Ichigo avait le cœur battant à tout rompre, tandis que la bouche de Sôsuke glissait à la naissance de son cou. Un frisson le parcourut lorsque la langue rugueuse caressa sa peau, comme si c’était la meilleure chose qu’elle eût goûtée de toute sa vie. Le jeune homme tenta de repousser Aïzen en balbutiant :
– Sôsuke… que… pourquoi maintenant ?
– Je n’ai pas le temps de t’expliquer…
Le roux fronça les sourcils jusqu’à sentir deux mains se glisser sous son kimono et en défaire la ceinture, exposant plus largement sa poitrine nue. Aïzen se redressa et observa un instant le visage empourpré du jeune homme. Son expression désemparée l’attendrit brièvement, mais sa soif devait être étanchée, et seul Ichigo avait le pouvoir de le désaltérer.
Sôsuke se pencha de nouveau, mais la main d’Ichigo bloqua son front, l’empêchant de l’embrasser.
– Dis-moi pourquoi…
– Ne me désires-tu pas ?
– … si…
– Où est le problème ?
Pour Ichigo, il n’était pas difficile de comprendre pourquoi il n’accédait pas à ses avances. Tout allait trop vite, c’était brutal et inattendu… Cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus, et Aïzen débarquait comme s’ils s’étaient quittés la veille, comme s’ils avaient une relation normale.
– Je ne suis pas d’accord… Ce serait un viol…
Aïzen se redressa, s’assit au bout du lit et demanda d’un ton sombre :
– Ichigo… je suis le dominé et… je suis consentant… De plus, ils ont l’intention de supprimer notre relation…
Le jeune homme ouvrit la bouche, puis la referma, consterné. Le roux était abasourdi. Depuis quand pouvait-on casser un mariage entre loups-garous ? Un sourire se forma sur les lèvres d’Aïzen, qui se pencha avec une grâce féline vers son mari déboussolé. Sa bouche caressa doucement le lobe de l’oreille du roux, qui frissonna malgré lui. La voix, si chaleureuse, de Sôsuke mit Ichigo sur ses gardes.
– Je veux que nous ayons quelque chose qu’ils ne puissent pas détruire…
– Ils veulent détruire…
– Notre relation… répéta doucement le capitaine de la cinquième division.
– C’est impossible… souffla le roux, qui avait maintenant le front collé à celui d’Aïzen.
La proximité de Sôsuke réveilla quelque chose chez le jeune homme, qui enroula malgré lui un bras autour des épaules de son mari. Les yeux d’Ichigo se modifièrent, provoquant la même réaction chez Aïzen. Comme si elles avaient une vie propre, les doigts d’Ichigo soulevèrent les lunettes pour rencontrer directement le regard de miel. Sans vraiment s’en rendre compte, ces dernières tombèrent mollement sur le lit, tandis que ses doigts poursuivaient leur exploration dans les mèches fauves.
Les yeux d’Ichigo suivaient la progression de sa main, avant de retrouver le regard changeant de son mari, attentif. Le jeune homme ne savait pas vraiment ce qu’il faisait ; seul son instinct le guidait. Comme un appel auquel il ne pouvait résister, Ichigo enfourcha le corps de son mari et suspendit son visage au-dessus du sien.
— As-tu l’intention enfin de consommer notre union ?
— Haï…
Un sourire rampa sur les lèvres d’Aïzen ; Ichigo ne se lassait pas d’admirer son mari. Sans ses lunettes, Sôsuke était sexy en diable. Il le désirait, et c’est sans hésiter que le jeune homme prit les lèvres de son mari à pleine bouche. Sa timidité s’était envolée ; si elle pouvait rester loin de lui encore un moment…
Ses bras entouraient les épaules puissantes de son homme, qui lui tenait fermement la taille. Le cœur d’Ichigo se mit à battre plus lourdement. Son désir grandissait. Les mains d’Aïzen virevoltaient, et le haut du vêtement glissa des épaules d’Ichigo, qui l’observait les paupières mi-closes. Le jeune homme ne fut pas en reste et, d’un geste un peu plus maladroit, fit glisser l’haori de la cinquième division pour s’attaquer au shihakushô de son mari.
