Un passé encombrant 9

Isshin était dans son bureau et essayait d’abattre la meule de courrier que son vice-capitaine avait posée sur son bureau. Franchement, ce côté-là de la fonction de capitaine ne lui plaisait pas plus que ça ! Il soupirait… quand soudainement, il sentit comme un picotement familier en lui. Pas quelque chose de désagréable, mais une sensation familière… longtemps oubliée.

Il posa son crayon et fronça les sourcils. Qu’est-ce que cela pouvait être ? Il laissa les sensations le pénétrer… Depuis quelques nuits déjà, il ressentait quelque chose de semblable, mais n’avait jamais pu déterminer ce que cela pouvait être, si ce n’est qu’une incroyable nostalgie l’étreignait.

Il ferma les yeux. La sensation se fit lentement plus forte. Il haussa un sourcil. Habituellement, les choses restaient toujours au même stade, mais là… Sa perception de l’énergie, car c’était de cela dont il était question, se faisait insidieusement plus intense. Son cœur s’accélérait au fur et à mesure de la montée par vagues du reiatsu.

Isshin se leva brutalement et s’écria :

— Ichigo ?

Il ne pouvait pas le croire et pourtant… Cette énergie spirituelle, il la reconnaîtrait n’importe où ! Il traversa son bureau et bouscula deux shinigamis de sa division. Il s’excusa brièvement mais il était concentré sur les effluves de l’énergie spirituelle qui suintait vers lui. Il se retrouva dehors et se laissa guider par son instinct. Grâce au shunpo, il se retrouva devant la cour de la 11e division.

— Ikkaku ?

La voix était surprise… Que faisait ce reiatsu ici au sein de la 11e division ? Il traversa les bureaux de la 11e pour se retrouver soudainement devant Ikkaku, suivi d’un Byakuya Kuchiki, d’un Grimmjow Jaggerjack et d’un Shinji Hirako miniatures. Il en resta stupéfait. Madarame, lui, semblait contrarié de voir Isshin dans ses locaux.

— Je peux t’aider, Isshin ? demanda Ikkaku.

— Où est mon fils ?

La voix d’Isshin était froide et brève.

— De quoi parles-tu… Il est mort !

— Te fous pas de moi. Je n’ai pas le cœur à m’amuser, Ikkaku. Où est-il ?

— Ce n’est pas le moment…

— Écoute, je sens son reiatsu depuis plusieurs jours, et d’ailleurs il devient plus puissant chaque jour et là, je sens qu’il est prêt à exploser. Si tu ne m’amènes pas près de lui tout de suite… Tu pourrais le regretter, et tu vas mettre sa vie en danger inutilement. Je ne le permettrai pas. DONC ! Où est-il ? Je te le demande pour la dernière fois !

Isshin laissait échapper son puissant reiatsu. Les trois jeunes étudiants se sentirent étouffer. Ikkaku culpabilisa, surtout que lui aussi sentait qu’Ichigo était proche de la rupture. Il fronça les sourcils et se tourna vers les trois jeunes.

— Vous n’êtes pas en sécurité ici. Retournez au dojo et dites aux hommes qui sont dans les bureaux d’aller aussi dans le dojo. Je vous rejoindrai tout à l’heure !

— Mais Ichi… fit Byakuya d’une voix suppliante.

— Vous ne discutez pas et vous obéissez ! Sa voix était sombre.

— Haï, Taïcho !

Les trois adolescents s’éloignèrent en prenant soin de prévenir chacun de la situation. Le capitaine de la 11e division se tourna vers celui de la 10e et lui fit emboîter le pas. Ils étaient arrivés devant la porte du bureau d’Ikkaku quand une énergie spirituelle formidable les écrasa tous les deux. Ils entendirent craquer les murs de la 11e division. Les deux capitaines se regardèrent, hagards. Jamais, au grand jamais ils n’avaient ressenti une énergie spirituelle comme celle-ci.

