De toi @ moi 13

Ichigo était rentré chez lui. Sa mère l’accompagnait avec les enfants. Elle lui avait proposé son aide pour recevoir, le soir même, son petit ami. Isshin, qui s’était joint à eux, s’occupait des gamins qui lui posaient un tas de questions. Voyant que leurs grands-parents ne semblaient pas du tout gênés par la relation que leur père avait avec un homme, les enfants se calmèrent un peu… mais pas complètement.

Masaki s’occupa des préparations délicates et son fils dressa la table avec Kyoyuki, qui était ravie. Elle finit par lui dire :

— Tu sais, papa… Finalement, je vais être entourée d’hommes. S’il est mignon, je ne te dis pas la tête de mes copines !

— Kyoyuki… la menaça son père.

— Quoi ? Tu sais que la mère de ma copine Cassie est partie aux États-Unis et que son père s’est marié avec une Japonaise… Eh bien, ça ne va pas du tout avec sa belle-mère. Alors, si je peux bien m’entendre avec… euh… Jûshirô ? Enfin bref, ça sera super et, s’il est beau… wouah !!!

— Kyoyuki… gronda Ichigo.

— Quoi ? Je te disais juste ma façon de penser…

— Merci…

— Tu crois qu’il m’aimera ?

Ichigo observa sa fille quelques instants. Elle semblait surexcitée. Il finit par lui dire :

— Déjà, calme-toi… et tu verras quand il arrivera. Essaie juste de ne pas le rendre nerveux avec toutes tes questions.

— Il est comment ?

— Tu verras quand il sera là !

— Franchement, c’est ton amoureux et t’es pas fichu de nous dire un mot sur son physique.

— Si c’est papa qui a choisi… il doit être beau ! lança Tamaki.

— N’importe quoi… lâcha Sôsuke.

— Oui, mais il est grand, petit, moyen ? Il est maigre, gros, mince ? Il est blond, brun… j’sais pas, moi… Qu’il nous en dise un minimum ! s’écria Kyoyuki.

Masaki entra et leva les yeux au ciel.

— Les enfants, vous feriez mieux d’aller vous habiller… Sinon, le pauvre Jûshirô va croire que mes petits-enfants ne sont pas très présentables.

— Kami… Quelle robe vais-je porter !

Kyoyuki partit en courant dans sa chambre. Sôsuke marmonna : « Je m’en fous, moi ! »

— Sôsuke Kurosaki ! Va dans ta chambre pour te changer, gronda gentiment Masaki.

— Mais…

— Je vais t’aider si tu veux, proposa Ichigo.

— Ça va pas ! Je suis grand, moi…

— Moi, je veux que tu m’aides ! déclara Tamaki.

Ichigo prit le plus petit dans ses bras, et Isshin entraîna Sôsuke avec lui. Celui-ci voulait se débarrasser de son grand-père.

— Papy, lâche-moi ! J’ai plus deux ans…

— Pour moi, tu seras toujours petit. Comme mon petit Ichigo ! fit-il, la larme à l’œil.

— Bon sang, papy ! hurla Sôsuke. Comment t’as fait pour endurer grand-père ?

— Je me suis « adapté » ! lâcha Ichigo.

— Masaki ! hurla Isshin. Tu as entendu ton fils et ton petit-fils ? Ils ne m’aiment pas… dit-il en geignant.

— Isshin…, soupira Masaki. Tu es le plus gamin du lot. Arrête de faire des bêtises et occupe-toi normalement de Sôsuke. Jûshirô va arriver et nous, nous ne serons toujours pas partis, et les enfants seront à moitié habillés.

— D’accord… d’accord ! ronchonna le grand-père réfractaire.

Après s’être débattus avec toute la famille, Isshin et Masaki partirent. Masaki prit Ichigo dans ses bras. Voyant l’air inquiet de son fils, elle lui chuchota à l’oreille :

— Ne t’inquiète pas, Ichigo. Sois naturel. Je suis sûre que tout se passera bien !

— Merci, maman.

Masaki embrassa son fils sur la joue et lui adressa un regard d’encouragement. Isshin donna une tape dans le dos d’Ichigo, qui ne broncha même pas.

— Franchement, Byakuya est une femmelette ! Pas capable d’encaisser un coup.

— Byakuya est normal… C’est Ichigo que tu as transformé en monstre ! lui dit Masaki. Il n’est plus capable de ressentir la douleur, ce petit !

— Petit ? hurla Isshin.

Masaki, exaspérée, tira Isshin par le bras et lui ordonna de la suivre, ce qu’il fit bien évidemment. Tous rentrèrent dans la maison.

— Il arrive dans combien de temps ? demanda Tamaki.

Ichigo regarda sa montre et son cœur palpita un peu.

— Hum… dans environ un quart d’heure…

— On fait quoi, nous, en attendant ? demanda Sôsuke.

— Si tu veux jouer, tu peux…

— Chouette !

Il courut dans sa chambre.

Kyoyuki abreuva Ichigo d’un flot de questions. Ce dernier essayait de garder un œil sur le dîner et sur sa fille, qui virevoltait partout dans la cuisine. Il voulut la faire sortir quand cette dernière renversa une carafe en verre. Elle se coupa au poignet.

— Papa ! hurla-t-elle.

Ichigo se précipita pour regarder l’entaille. C’était superficiel, mais sa fille hurlait comme si elle allait mourir. Il coupa les feux et ordonna à Tamaki de ne pas entrer dans la cuisine. Il envoya sa fille dans la salle de bain.