— Tu n’as pas peur ?
— Terriblement…
— Tu veux continuer ?
Les yeux du jeune homme, où brillait un désir brut, hochèrent la tête. Sans un mot, Sôsuke se pencha et embrassa le torse nu de son amant.
— Laisse-moi te faire découvrir… laisse-moi faire… Ichigo…
La langue d’Aïzen caressait le mamelon, qui se durcissait inexorablement sous ces caresses taquines, tandis que son autre main cajolait l’autre téton. Ichigo était électrisé par ses attouchements, plus troublé encore qu’il ne l’était déjà par l’arrivée inattendue de son mari.
Ichigo rejeta les mèches soyeuses de Sôsuke en arrière, incapable de ne pas le trouver de plus en plus sexy. Son corps tremblait ; il voulait plus… sans savoir définir exactement son besoin. Sôsuke vit l’agitation gagner Ichigo et demanda, sensuel :
— Voudrais-tu… autre chose ?
Seul un hochement de tête répondit. Sôsuke fit basculer le corps de son mari sur le matelas et se suspendit au-dessus de lui.
— Dis-moi ce que tu veux… j’accéderai à tous tes désirs…
— Tout ?
— Tout…
— …
— Dis-moi, Ichigo…
La langue d’Aïzen caressait le lobe de l’oreille d’Ichigo, qui frissonna sous la caresse tendre et sensuelle. Ichigo sentait le contact brûlant de la chair contre la chair. Les doigts d’Aïzen firent glisser les derniers vêtements d’Ichigo sur le sol.
Transporté par un maelström d’émotions, le jeune homme se laissa emporter, tandis que la bouche de Sôsuke couvrait son corps de baisers. Ses joues s’empourprèrent lorsque la main experte fit glisser son sexe entre ses doigts. Mais lorsque les bras d’Aïzen s’enroulèrent autour de ses cuisses pour le coincer et le bloquer contre le matelas, Ichigo voulut repousser son mari.
— Que fais-tu ? Lâche-m…
Mais Sôsuke faisait mine de ne rien entendre. Ichigo haleta lorsque la bouche d’Aïzen l’avala en entier. Son corps se mit à vibrer, et c’est de façon désordonnée qu’il essaya de se libérer de la prise de son amant.
— Arrête…
— Pas question…
Le roux rougit violemment et faillit assommer Sôsuke en essayant de s’échapper.
— Lâch…
— Non… tu vas tout connaître… je veux tout connaître…
— Mais… mais…
Une très forte pression des mains de Sôsuke le bloqua sur le matelas. Paniqué, Ichigo vit la tête brune se pencher à nouveau sur son anatomie. Il voulut se libérer, mais cette fois-ci, Aïzen, exaspéré, employa un sort d’emprisonnement. Il se redressa et observa Ichigo intensément.
— Comment veux-tu que je te fasse l’amour, si tu veux m’assommer à chaque fois que je te touche ?
— Libère-moi !
— Non… à moins que tu ne me promettes d’être sage…
Sôsuke fronça les sourcils, son regard s’accrochant à celui d’Ichigo.
— Tu ne veux plus de moi… tu veux renoncer ?
— Non !
— Alors ?
— Tu… vas…
— Trop vite ?
Aïzen retira son sort et se redressa en s’ébouriffant les cheveux.
— Comment veux-tu que je reste calme ? Cela fait presque quatre mois que nous sommes mariés et il ne s’est strictement rien passé ! Nous nous voyons peu, et nous sommes obligés de le faire en cachette à présent… Je n’aime pas cette situation… Je veux enfin être à toi ! Ne ressens-tu pas la brûlure que je ressens ? Je suis le seul à souffrir de ce mariage non consommé ?
Ichigo rougit et voulut répliquer, mais Sôsuke glissa un regard noir vers le jeune homme, lui interdisant par la même de parler.
— J’ai pris un risque pour te rejoindre…
— Je le sais…
— Alors pourquoi ?