Isshin réagit d’instinct et fracassa la porte devant lui. La pièce avait pris une couleur rouge… Celle d’un shinigami ayant perdu le contrôle de son reiatsu. Il plia sous la force de cette énergie et avança péniblement dans le bureau. Soudain, il vit sur sa droite un fauteuil où une petite forme était allongée. Elle semblait souffrir car son corps se tordait sous l’emprise de sa propre énergie. Il se rapprocha du corps et resta stupéfait en découvrant le visage du petit… Ichigo enfant.

Soudain, les yeux du garçon s’ouvrirent. Le désespoir y régnait, mélangé à de la colère et à de la peur. Il ne l’avait pas vu. Isshin posa une main rassurante sur l’épaule du petit garçon et se pencha vers lui pour le calmer. L’enfant tourna alors la tête vers lui. Il vit une lueur de reconnaissance dans ses yeux et il l’entendit murmurer : « Papa » avant qu’il ne s’évanouisse.

Isshin prit le petit corps contre lui et le serra contre sa large poitrine. Kami-sama, merci ! pensa-t-il. On lui rendait son fils ! Des larmes d’émotion coulèrent de ses grands yeux bruns. Il berça la forme enfantine contre lui et lui chanta les berceuses qu’il lui chantait lorsqu’il était enfant et effrayé par les fantômes, par les gros chiens ou par Tatsuki, qui lui mettait des raclées au dojo… Isshin y mit toute sa tendresse.

Peu à peu, l’énergie se fit moins étouffante… Puis l’air de la pièce devint à nouveau respirable. Finalement, Isshin se retrouva à tenir dans ses bras un enfant endormi, calé contre son buste. Il se redressa et porta le petit de telle façon qu’il puisse s’asseoir avec lui dans les bras. Isshin s’installa sur la banquette libre et posa Ichigo sur ses genoux. Il ébouriffa tendrement la masse de cheveux orange indisciplinée. Ses larmes coulaient toujours et une tendresse très forte perçait dans ses gestes.

Ikkaku se mordit les lèvres et se dit qu’il allait passer un sale quart d’heure avec le capitaine de la 10e qui était, sous son air calme et gentil apparent, très effrayant et très fort… certainement l’un des plus forts capitaines à l’heure actuelle, songea Ikkaku. Il lui faisait penser à Kenpachi, les instincts meurtriers en moins… Sauf s’il s’agissait d’Ichigo ! Tant pis. S’il devait mourir aujourd’hui, il le ferait avec classe et avec beaucoup de plaisir.

— Ikkaku ?

La voix d’Isshin était un peu brisée…

— Humm… fit simplement le chauve.

— Cela fait longtemps que tu t’occupes de lui ?

Un petit silence s’installa. Mais le capitaine de la 11e ne se défila pas devant la question et décida d’être honnête avec l’homme en face de lui. Il avait levé ses yeux bruns vers lui et l’observait sans démontrer d’agressivité. Seule l’émotion d’avoir retrouvé son fils filtrait. Ikkaku ne voulait pas le blesser en le prenant pour un imbécile. Il décida de lui dire la vérité… mais seulement à lui !

— Depuis presque un an !

Isshin plissa les yeux et posa à nouveau son regard sur l’enfant endormi. Tout à coup, ils entendirent des bruits de pas précipités. Isshin et Ikkaku levèrent la tête pour rencontrer trois visages inquiets et interrogateurs.

— Entrez ! fit Ikkaku. Comment vont les hommes ?

— Euh… beaucoup se sont évanouis… murmura Byakuya.

Ce dernier avait posé son regard sur Ichigo dans les bras d’Isshin. Il passa au-dessus de la porte détruite et se plaça devant Isshin, les deux autres sur ses talons. Tous scrutaient l’orangé pour ensuite observer le capitaine impressionnant que représentait Isshin Kurosaki.

