Ichigo déposa ses enfants à l’école. C’était le même rituel tous les matins et pourtant, son humeur était différente ce matin-là. La journée lui semblait plus lumineuse. Il ressentait cette légère excitation qui faisait battre son cœur plus vite. Comment allait se passer sa journée ? Pour une fois, il n’éprouvait pas cette lassitude qui le guettait tous les matins.
Il gara sa voiture sur le parking de l’entreprise et se dirigea rapidement vers son bureau. Il portait des lunettes légèrement fumées. Il n’avait pas envie qu’on voie cette lueur qui traversait ses yeux — et qui ne le quittait pas depuis qu’il s’était vu, le matin même, devant la glace. Il s’arrêta à la machine à café pour s’en prendre un.
Lentement, il se dirigea vers son bureau en sirotant le liquide noir et fumant. Ichigo vit que Mashiro et Nell étaient déjà à leurs postes de travail. Elles le saluèrent chaleureusement. Ichigo voyait bien qu’elles avaient envie de lui poser des questions, mais il n’avait pas envie d’exposer quelque chose de si « neuf » à leurs regards. C’était son jardin secret, après tout.
Il s’installa devant son écran et regarda brièvement sa boîte mail. Elle était vide. Ichigo eut un petit sourire et tapa rapidement un court message, tandis que ses collègues curieux n’étaient pas encore arrivés.
De : Kurosaki Ichigo — Conception & Réalisation
À : Ukitake Jyuushirô — Direction des ressources humaines
Sujet : (aucun)
Bonjour Jyuushirô,
Je me posais une question ce matin… Tu me demandais si j’avais conscience de toutes les conséquences de mes actes. Sache que c’est quelque chose que je désire ardemment. J’ai toujours dû mesurer mes actes, n’ayant jamais la liberté de choisir ! Cette fois-ci… je me donne le choix d’exister pour moi. Égoïste ? Peut-être… Mais je pense que cela vaut la peine de vivre cette histoire, qu’importe où elle nous mènera.
Je ne me suis pas senti aussi vivant depuis plusieurs années.
Je te tiens au courant pour « notre » soirée…
Passe une bonne journée… et peut-être à plus tard.
Ichigo
Ichigo envoya rapidement son message et se concentra sur son écran.
Kisuke passa alors à côté de lui et le convoqua dans son bureau. Ichigo s’installa sur le siège faisant face à celui du blond.
— Je reviens de chez Yama-jii !
Ichigo regarda sa montre, surpris.
— Mais…
— Eh oui… Lorsque je disais « au matin », c’était « au matin ». Comme il n’avait plus le temps avec toutes ces réunions avec Ukitake. Ppppfff, je le plains vraiment… ces histoires de succursales !
— Succursales ?
— Bah… vous serez tous au courant à un moment donné ou à un autre. Enfin… le vieux est « conquis » par ta démo. Du coup, j’ai l’honneur de te dire que tu vas avoir plus de boulot !
— Pardon ?
— Tu es au courant que nous avons reçu les licences pour pouvoir promouvoir certaines retranscriptions cinématographiques en jeux… Eh bien, j’ai l’honneur de te dire que nous avons reçu l’approbation pour 80% des projets. Donc, le vieux veut que ce soit toi qui t’occupes des introductions et des démos.
— Mais… ça représente combien de jeux, en prévision ?
— Pour cette année, compte que tu as une dizaine de films en prévision.
— Pas possible…
— Sache que tu as toujours tes autres projets à boucler… Ne t’inquiète pas : tu auras de l’aide si tu n’arrives pas à tout boucler. Tu viendras me voir !
— Ouais…
Ichigo se leva et se dirigea vers la sortie.
— Tu pars déjà ?
— Avec tout ce que tu viens de me dire, j’ai plutôt intérêt à m’y mettre tout de suite ! J’espère que le vieux pensera aussi à une prime.
— Je lui en ai déjà parlé, mon ami…
— Vraiment ?
— Tu me connais !
Kisuke avait pris un air rusé, et un sourire qui en disait long sur les négociations avec le vieux — pour le service également — s’étalait sur son visage.