Le roux se redressa pour se coller contre Sôsuke, qui se raidit. Ce dernier déclara, les dents serrées :
— Arrête de m’allumer… J’ai un mal fou à me contrôler… Je veux…
— Tu veux ?
— Toi !
Aïzen se retourna d’un bloc vers le jeune homme, qui le regardait, indécis.
— Ichigo, recule… je vais partir…
Mais à peine Sôsuke fit-il un mouvement pour se débarrasser du roux qu’il se sentit tiré presque violemment en arrière. Lorsqu’il ouvrit les yeux, surpris, il rencontra ceux, presque phosphorescents, de son mari. Ichigo souffla difficilement :
— Pourquoi ne me laisses-tu pas le temps ?
— Nous n’en avons pas…
Lentement, le jeune homme rampa sur le corps encore habillé d’Aïzen et défit les vêtements un à un.
— Si tu continues, tu sais ce que cela signifie, Ichigo ?
— Sôsuke… je ne suis pas toi. Si je suis maladroit… ne viens pas te plaindre ensuite !
— Je ne me plaindrai pas…
— Très bien…
Ichigo sentit une brûlure violente l’assaillir. Sa peur et sa volonté avaient réussi à lui faire occulter le mal qui le rongeait, mais les paroles presque désespérées d’Aïzen avaient réveillé en lui un instinct qu’il ne pensait pas posséder.
D’abord hésitantes, ses mains effleurèrent le corps de Sôsuke, qui lui semblait si parfait. Puis, prenant de l’assurance en observant le visage de son mari se détendre, le jeune homme s’enhardit, parcourant sa peau de ses lèvres. Ses dents grignotèrent la chair ferme, et c’est avec délectation qu’il suça le mamelon, qui se tendait sous sa caresse.
Les mains d’Ichigo hésitèrent, puis descendirent sans qu’il s’en rende vraiment compte. Elles pétrirent les fesses musclées de son homme, tandis qu’il s’enhardissait à descendre encore, le long des abdominaux bien dessinés. Avec un certain plaisir, sa langue pénétra le nombril de Sôsuke pour l’explorer, avant de souffler un air frais qui le fit gémir.
Sôsuke était impatient, mais tenta de toutes ses forces de rester calme. Les hésitations d’Ichigo et sa façon presque innocente de l’explorer ne faisaient qu’attiser son désir. L’homme ferma les yeux lorsqu’enfin, Ichigo caressa son sexe à pleine main. Cela faisait si longtemps qu’il attendait.
Le roux avait le cœur battant à tout rompre, mais il savait qu’il devait préparer son partenaire. Il se redressa, tendit ses doigts vers Sôsuke et murmura d’une voix enrouée :
— Suce mes doigts…
Sans un mot, les yeux plantés dans ceux d’Ichigo, Sôsuke lécha consciencieusement les doigts du jeune homme, n’hésitant pas à faire des mouvements suggestifs de va-et-vient avec le bout de la langue. Les yeux d’Ichigo avaient définitivement pris leur couleur cognac, et c’est presque en grondant qu’il rejoignit la langue de Sôsuke sur ses doigts. Sôsuke encercla le cou du jeune homme et l’embrassa à pleine bouche.
Ils étaient pris de vertige devant la force de leur désir. Aucun des deux ne voulait revenir en arrière. Ichigo, à quatre pattes au-dessus de son mari, plaqua son bassin contre le sien et enserra leurs deux sexes pour les caresser d’un même mouvement. Le plaisir qu’il ressentit fut si puissant qu’il haleta contre la bouche de Sôsuke. Les joues du jeune homme s’enflammèrent sous le coup de l’émotion.
Sôsuke se laissa glisser sur l’oreiller et sentit bientôt des doigts lui caresser l’intérieur des fesses. Ichigo demanda, inquiet :
— Euh… combien… non… as-tu été un dominé avant ?
— Jamais…
Ichigo suspendit ses caresses, incrédule, et voulut reculer. Mais Aïzen gronda :
— Si tu arrêtes maintenant tes caresses… je te tue !
