Ichigo sentait qu’on le secouait. Il ouvrit les yeux difficilement et croisa le regard inquiet d’Hisanna.
— Oh mon Dieu, Ichigo… Tu m’as fait peur. Tu es brûlant de fièvre et on n’arrivait pas à te réveiller.
— Désolé… chuchota-t-il.
— Tu ne peux pas aller bosser comme ça. On a appelé ton chef de service pour l’avertir.
— Les enfants ?
— Byakuya les a emmenés à l’école. J’attends le médecin de famille, il va arriver.
— Bien…
Les yeux d’Ichigo ne voulaient plus rester ouverts. Il les ferma. La clarté lui faisait mal aux pupilles. Il voulait juste dormir. Il entendit vaguement une porte qui s’ouvrait et la voix de sa mère inquiète l’appeler. Il s’endormit à nouveau. Ichigo voulait juste oublier les derniers événements et qu’on le laisse en paix !
°0°0°
Jyushiro était à son bureau quand la porte s’ouvrit. Il vit passer Urahara, accompagné d’un homme avec de longs cheveux bruns. Il avait de la distinction et il semblait plutôt froid.
— Yo, Jyuu-chan. Je suis passé pour te dire que Kurosaki ne sera pas là pendant quelques temps.
Jyushiro se sentit pâlir.
— Que se passe-t-il ?
L’homme impassible haussa un sourcil et lui répondit froidement :
— Nous n’en savons rien pour l’instant. Hier soir, nous avons eu une conversation assez « pénible ». Enfin, surtout pour mon beau-frère…
Ukitake haussa un sourcil interrogateur
— Je te présente Byakuya Kuchiki, le beau-frère d’Ichigo Kurosaki et, accessoirement, un de mes amis.
— J’aime beaucoup le mot accessoire ! marmonna Byakuya.
— J’ai su aussi qu’il passait chef de clan. Donc, faudra penser à le remplacer définitivement. Dans combien de temps, Bya-kun ?
— Un mois…
— Franchement, vous auriez pu m’en parler avant.
— Je ne l’ai su qu’hier ! protesta Byakuya.
— Mais entre nobles, y’a pas des bruits qui courent ? Franchement, je comprends pourquoi Kurosaki était bizarre. Moi qui pensais qu’il était amoureux.
— Mais, il l’est ! répondit Byakuya, placide.
Kisuke se tourna alors vers le noble.
— C’est pas vrai ! Et de qui ?
— Cela ne te regarde en rien… De toute façon, je ne sais que son prénom et je ne l’ai pas su directement de lui. C’est Tamaki qui m’en a parlé ce matin.
— Dis-le-moi, je te dirai tout de suite de qui il s’agit.
Jyushiro n’écoutait plus. Il tapotait doucement son bureau et son esprit était tourné vers Ichigo et ce qu’il lui avait dit la veille.
Il nageait en pleine confusion lorsque ce dernier l’avait appelé. Il avait l’impression de suivre sans pouvoir rien faire, ni rien dire, de prendre un train en marche. Il n’était pas de nature à se laisser porter par les événements et là, il avait l’impression de ne rien maîtriser.
Mais, savoir Ichigo aussi mal… Mon Dieu… qu’avait-il dit au jeune homme. Il devait lui aussi se débattre dans un tas de problèmes complexes dont il était sur, il n’avait pas la moindre idée. Il n’avait pas eu peur d’exposer sa sexualité et lui comment il réagissait ?… Mais qu’est ce qu’il pouvait être… Il se leva.
Urahara se tourna vers lui.
— Ça ne va pas, Jyushiro ? demanda Urahara.
En entendant le prénom, Byakuya sursauta. En voyant le teint livide de l’homme, il comprit à qui il avait affaire. Il ne s’attendait pas du tout à ce que l’homme que son beau-frère aimait ressemble à cela.
— Tu pourrais sortir un instant, Kisuke ? Je peux vous parler Kuchiki-sama ?
— Bien sur !
— Attend Jyuu-chan…
— S’il te plaît, Kisuke !
— Ok… Je vais aller voir Shunsui.
— Fais donc !
— Tu me rejoins tout à l’heure Bya-kun ?
— Je pense rentrer… Hisanna est très inquiète.
— Comme tu veux ! On se revoit bientôt… Salut !