— Bon, je retourne bosser !
— Ichigo…
Le roux se retourna et leva un sourcil interrogatif vers le blond.
— Dis-moi… que se passe-t-il en ce moment dans ta vie ?
— Pardon ?
— Oui… Je sens qu’il se passe quelques petites choses, mais je n’arrive pas à savoir quoi exactement. Tu me le dirais si tu avais des problèmes ?
— Oui… bien sûr, fit l’orangé, hésitant.
— Bien… Allez ! Retourne bosser, et fais-moi passer pour l’esclavagiste que je suis !
Ichigo se dirigea vers son bureau et se mit au travail. Il reçut peu de temps après les différents projets sur lesquels il devait travailler. Il prit son téléphone et composa le numéro d’Uryû.
— ‘lut !
— Bonjour, Ichigo.
— Je viens de recevoir les dossiers de votre bureau. Je ne sais pas si t’as vu… mais il me manque la moitié des informations. Comment tu veux que je travaille ? Pas un seul projet n’est abouti. J’ai déjà pas mal de taf’, alors si tu me donnes des trucs pouraves comme ça, tu peux toujours aller te faire voir pour que je fasse quelque chose !
— Va te plaindre à Mayuri. C’est lui qui a fait les dossiers. Moi, je ne suis pas au courant.
— ‘tain… celui-là, c’est une calamité ! À chaque fois, j’ai des problèmes… C’est pas la peine que je te demande de transmettre le message ?
— Attends, tu imagines l’effet que ça va avoir… Autant te plaindre ouvertement comme tu as l’habitude de le faire !
— Bon, si y a pas d’autres moyens… Pourquoi ce n’est pas toi qui t’en charges d’abord ?
— Parce que ces projets sont importants et tu te doutes bien que notre chef veut récolter tous les honneurs. Comme si tu n’en avais pas conscience !
— J’arrive !
Ichigo était passablement sur les nerfs. Il raccrocha et croisa les yeux de Kisuke, d’Ikkaku, de Grimmjow et de Love…
— Un problème ? demanda doucement Kisuke.
— Je peux commettre un meurtre ? grinça Ichigo.
— Mayuri ? se moqua légèrement Ikkaku.
— Bingo ! Vu la tronche qu’Ichigo nous fait… et vu son état de nerfs… on va encore bien rigoler.
— Vous pouvez me dire POURQUOI, à chacun de mes projets, il faut que je tombe sur lui ?!
— Parce que tu es un génie, mon petit Ichigo, et que l’autre veut tous les projets intéressants ! Alors tu risques d’aller le voir encore longtemps ! Tiens, je suis sûr qu’il doit t’attendre impatiemment en ce moment ! Il doit être étonné, d’ailleurs, de ne pas te voir débarquer.
— J’y vais !
Ichigo attrapa la liasse de documents et se dirigea vers la porte. Il traversa le couloir comme une fusée. Tous savaient où se dirigeait l’oranger et chacun voulut se rapprocher du bureau R&D !
Ukitake devait se rendre au bureau C&R et fut surpris de l’agitation qui régnait dans le couloir. Il fut rejoint par Shunsui Kyoraku.
— Oh… tu vas aussi voir Kisuke ?
Il vit les dossiers que Jyuushirô tenait dans les mains.
— Oui… et je dois aussi faire le recrutement d’un nouvel élément pour son service.
— Oh ? Débordé ? Shunsui était moqueur.
Ils prirent tous les deux la direction du bureau de Kisuke. Shunsui soupira en voyant les bandes jaunes et noires que Kisuke avait installées sur la porte de son bureau.
— Celui-là, alors… Il est vraiment bizarre quand il s’y met !
— Ne te plains pas et avance…
— Oui… C’est vrai qu’il y a quelqu’un à qui tu tiens, maintenant, ici.
Ukitake ne lui répondit que par un doux sourire, et ils entrèrent dans le bureau.
Tous se tournèrent vers eux et leur adressèrent de larges sourires. Des « bienvenue ! » assez tonitruants retentirent.