— Mais…
— Ichigo… dominé, dominant… je m’en fous ! Viens…
Les paroles étaient étouffées par la colère contenue. Sôsuke reprit, plus sombre encore :
— Si tu refuses, je prends les choses en main…
— C’est impossib…
Aïzen repoussa Ichigo contre le matelas et, tandis qu’il caressait du bout du nez la peau tendre du cou du roux, s’introduisit les doigts en lui-même. Ichigo voulut le repousser et discuter, mais Aïzen n’en pouvait plus… et c’est presque sans préparation qu’il s’empala doucement sur le sexe tendu d’Ichigo.
Ce dernier le regarda, stupéfait, surtout en voyant la grimace de douleur de l’homme.
— Tu es fou…
— C’est de ta faute…
Ichigo ne pouvait rien faire, cloué sur le matelas, si ce n’est observer le visage de Sôsuke, qui se détendait difficilement. Pourtant, il commença à bouger, et Ichigo se sentit tressaillir. La sensation soyeuse et serrée autour de son sexe le fit gémir sourdement. Aïzen continua lentement, puis augmenta peu à peu le rythme. Ichigo voyait son regard devenir vitreux, entre douleur et plaisir. Sans réfléchir, le jeune homme prit le membre toujours tendu de Sôsuke et le caressa fermement.
Sôsuke avait voulu prendre les choses en main. Les premières minutes furent difficiles, mais il ne voulait pas abandonner ; il avait trop attendu. Son cœur cognait douloureusement sous sa poitrine, tout comme son anus qui le lançait. Son corps bougeait presque malgré lui : il aurait voulu gémir de douleur, mais sa fierté l’en empêchait.
Pourtant, au bout de quelques minutes, le plaisir le gagna… toujours mêlé à une certaine douleur, mais peu à peu il se sentit consumé par une fièvre sourde. Il observa les traits de son amant, qui haletait de plus en plus fort sous l’assaut du plaisir. Leurs regards se rencontrèrent, brûlants.
Lorsque Ichigo caressa son sexe, Sôsuke trembla et finit par s’arrêter de bouger, le souffle trop court, la passion l’écartelant. Ichigo se redressa sur ses coudes, et Aïzen enroula ses jambes autour du jeune homme, ses bras encerclant des épaules plus frêles que les siennes. Pourtant, c’est la force d’un homme qui le souleva pour reprendre le mouvement régulier, presque obsédant. Sôsuke se sentait tellement bien, désormais, avec le sexe d’Ichigo en lui, ne faisant qu’un, emporté par la même fièvre.
— Je suis amoureux de toi… Sôsuke…
Et comme pour sceller ses paroles, Ichigo mordit à nouveau la marque sur l’épaule de son amant. Pas violemment, comme l’aurait fait un loup-garou, mais tendrement, comme un homme amoureux.
— Je me sens venir, Ichigo…
— Moi aussi… ensemble ?
Un léger sourire effleura les lèvres de l’homme, qui hocha la tête. Ichigo et Sôsuke se séparèrent et caressèrent leurs membres plus rapidement pour jouir ensemble. Ils s’aspergèrent de leurs semences dans un dernier gémissement, qui mourut dans le dernier baiser qu’ils échangèrent.
Ichigo observa le torse taché d’Aïzen, puis le sien, et rougit légèrement.
— Je… je vais chercher quelque chose pour essuyer…
Le jeune homme se leva sans oser regarder son amant. Il quitta la chambre si vite qu’Aïzen n’eut pas le temps de le retenir. Ichigo tremblait en entrant dans la salle de bain. Son cœur cognait encore, affolé, mais il se sentait faible, pour une raison qu’il ignorait. Il sursauta quand deux bras encerclèrent ses épaules et qu’une bouche explora son cou.