Byakuya entra dans le bureau et ferma la porte. Il posa ses yeux anthracite dans les yeux marron tellement foncés d’Ukitake qu’il avait cru au premier abord qu’ils étaient noirs. C’était franchement un bel homme qui respirait la distinction et la douceur. Son expression reflétait maintenant une réelle inquiétude.
— Je… je suis.
— Vous êtes l’amant de mon beau-frère ?
— Oui…
— Je l’ai compris en voyant votre regard et le prénom que Kisuke a employé.
— Je voudrais le voir…
— Vous allez quitter votre travail ?
— Je vais m’absenter. J’ai besoin de le voir. Hier, soir il m’a appelé et je n’étais pas bien. Je lui ai dit certaines choses que je n’aurai pas du. Je pense que c’est cela qui le rend malade.
— Oh… Déjà des disputes ?
Jyushiro leva son visage vers celui de Byakuya et une longue mèche de cheveux blancs glissa sur son épaule.
— S’il vous plaît. Il est inutile de faire ce genre d’observation. Je vous demande juste où il se trouve.
— Il est chez moi…
— Puis-je le voir ?
Byakuya observa l’homme devant lui. Le visage s’était tendu et il était clair qu’il ne se laisserait pas intimider par la noblesse de son interlocuteur. Et puis, pourquoi serait-il impressionné par lui, il sortait déjà avec Ichigo.
Le silence devint pesant et finalement, Byakuya hocha la tête. Ukitake prit son téléphone et appela le bureau de Sasakibe.
— Sasakibe-san. Je vais devoir m’absenter une partie de la matinée, j’ai un problème personnel important à régler.
— …
— Non, mais je dois rentrer d’urgence.
— …
— Bien. A tout à l’heure.
Ukitake, prit sa veste sur son siège et se tourna vers Byakuya.
— Je vous suis.
— Vous prendrez la même voiture que moi. Je vous ferai reconduire.
Jyushiro baissa un peu les yeux pour regarder l’homme plus jeune et si arrogant. Pas qu’il ne l’aimait pas, mais il se dégageait un je ne sais quoi de non-humain de lui. Il se demanda comment Kisuke pouvait s’entendre avec lui ?
Ils se déplacèrent dans les couloirs et certains bruits commencèrent à circuler. Jyushiro se rendit compte qu’une des mèches de ses cheveux était restée coincée dans sa veste, et il fit un mouvement de la main pour la détacher, ce qui entraîna un regard stoïque sur lui.
— Vous les portez incroyablement longs.
Kisuke observa un instant l’homme brun et se dit que lui-même aimait porter ses cheveux longs. Il finit par lui répondre en sortant de la cage d’ascenseur.
— J’ai toujours aimé les porter longs et j’avoue ne plus me rendre compte de la longueur qu’ils ont. L’habitude, j’imagine…
Ils traversèrent en silence le parking souterrain. Byakuya observait l’homme plus vieux marcher à côté de lui. Il respirait la force tranquille. Il n’avait rien à voir avec ce qu’il s’était représenté. Dans sa tête, Ichigo devait sortir avec un gars comme lui… Quoiqu’il ne reprochait rien à son beau-frère, mais son look d’éternel adolescent, ne lui avait jamais laissé présager rien de bon. Mais de le voir en chair et en os… Enfin bref, il allait devoir mettre un rouleau adhésif sur la bouche de sa femme.
Jyushiro monta dans la voiture avec chauffeur du noble. Il s’installa sur la sellerie en cuir doré et observa l’extérieur. Il n’avait pas envie de jouer la politesse. De toute façon, il n’avait pas envie de jouer un rôle. Il resterait lui-même.
— Excusez-moi… Mais puis-je connaître votre nom ?
— Je m’appelle Jyushiro Ukitake.
— Ukitake… C’est un nom de clan ça!
Jyushiro se retourna de surprise vers Byakuya. Plus personne n’utilisait vraiment ce terme en parlant de sa famille.
— Exact !
— Qui est le chef de clan de cette famille ?
— Moi… Mais, nous ne nous considérons plus comme un clan.
— Pourquoi ? Votre famille est aussi ancienne que la mienne. Bien sur, si votre grand-père avait fait des choix plus judicieux…
— Vous savez mettre les gens à l’aise !
Byakuya avait parlé pour lui-même et rougit.