— Ouah… quel accueil ! murmura Shunsui.
— Quelle motivation ! fit la voix moqueuse de Kisuke. Au boulot, vous tous ! Et que quelqu’un fasse du café pour calmer Kurosaki !
— Euh… c’est un excitant, le café, remarqua Shunsui.
— Que se passe-t-il avec Kurosaki-kun ? demanda Ukitake, légèrement inquiet.
Grimmjow se leva en s’étirant et lança, avec un clin d’œil :
— Il est personnellement allé dire bonjour à Mayuri…
— Ouais ! Tiens… on lance des paris, les gars.
Tout le service se leva, portefeuille à la main. Love prit son carnet et proposa :
— Qui dit que Kurosaki lui renverse son bureau sur la tronche ?
— Nan ! fit Ikkaku. Trop prévisible…
— Alors, cette fois-ci, on parie que Mayuri s’en sort sans une égratignure ? proposa Yumichika.
— Impossible ! s’exclamèrent-ils tous en même temps.
— Moi, je tiens le pari, rétorqua Nell avec un grand sourire.
— Tu prends les cotes, Love. Sortez les biftons, les gars…
Shunsui et Ukitake étaient coi devant la scène surréaliste. Ils virent même Kisuke sortir son portefeuille. On se serait crus dans une salle de paris plutôt que dans un bureau de programmeurs. L’ambiance était chaude.
— Bon, vous venez dans mon bureau… Y a plus qu’à attendre gentiment que Kurosaki revienne pour connaître le résultat. Ukitake, ne reste pas planté comme ça. Suis-moi ! Au fait, les gars : vous demanderez au bureau R&D sur quoi ils ont parié, et vous nous donnerez le résultat de notre pari.
Très surpris, les deux autres cadres suivirent Kisuke.
Une fois la porte refermée, Kyoraku demanda au blond ce qu’il se passait exactement. Urahara prit un air moqueur et sortit son éventail…
— C’est simple, en fait. C’est à Ichigo que l’on donne les projets les plus sensibles, compliqués, ou tous les projets qui sortent de l’ordinaire. Le vieux adore son boulot, et il n’est pas le seul. Le souci, c’est que Mayuri — d’où nous parviennent les projets sur lesquels Ichi doit travailler — lui fourgue toujours la moitié des données. Pas qu’il ne sache pas le faire… mais c’est simplement pour faire chier Ichigo, qu’il ne peut, somme toute, pas blairer ! Donc, Ichigo doit toujours quémander les informations… mais plus le temps passe, plus ça devient violent entre eux ! Je me demande si un jour ils ne vont pas s’entretuer, ces deux-là ! Faudra qu’on fasse un pari là-dessus, tiens !
— Mais… c’est affreux, murmura Jyuushirô.
— Nan, c’est super ! Ça met de l’ambiance dans nos deux bureaux, et surtout ça nous permet de parier ! Tu vas pas nous gâcher notre plaisir, hein ? En plus, ce matin, Kurosaki devait être en forme… je l’ai vu enfiler ses lunettes avant de sortir !
— Il est toujours aussi violent ? demanda Shunsui.
— Ichigo ? Non… ce gars est assez calme… sauf quand on place Mayuri dans son champ de vision. C’est un peu comme si on mettait un drapeau rouge devant les yeux d’un taureau. Disons que ce cher Kurotsuchi prend un certain plaisir à mettre notre tranquille père de famille hors de lui, depuis des années. À la base, il faut dire qu’il était dans son service et que ça ne lui a pas plu qu’il demande à rejoindre notre bureau !
— Tout s’explique ! fit Shunsui.
Finalement, ils se mirent à parler du sujet principal de la conversation : l’ouverture de nouvelles succursales et le recrutement de nouveaux graphistes.
Au bout d’une demi-heure, ils entendirent un hurlement de joie féminin. Kisuke fronça les sourcils et murmura :
— J’ai l’impression que Nell a gagné. Merde ! C’est impossible… normalement ! Qu’est-ce qu’il a, ce type, depuis une semaine ?