— Attends-moi… prenons une douche ensemble…
Ichigo rejeta la tête en arrière et se laissa envahir par le bien-être qui l’assaillait. Il se sentait tellement heureux et… libéré. Sôsuke poussa gentiment, mais fermement, Ichigo sous la douche. La porte en bois se referma doucement. Ichigo vit deux bras actionner la robinetterie, tandis que le corps de Sôsuke se plaquait contre le sien. Le roux sentait le membre de son amant se tendre à nouveau, et son sexe se gonfla par réaction. Lorsqu’Ichigo se tourna vers Sôsuke, il ne chercha pas d’excuses et n’esquiva pas les sensations qui l’envahissaient… Désormais, seul comptait son besoin d’Aïzen.
°°0°0°°
Ichigo se rapprocha un peu plus du corps de Sôsuke. Celui-ci avait laissé la fenêtre entrouverte pour la nuit. Une brise fraîche s’était engouffrée par l’interstice, et comme son amant bloquait la couverture avec sa jambe, Ichigo n’avait plus trop le choix. Quoique, pour son plus grand bonheur, Sôsuke le tira contre lui plus étroitement. Ichigo vit, entre ses paupières, que son amant dormait toujours et replongea lui-même dans les bras de Morphée.
°°0°0°°
Renji fronça les sourcils : où était passé Ichigo ? L’étudiant traversa rapidement le couloir pour se retrouver devant la chambre du roux. Il frappa discrètement à sa porte ; connaissant le mauvais caractère du jeune homme, autant ne pas le mettre déjà de mauvaise humeur. Aucune réponse. Pourtant… il ne l’avait pas vu… ni au réfectoire, ni dans aucun couloir, et son reiatsu indiquait clairement qu’il se trouvait dans sa chambre.
Le jeune homme poussa la porte et se figea. Renji vit Ichigo et Aïzen Sôsuke dans le lit, étroitement enlacés. Ce dernier, d’ailleurs, ouvrit les yeux et rencontra les siens. Renji ouvrit la bouche, mais Aïzen posa un doigt sur ses lèvres en signe de silence. L’étudiant hocha simplement la tête et quitta les lieux pour retourner au réfectoire.
— Renji ! Tu as retrouvé Ichigo ? demanda d’Hinamori.
— Oui… il va arriver d’ici quelques minutes. Apparemment, il ne se sentait pas bien ; il va arriver un peu en retard.
— Ah ? Je vais aller…
— Non, Hinamori… laisse-le ! Tu sais comment il peut être…
Renji se grattait nerveusement le haut du front. En voyant arriver Shûhei et Uryû, il leur proposa de partir devant pour prendre leur petit-déjeuner. Hinamori voulut tout de même se diriger vers la chambre d’Ichigo, mais Shûhei l’attrapa par les épaules et la poussa devant.
— Allez, Momo-chan… honneur aux dames… passe devant !
Renji remercia, dans son for intérieur, Hisagi pour son initiative. L’étudiant quitta les lieux après un dernier coup d’œil vers la porte, un léger sourire aux lèvres.
°°0°0°°
Sôsuke finissait de s’habiller lorsqu’il rencontra le regard de son mari. Aïzen se pencha et ramassa ses lunettes. Il s’installa sur le bord du lit, caressa les cheveux de son amant et murmura :
— J’essaierai de passer te voir rapidement.
— Je serai dans la division de Kenpachi… la semaine prochaine…
Les doigts suspendirent leur mouvement un instant, et un soupir résigné troubla le silence.
— Pourquoi as-tu refusé la mienne ?
— Sôsuke… si je te rejoignais…
— J’ai compris…
Sôsuke se pencha et effleura les lèvres d’Ichigo. Il replaça ses lunettes sur son nez et se dirigea vers la fenêtre. Ichigo se leva et attrapa son kimono qu’il tenait d’une main. Il voulait retenir le capitaine de la cinquième division par n’importe quel moyen. Il ne voulait plus le voir partir.
— Je reviendrai, Ichi…
— Je t’attendrai…
Après un dernier baiser, à la fois passionné et tendre, Aïzen quitta les lieux discrètement, sans bruit… comme s’il s’était agi d’une illusion. Ichigo referma étroitement le tissu autour de lui et baissa la tête. Il commençait à regretter amèrement de ne pas avoir choisi la cinquième division.

Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)