— Vous êtes tous revenus… Impressionnant ! murmura Kurosaki.

— Pas la peine de lui mentir à lui…

Byakuya avait plongé ses yeux froids dans ceux de l’ancien père d’Ichigo et lui demanda d’une voix que Byakuya Kuchiki adulte n’aurait pas reniée :

— Et maintenant, que comptez-vous faire ? Allez-vous à nouveau lui imposer VOS choix ?

— BYAKUYA ! hurla Grimmjow.

Ce dernier lui donna un coup de coude.

— C’est à un capitaine que tu t’adresses !

On sentait de l’inquiétude percer dans sa voix.

Isshin plissa ses yeux noisette et observa le jeune homme. Quand il plongea ses yeux dans les siens, il vit nettement le regard de Byakuya Kuchiki. C’était lui qui s’adressait à lui au travers de sa nouvelle identité. Le capitaine de la 10e division répondit dans le même ton :

— Je suis heureux de te revoir… et content que tu aies tenu ta promesse ! Je n’ai pas l’intention de lui faire quoi que ce soit !

— Je ne te crois pas !

— Tu doutes de ma parole ?

— Lorsque tu l’as ramené à la Soul Society la dernière fois, c’était contre son gré… Et aujourd’hui tu l’as retrouvé. Tu ne vas pas me dire que c’est pour le garder gentiment ici ou le laisser avec sa grand-mère !

— Sa grand-mère ?

— Ichigo a une nouvelle vie maintenant, alors ne lui fais pas rejoindre le Goteï 13 à cause de vos histoires. Cela va le perturber encore plus.

— Byakuya… murmura Isshin entre ses dents, menaçant. Si j’ai ramené Ichigo au Goteï 13, c’était pour son bien. Toi-même, pour mémoire, tu l’as harcelé pour qu’il revienne.

— Je ne l’ai pas harcelé et quand je suis venu pour le voir, je n’ai jamais essayé de le forcer d’aucune manière. À l’époque, il était en pleine dépression et je ne veux pas qu’il y replonge.

— Comment oses-tu me dire cela… Que je sache, tu étais bien content qu’il rejoigne la 6e division.

— Ce n’était pas sur une demande express de ma part. Et tu sais très bien qu’entre lui et moi, il y a eu beaucoup de tensions… qui n’ont fait que le perturber davantage pendant un petit moment !

Isshin ricana entre ses dents…

— Et pourtant, tu en as profité !

Byakuya rougit légèrement. Ses yeux étaient devenus noirs sous le coup de la colère. Son reiatsu commença à trembler légèrement. Les deux autres étudiants écoutaient l’échange, stupéfaits. Ikkaku haussa un sourcil. Ce gamin allait se manger toute la colère d’Isshin en deux temps trois mouvements. Ce n’était pas la dernière heure d’Ikkaku mais celle du jeune Byakuya.

— Profiter ?

La voix de Byakuya était descendue d’une octave sous la tension qui l’agitait.

— Isshin, qu’appelles-tu profiter ? Le fait de ramasser à la petite cuillère un homme qui a été le plus fort combattant que la Soul Society ait jamais eu ? Le fait d’être là pour ramasser sa colère et son amertume ? Le fait de réapprendre à une âme blessée ce qu’est le goût de la vie ? Je sais que je t’ai agressé par mes paroles incorrectes à la base… Mais ce que je recherche et ce pourquoi moi, Hirako ou Grimmjow sommes ici, c’est pour le protéger et qu’on arrête de se servir de lui comme s’il s’agissait d’une marionnette dont on peut tirer les ficelles, jusqu’à ce qu’elles se cassent. Qui est-ce qui va ramasser les morceaux à nouveau ? Tu me trouveras super protecteur… Je m’en fiche ! Ichigo va avoir seulement 12 ans. Et je refuse… je refuse qu’on l’exploite à nouveau.

