur la plage et avait fait l’amour pour la première fois dans ce lieu inconfortable.
Ichigo ouvrit lentement les yeux. Ses larmes coulèrent à nouveau.
— Menteur, souffla le shinigami. Tu es parti… Je fais quoi maintenant sans toi ?

Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)