— Excusez-moi…
Le reste du trajet se fit dans le silence. Jyushiro avait posé sa tête sur son bras replié contre la vitre. Ses longs doigts jouaient avec ses cheveux.
Jyushiro sortit de la voiture et ne fit absolument pas attention à la maison devant lui. Seul l’état de son amant l’intéressait. Son cœur se mit à battre très vite. Il monta les escaliers et arriva dans un très grand hall.
Byakuya marchait à côté de lui. Une porte s’ouvrit quelque part dans la maison et des pas précipités se firent entendre. Ukitake leva les yeux et rencontra une petite femme brune suivit plus calmement par un couple plus vieux.
— Bya, lança Hisanna… Ichigo est vraiment très mal…
Elle stoppa net et regarda l’homme élégant qui se trouvait devant elle. Elle prit le temps de le saluer et fut bientôt suivie par le couple, qui paraissait également inquiet.
— Que se passe-t-il au sujet d’Ichigo ?
— Le médecin n’est pas capable de nous dire ce qu’il a ! Il a dit que c’est du surmenage et que c’est quelque chose de psychologique, car il n’a rien…
— Bonjour Isshin et Mazaki.
— Bonjour Byakuya…
Byakuya se tourna alors vers Ukitake et le présenta à l’assemblée qui semblait attendre.
— Je vous présente Ukitake Jyushiro. Il est le « petit » ami d’Ichigo.
Il avait appuyé sur le terme « petit » car l’autre devait être plus grand que lui de quelques centimètres.
— Ukitake-sama, je vous présente mon épouse Hisanna ainsi qu’Isshin et Mazaki Kurosaki, les parents d’Ichigo !
Jyushiro en aurait presque gémi de frustration. Rien… rien dans cette relation n’était normale. Il se résolut à présenter ses respects et le père d’Ichigo se dirigea vers lui et lui donna une accolade qui, il crut sur le coup, allait lui déboîter l’épaule.
Isshin se fit alors houspiller par sa femme qui lui dit qu’il n’avait vraiment aucun savoir vivre.
— Attends, Mazaki… Je lui souhaite la bienvenue dans la famille.
— Si c’est pour le tuer à la première rencontre, ce n’est pas la peine.
Elle foudroya son mari du regard. Puis elle se tourna vers Jyushiro.
— Veuillez excuser mon mari qui n’a absolument pas de manières. Je vous souhaite également la bienvenue dans notre famille.
— Merci beaucoup.
Jyushiro essayait de garder son calme, mais la seule chose qu’il voulait pour l’instant c’était voir Ichigo. Cela devait paraître dans ses yeux car Mazaki le prit par la main et l’entraîna à sa suite.
— Venez, je vais vous emmener le voir !
— Mazaki ! Pourquoi tu ne veux jamais me tenir la main à moi ? fit Isshin, jaloux.
— Parce que tu fais suffisamment l’imbécile comme ça !
— Moi ?! hurla Isshin. Je ne fais jamais l’imbécile. Et tu dois le respect à ton mari.
Isshin avait pointé un doigt en avant et son autre poing était posé sur sa hanche.
— Euh… fit Hisanna. Et si on allait prendre un thé ?
— Ouais… Allons à la cuisine nous réchauffer un peu !
— Pardon ? fit Hisanna.
— Isshin… on n’est pas au manoir Kurosaki !
— Et alors ?
— On ne mange et on ne bois pas dans la cuisine ici.
— Dommage ! Au moins, tu serais moins coincé à l’heure actuelle.
Byakuya rougit et le foudroya du regard. Isshin lui colla alors une claque dans le dos et entraîna Hisanna dans la cuisine. Cette dernière jeta un coup d’œil en arrière et vit son mari se tenir l’épaule, ayant l’air de souffrir atrocement.
Byakuya jura par les Dieux de l’Enfer qu’il enverrait rôtir Isshin et sa cuisine et tout ce qu’il pouvait représenter dans un trou bien profond. Il était sur que son épaule était démise.
°0°0°
Mazaki ouvrit la porte et lui fit signe d’entrer.
— Le médecin est sorti tout à l’heure. Il est juste fatigué.
— Merci…
— Prenez votre temps !
Jyushiro la remercia par un nouveau signe de tête et s’approcha du lit où le jeune homme dormait.