La voix de Byakuya se cassa légèrement.

— Il vit en pleine confusion depuis qu’il a retrouvé quelques souvenirs. Je sais que ce n’est pas tout dans son ensemble et je ne le lui souhaite pas ! Alors… veillez, pour une fois, à ne pas être maladroit ou à ne pas vous laisser emporter dans votre élan. Ne lui faites pas porter un poids beaucoup trop lourd à soulever pour un gamin de 12 ans !

— Et ton poids à toi… Est-il plus facile à soulever ?

Byakuya haussa un sourcil de surprise et posa un pied en arrière. Ces paroles, dites doucement, eurent plus d’impact qu’un coup.

— Byakuya… Je n’ai pas l’intention de le perturber d’aucune manière que ce soit. Je ferai mon possible pour l’aider. Cependant, son reiatsu a dû résonner dans toute la Soul Society. Que ce soit moi ou Ikkaku, nous devrons le présenter au Soutaïcho et tu le sais très bien !

Byakuya baissa la tête et se mordilla fébrilement la lèvre inférieure. Isshin, voyant ce geste de nervosité, fut surpris. Le Byakuya qu’il connaissait ne montrait pas de si grandes expressions ni des yeux aussi inquiets.

— Que va-t-il lui arriver ? murmura-t-il enfin.

Il leva la tête vers le capitaine de la 10e division.

— Je le protégerai autant que je le pourrai. Tu comprendras que nous devons l’aider à maîtriser la puissance qu’il possède. Ikkaku l’a, je pense, aidé dans la limite de ses possibilités. Maintenant, il y a une autre prise en charge qui doit se faire, et je pense que l’Académie lui apportera beaucoup. Le Soutaïcho pensera la même chose… Vous êtes à l’Académie ? demanda Isshin aux trois étudiants.

Les trois jeunes hochèrent la tête et le capitaine reprit :

— Bien ! Alors ce sera votre mission de le protéger et de l’aider à s’équilibrer. Faites de votre mieux et tout votre possible.

— Que vas-tu faire maintenant ? demanda Ikkaku.

— Tu vois une autre solution autre que de l’emmener chez Ukitake ?

Ikkaku observa son vis-à-vis et secoua la tête.

— Non. Comme tu l’as dit… son reiatsu a dû se sentir dans toute la Soul Society. Et ils savent certainement qu’il est ici !

— Attends-toi à ce que le Soutaïcho te demande des explications Madarame.

L’interpellé haussa ses épaules. Pour lui, c’était secondaire… Il improviserait le moment venu. Il se dirigea vers Ichigo et s’accroupit devant le jeune garçon et le regarda avec un mélange de tendresse et de pitié.

— Franchement, Ichigo… t’as le chic pour te fourrer dans de sacrées situations !

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Ichigo se réveilla péniblement. Il ouvrit les yeux et eut la surprise de constater qu’il se trouvait dans une pièce inconnue. Il se redressa et s’assit sur le grand lit. Le roux observa avec beaucoup d’attention la pièce où il se trouvait. C’était une grande pièce avec de grandes portes ouvertes sur un jardin. Il se leva avec précaution et trottina sur le sol en bois parfaitement ciré. Le garçon tourna la tête dans tous les sens et vit qu’il y avait peu de meubles, mais qu’ils étaient d’une autre facture que ceux se trouvant chez sa grand-mère.

Il fronça les sourcils… Où était-il ? Il entendit glisser le shoji derrière lui et se retourna brutalement. Il rencontra alors le regard brun d’un homme très grand. Les yeux de ce dernier se remplirent de larmes et une certaine joie s’inscrivit sur ses traits. Ichigo se recula, surpris.

— Qui êtes-vous ? demanda Ichigo d’une voix vacillante.

Sur le coup, Isshin fronça les sourcils en entendant la question.

— Tu ne me reconnais pas ?