Shunsui jeta un coup d’œil moqueur à Ukitake qui, voyant le regard de son ami, rougit légèrement. Il rougit d’autant plus quand il entendit Shunsui déclarer :
— Il faut laisser un certain charme agir !
— Quel charme ? demanda Kisuke, interrogateur. Si vous avez des informations sur Kurosaki, il faut me le dire. Tout changement dans sa vie bouscule tous mes pronostics. Je suis sûr que vous savez quelque chose !
— Non… non ! assura Ukitake, légèrement gêné par le regard inquisiteur de Kisuke et l’air moqueur de Shunsui.
— Je dois en avoir le cœur net !
Il prit son combiné téléphonique et composa le numéro de poste d’Ichigo.
— Kurosaki ?
— Oui ! répondit la voix légèrement énervée du roux.
— Petite question… Vous n’avez pas balancé un coup de poing à Mayuri, ou retourné son bureau, ou insulté, ou fait n’importe quoi de répréhensible à notre cher responsable R&D ?
— Non… C’est pas l’envie qui me manquait, par contre !
— Tu m’étonnes… Pourquoi ?
— Quoi ?
— J’ai perdu mon pari ! maugréa Kisuke. Alors qu’est-ce qui t’en a empêché ?
Petit silence.
— Toi, il faut que je te voie après !
— Suis occupé !
— Bien sûr, bien sûr !
— Écoute, Kisuke, j’ai un dossier complet, alors tu m’excuses, mais je retourne bosser.
— Très bien, comme tu voudras.
Ils raccrochèrent et Kisuke agita son éventail devant son visage, pensif.
Ichigo était exaspéré des déclarations de son chef. Il s’en moquait, de ses magouilles. Puis il vit le regard de tous ses collègues. Grimmjow s’était approché de lui.
— Tu sais qu’Ukitake est avec Kisuke, actuellement ?
— Ah ?
— Tu vas être heureux de le voir…
— Boucle-la et bosse ! Ça changera…
Ichigo s’était rembruni et vit que tous retournaient à leurs écrans. Il se replongea à nouveau dans sa programmation. Il devait commencer du début : autrement dit, bonjour la montagne de calculs.
Il ne vit pas sortir le trio de cadres du bureau de Kisuke, tout à son travail. Ukitake et Kyoraku voulurent partir discrètement… Ils savaient que moins le blond en saurait, mieux ce serait ! Et comme Ichigo paraissait plongé dans ses planches… autant être discrets.
Mais c’était sans compter sur Kisuke, qui alla se planter devant l’orangé.
— Bon. Alors, explique-toi !
Ichigo leva lentement la tête, observa son chef quelques secondes, puis se replongea dans ses algorithmes.
— Arrange-toi avec Nell… Elle a gagné !
— Tu lui en as parlé, ce matin ?
— Non…
— T’es amoureux ! lâcha Kisuke.
Ichigo laissa son stylo en suspens dans les airs et leva la tête pour croiser le regard noir d’Ukitake.
— C’est un constat ou une question au hasard pour découvrir la vérité ? demanda calmement l’orangé.
— Tu me caches quelque chose et je découvrirai quoi… non, qui. Parce qu’il n’y a que l’amour qui fasse faire des choses stupides !
— Tu sais de quoi tu parles, Kisuke. On sent l’expérience derrière tout ça ! se moqua Ichigo.
— Ne te moque pas ! Je le découvrirai.
— Mais oui… mais oui ! répondit calmement le roux.
Ichigo retourna à ses calculs. Ses yeux avaient brièvement rencontré ceux d’Ukitake : une lueur amusée flottait dans son regard. Une compréhension muette passa entre eux, l’espace d’un instant.
Finalement, Shunsui pressa Kisuke vers la porte, et ils quittèrent le bureau. Grimmjow donna une claque dans le dos d’Ichigo.
— T’as eu chaud aux fesses, mon gars ! Si Kisuke le découvre, t’auras plus de vie… ni lui, d’ailleurs !