Ce dernier était allongé sur le côté. Il avait les sourcils froncés et il était recroquevillé en position du fœtus. Ukitake tourna sur lui-même et vit une chaise près de la fenêtre. Il la porta à côté du lit et s’installa juste à côté du jeune homme.
La veste de pyjama était un peu grande pour lui et il semblait plus frêle qu’à l’habitude. Jyushiro sentit les remords le ronger et se dit que sa bêtise lui faisait parfois dire certaines choses qu’il ne devrait franchement pas dire. Il soupira et fit glisser ses doigts dans les mèches courtes.
Ichigo grogna dans son sommeil. L’homme reprit son balayage de ses cheveux lentement. Il était si fragile… Son cœur se gonflait de tendresse au fur et à mesure qu’il le regardait. Ichigo finit par se réveiller et leva lentement ses yeux vers lui. Il vit tout de suite de la tristesse dans ces derniers.
— Ichigo… Pardonne-moi.
— Que fais-tu là ?
— Ichigo… Quand j’ai su ce matin que tu étais très mal, j’ai voulu te voir immédiatement…
— Pourquoi ?
Le ton était un peu froid, mais ses yeux n’arrivaient pas à cacher la peine qu’il ressentait.
— Je suis sincèrement désolé pour hier soir. Je ne voulais pas te blesser. Tout est tellement nouveau pour moi que lorsque je t’ai quitté, j’ai paniqué. Et lorsque tu m’as téléphoné, je me demandais si je serais capable d’être une ombre…
— Une ombre ? Reprit Ichigo très surpris.
— Ichigo regarde hier… Je ne fais que te suivre et je ne peux rien dire…
— Jyushiro… Tu ne seras pas une ombre. Pas pour moi en tout cas.
Il savait que Jyushiro avait en partit raison. Pour le clan, il serait moins qu’une épouse. Rien du tout. Cela le tracassa.
— Ichigo, je ne veux pas te quitter. J’apprendrai, mais être loin de toi et me faire du mauvais sang, je ne peux pas. Si tu es toujours d’accord… Je veux être ton compagnon pour aussi longtemps que tu pourras me supporter.
Ichigo le regarda fixement, comme si les mots avaient du mal à s’imprégner dans sa tête.
— Bien sûr… fit-il soudainement.
Ichigo se redressa et Jyushiro s’assit à côté de lui. L’orangé replia ses jambes sous lui et enroula ses bras autour du cou du plus vieux. Ses doigts s’emmêlèrent tout de suite dans sa longue chevelure. Un sourire s’afficha sur les lèvres de Jyushiro.
— Je ne regrette pas d’avoir laissé pousser mes cheveux.
— Ne les coupe jamais…
— Ce ne sera pas difficile à tenir comme promesse !
Ils échangèrent un regard et Jyushiro se pencha lentement vers Ichigo. Leurs lèvres se rencontrèrent. Ukitake se sentit fondre à ce contact. Il avait été tellement inquiet et il s’en voulait tellement de ce qu’il avait dit… Il n’espérait même pas qu’Ichigo lui pardonne pour sa maladresse.
Ils finirent par se détacher l’un de l’autre. Ichigo essaya de bailler discrètement, mais Jyushiro le poussa gentiment sur l’oreiller.
— J’ai su que tu étais surmené, alors tu vas te reposer !
— Tu restes avec moi ?
— Ichigo… je dois retourner travailler, j’ai quelques rendez-vous, mais demain, je vais m’arranger pour avoir ma journée. Et notre week-end est toujours réservé.
— Donc, demain on part quand même…
— Hum… si tu le veux toujours.
— Je ne voudrais rater ça pour rien au monde…
Ukitake se pencha vers Ichigo et embrassa doucement le jeune homme. Une de ses mèches effleura le visage du roux. Tout à coup, le visage d’Ichigo s’éclaira.
— Au fait, mes enfants veulent te rencontrer ce soir. Ils sont très inquiets et ils ont peur que je les abandonne pour toi.
— Oh… C’était le sujet de ta conversation…
— Entre autre ! Ils se demandent comment ils doivent t’appeler, et comment te considérer. Ils se demandent à quoi tu ressembles et si tu es « gentil ».
— Hum… ça va me rendre nerveux tout ça !
— Je m’en doute. Tu es d’accord ?
— Très bien… chez toi ?