Le gamin secoua la tête de gauche à droite et murmura un non tremblant. Il avait reconnu l’haori. Sa mémoire lui revint d’un coup. Cet homme était son père dans sa vie précédente, mais il refusa de laisser transparaître le fait qu’il l’avait reconnu. Il avait peur ! Ce n’était pas Ikkaku, et Ikkaku lui avait dit de faire comme si de rien n’était avec tout le monde.

— Je suis Isshin Kurosaki… Et je suis le capitaine de la 10ème division.

— Où… où est Ikkaku ?

— Il est avec le Soutaïcho actuellement. Il viendra te voir dès qu’il aura fini son entretien.

— Oh ?

Ichigo fronça les sourcils et demanda, soucieux :

— Ikkaku n’aura pas de problème à cause de moi ? Je sais qu’il n’avait pas le droit de me prendre avec lui. Que c’est interdit !

— Ne t’inquiète pas pour lui… Il va bientôt revenir et tu pourras lui poser tes questions.

Isshin regarda l’enfant et lui demanda doucement :

— N’aurais-tu pas faim ?

L’estomac d’Ichigo protesta violemment, et une rougeur s’installa sur ses joues. Tout à coup, la porte vola dans la pièce d’à côté. Yuzu et Karin apparurent à côté du capitaine. Les deux jeunes femmes regardèrent, stupéfaites, le jeune garçon.

— C’est pas possible ! s’exclama Karin.

— J’ose à peine y croire… la voix de Yuzu était brisée par l’émotion.

Ichigo se recula. Trop d’émotions étaient en train de lui monter à la tête. Il fronça les sourcils et, quand elles voulurent s’approcher de lui, ses yeux devinrent phosphorescents. Une grande tension s’était accumulée en lui et c’était le seul moyen qu’il avait de se protéger de tous les éléments qui lui revenaient en tête.

Les deux femmes s’arrêtèrent net. Isshin posa une main sur une épaule de chacune de ses filles. Et leur murmura…

— Laissez-le pour l’instant. Il ne se rappelle rien et il est confus.

— Mais… mais c’est lui ! balbutia Yuzu.

— Oui… mais lui ne se rappelle pas alors laissez-le tranquille. Vous lui faites peur et moi aussi apparemment.

Ichigo sentait son reiatsu fluctuer. Il fronça les sourcils et essaya de se calmer. Quand tout à coup, il sentit non loin de lui un reiatsu qu’il aurait reconnu entre mille. Il s’écria :

— Byakuya !

Il se redressa et passa comme une flèche devant son ancienne famille. Ils se retournèrent et virent le brun à la porte. Il portait sa tenue d’étudiant de l’Académie et ses cheveux étaient tirés en une queue de cheval. Il observait calmement le roux qui se précipitait vers lui. Il ouvrit les bras et Ichigo se jeta sur lui. Byakuya referma ses bras autour du plus petit et lui parla de manière réconfortante.

Les yeux anthracite rencontrèrent les yeux bruns du capitaine. Byakuya lui dit :

— Nous allons rentrer maintenant. Je pense qu’il a vécu suffisamment d’émotions pour aujourd’hui !

— Vous ne voulez pas rester ici ?

— Non… Nous avons des familles et elles vont s’inquiéter. De toute façon, vous savez où nous trouver.

Hirako et Grimmjow étaient apparus à côté du brun. Tous les trois les fixaient d’un regard de défi. Karin et Yuzu avaient reconnu Hirako.

— Mais… mais vous êtes… l’ancien petit copain de…

Son père posa une main sur la bouche de Karin !

— Excusez-la !

— Il n’y a pas de mal…

Les trois jeunes hommes s’inclinèrent et prirent congé. Ichigo se retourna juste avant de partir et fixa quelques secondes son ancien père. Il finit par lui adresser un sourire timide et s’enfuit à la suite des trois étudiants qui quittaient les locaux de la dixième division en silence.


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