— Justement, c’est l’occasion pour que vous la boucliez, vous tous !
Un murmure de protestation parcourut le bureau. Ils se résignèrent au silence, car ils savaient que, dans le genre « tirer certains avantages d’une situation »… Urahara était très fort.
Ichigo se retourna enfin vers son écran et consulta ses messages. Son cœur battit un peu plus vite : il avait reçu un message de Jyuushirô.
De : Ukitake Jyuushirô — Direction des ressources humaines
À : Kurosaki Ichigo — Conception & Réalisation
Sujet : (aucun)
Ichigo,
Je suis heureux de voir que tu tiens autant que moi à cette relation. Égoïste ? Non. Je pense que la plupart du temps, les gens pensent d’abord à eux-mêmes, avant leurs obligations. En suivant mes pas, et en suivant les tiens, nos chemins se sont croisés… Comme toi, je vais me laisser porter par nos sentiments et suivre les caprices du destin.
Je vais faire en sorte que notre relation soit préservée car, comme toi, cela fait un moment que je ne me suis pas senti aussi vivant. Je peux même affirmer avoir l’impression de retrouver mes vingt ans.
J’attends ton message avec impatience, concernant la date de notre futur rendez-vous.
Passe également une bonne journée.
Jyuushirô.
Ichigo eut un léger sourire. Il ferma le courriel et sortit de sa boîte de réception. Il sortit ensuite son portable et téléphona à sa mère.
— Allô ? dit la voix douce de Masaki.
— Oka-sama ! répondit Ichigo.
— Ichigo… je suis contente que tu m’appelles. Est-ce que tu vas bien ? Comment vont mes petits-enfants ?
— Oui, je vais très bien, et les enfants se portent à merveille.
— J’en suis heureuse. Je suis étonnée que tu m’appelles. Que se passe-t-il ?
— Oka-sama… je peux vous demander un service ?
— Bien sûr ! Demande-moi ce que tu veux… je ferai mon possible.
— Serait-il possible que vous gardiez les enfants pour une nuit ?
— Mais bien sûr, j’en serai ravie. Quel soir ?
— Quand cela vous arrangera.
— Hum… je suppose que c’est pour un rendez-vous galant, non ?
— Je ne peux rien vous cacher… oui !
— Oh… je la connais ?
— Non !
— Bon, si tu ne veux pas m’en parler… mais n’hésite pas !
— Je vous en parlerai certainement. Pour l’instant, j’ai juste besoin que vous les gardiez le temps d’une nuit.
— Ok… C’est ton père qui va être content !
— J’imagine.
— Tu veux qu’on les garde samedi ?
— J’ai prévu d’aller au zoo avec eux.
— On va les emmener. Ichigo… profite un peu de ton temps libre pour le passer avec ta petite amie. Ce n’est pas facile d’avoir un peu d’intimité avec trois enfants ! Vous aurez bien assez tôt bien des problèmes à régler. Je suis certaine qu’elle appréciera de passer un week-end tranquille avec toi. Tu sais, papa et moi, on se faisait beaucoup de souci pour toi. Mais là, je suis vraiment soulagée !
Ichigo rougit légèrement. Il ne voulait pas inquiéter ses parents. Ils discutèrent encore un moment et, finalement, Ichigo et sa mère se mirent d’accord : les enfants resteraient chez leurs grands-parents jusqu’au dimanche après-midi.
Quand il raccrocha, Ichigo écrivit immédiatement à Jyuushirô.
De : Kurosaki Ichigo — Conception & Réalisation
À : Ukitake Jyuushirô — Direction des ressources humaines
Sujet : Date
Jyuushirô,
Je viens de discuter avec ma mère et elle se fera un plaisir de garder mes enfants, de vendredi après-midi jusqu’au dimanche soir, vers 17 h ! Je pense que, ce week-end, nous aurons le loisir de pouvoir discuter sans être bousculés. À moins qu’une partie ne soit déjà prise… Donne-moi tes disponibilités. Au fait : qui se charge des réservations ?
J’attends ta réponse,
Ichigo

Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)