— Oui… Je veux qu’on se rencontre chez moi. Ma belle-sœur, n’est pas encore au point avec notre relation…
— Oh.
— Je t’expliquerai.
°°0°0°°
— Mazaki, je te concède que cet homme a beaucoup de distinction et qu’il a l’air bien éduqué, mais je trouve que vous devriez faire en sorte qu’Ichigo se trouve UNE épouse. Même chose pour vous Isshin… Cela doit être une déception pour vous tout de même.
Isshin se plaça derrière Mazaki et entoura tendrement ses épaules. Ils échangèrent un regard amoureux qui mit mal à l’aise la petite brune. Elle et Byakuya n’arrivaient pas à exprimer leurs sentiments en public.
— Ichigo a trouvé une personne qui l’aime et il a l’air de tenir terriblement à lui. Il est hors de question que je l’empêche de le voir. De plus, si nous acceptons notre fils tel qu’il est, vous n’avez pas à interférer dans notre décision. Je pense que notre fils a montré à plusieurs reprises qu’il était digne de confiance et qu’il se sortait très bien de toutes les situations. Alors, acceptez-le, mais si vous y trouvez à redire, ne le faites pas devant nous !
La voix de Mazaki trembla un peu lorsqu’elle prononça ces mots. Isshin avait resserré son étreinte autour des épaules de sa femme et finit par dire :
— Ichigo est, sans le faire exprès, tombé amoureux d’un homme qui a une lignée qui est très respectée parmi la noblesse. Personne ne viendra contester la place qu’il occupera auprès d’Ichigo.
— Mais il est ruiné… Peut-être…
— Il suffit, Hisanna, dit Byakuya. Je ne réprouve pas cette relation. De plus, Ukitake-sama semble être une personne sûre. Le fait qu’il ait une fortune ou pas n’a aucune importance. Vous devriez le savoir.
Hisanna blêmit. Byakuya se donna une gifle mentale pour sa réflexion… Mais Hisanna, parce qu’elle avait traversé au sein de sa propre famille était devenue très anxieuse, méfiante et parfois son point de vue était déformé. Il l’adorait, mais le sujet « homosexualité » semblait la perturber. Il ferait son enquête plus tard !
°°0°0°°
Jyushiro avait repris son travail quand son bureau fut investi par Kisuke Urahara. Ce dernier ferma la porte derrière lui et s’installa dans le fauteuil en face de celui de Jyushiro.
— Donc, en fait… la petite amie de Kurosaki… C’est vous ?
Ukitake leva les yeux vers lui. Il était surpris.
— Ne fais pas semblant Jyu-chan. Tout se recoupe et je sais que c’est toi ! En plus, tu es parti avec Byakuya… Donc avoue !
— Kisuke… Tu ne me lâcheras pas tant que je ne l’aurais pas avoué. Très bien ! Nous sortons ensemble !
— Je le savais ! bondit le blond.
Mais Jyushiro le menaça du regard.
— Si cela sort d’ici, tu auras affaire à moi. Je sais qui est au courant dans la société. Alors, ne t’avise pas à faire courir des bruits. En plus, Ichigo est vraiment fatigué alors ne va pas le harceler avec ton boulot ! Menaça Jyushiro très sérieusement.
— Oh… protecteur !
— Quand on travaille pour quelqu’un comme toi…
— Je sais… je sais… Donc, il me faut un remplaçant pour Kurosaki et un assistant de toute façon.
— Oui…
— Combien de temps ?
— Je ne sais pas. Mais vu la vie qu’il mène, je pense qu’il ne tiendra pas un an.
— Tu vas le rejoindre ?
— Pardon ?
— Il aura besoin de toi… et de tes talents « administratifs ». Tu vas travailler pour lui ?
— Ecoute… C’est mon problème et je n’en suis pas encore là !
— Ok… Tu es tendu ?
— Quand tu es là avec tes questions sur ma vie personnelle ! Oui…
— Il faudrait que tu sortes plus souvent !
— Si tu veux bien m’excuser… Maintenant, je dois rejoindre Yamamoto-sama.
— Ok… Tu ne me diras rien d’autre. Bon… bonne journée et à bientôt.
— Compte là-dessus !
Ukitake fronçait les sourcils lorsqu’il quitta son bureau. Kisuke était trop curieux !

Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)