Entre-temps, on sonna à la porte, mais Ichigo ne l’entendit pas, car sa fille couvrait tout bruit de ses pleurs. Sôsuke, qui était allé voir, haussa les épaules en la traitant de « chochotte » ! Cette dernière entra dans une rage folle et l’envoya au diable. Ichigo la réprimandait pour son langage quand il entendit une voix douce derrière lui…

— Je peux t’aider, Ichigo ?

Sôsuke, Kyoyuki et Ichigo le regardèrent, stupéfiés… Jûshirô était sur le chambranle de la porte, et Tamaki le tenait par la main !

°OoO°

Jûshirô était très nerveux en montant la petite pente qui menait à la porte de la maison. Il fronça les sourcils. Il entendait hurler derrière la porte. Il eut un frisson d’angoisse.

« Pourvu que cela se passe bien ! »

Il sonna. Personne ne répondit. Surpris, il essaya à nouveau, et la porte s’ouvrit. Il ne vit pas Ichigo ouvrir ; alors il baissa les yeux et vit un Ichigo miniature devant lui.

— Bonsoir, monsieur, murmura le jeune garçon.

— Bonsoir…

— Je suis Tamaki Kurosaki.

Il s’avança et lui tendit la main pour le saluer.

Jûshirô entendit les hurlements derrière le garçon mais n’y prêta pas attention. Il se mit à la hauteur du jeune garçon, lui prit la main et la serra solennellement.

— Enchanté. Je suis Jûshirô Ukitake.

— Je sais… Vous êtes le petit ami de papa !

Nouveaux cris. Jûshirô haussa un sourcil. Tamaki soupira.

— C’est ma sœur. Elle a encore fait des bêtises. Elle a cassé une carafe dans la cuisine et elle s’est un peu coupée, mais il faut toujours qu’elle hurle quand y a du sang.

Il prit la main de Jûshirô dans la sienne.

— Viens avec moi !

Jûshirô ferma la porte derrière lui et suivit le garçonnet. Ils passèrent devant la cuisine inondée et s’arrêtèrent devant la salle de bain. Ichigo était à genoux sur le sol, et devant lui se tenait une préadolescente aux cheveux noirs. Elle ressemblait quand même à son père. Un garçon un peu plus vieux que Tamaki se tenait aussi dans la salle de bain. Celui-ci ne ressemblait pas du tout à Ichigo.

L’adolescente jura et son père la réprimanda. L’autre gamin ricana…

Jûshirô proposa son aide, et tous se retournèrent, surpris de le voir !

°OoO°

— Jûshirô ?

— Tamaki m’a fait entrer… Apparemment, tu n’avais pas entendu. Et je vois que tu avais une urgence, fit-il avec son doux sourire.

— Wouah ! s’écria l’adolescente. Que vous êtes beau ! Papa… Pourquoi tu ne me l’as pas dit !

— Kyoyuki, tu te calmes tout de suite !

— Mais…

— Tu te tais maintenant et tu te laisses faire…

Ichigo se tourna vers Ukitake, légèrement gêné.

— Excuse-moi, Jûshirô. Mets-toi à l’aise, j’arrive tout de suite. Tamaki et Sôsuke, voulez-vous bien lui montrer le salon, s’il vous plaît ?

— Viens…

Tamaki tira sur la main de Jûshirô.

Jûshirô se laissa entraîner, mais décida de faire autre chose que d’accompagner les garçons. Il se dirigea vers la cuisine. Il se tourna vers Tamaki et lui dit :

— Reste ici. Je vais ramasser le verre, d’accord ?

— D’accord !

— Papa va le faire ! objecta Sôsuke.

— Ton papa est occupé… et il serait dommage que vous vous blessiez, n’est-ce pas ?

Sôsuke haussa les épaules.

— Je vais jouer, moi !

Et il disparut en courant.

— Moi, je te regarde…, dit le plus jeune.

— Si tu veux, mais n’entre pas.

Jûshirô retira sa veste et ses longs cheveux glissèrent lentement le long de son dos. Il se déplaça avec précaution dans la grande cuisine. Il ramassa un à un tous les morceaux de verre brisé. Il demanda à Tamaki où était la poubelle. Celui-ci lui désigna le meuble sous l’évier.

— C’est la poubelle bleue pour le verre.

— Merci beaucoup.

Jûshirô prit un rouleau de papier absorbant. Il commença à placer quelques feuilles sur le sol et fit la grimace. Il aurait besoin d’autre chose.

— Attends, Jûshirô, s’écria Ichigo. Laisse-moi m’occuper de ça.

Ichigo se dirigea rapidement vers un tiroir, en sortit un sac plastique et ramassa les feuilles de papier absorbant. Il prit une petite serpillière et épongea tout le liquide sur le sol.

Jûshirô se redressa et leva les yeux pour rencontrer deux paires d’yeux ambre brillants. Apparemment, il avait un fan-club.

La jeune fille se dirigea vers lui.

— Moi, je m’appelle Kyoyuki Kurosaki !

— Enchanté. Jûshirô Ukitake.

— Franchement, vous avez vraiment des super beaux cheveux. J’aimerais avoir les mêmes… Enfin, pas blancs comme vous. J’aime ma couleur de cheveux ! Et puis, ils sont comme ceux de maman.

— Arrête de parler ! s’exclama Tamaki.

— Je fais ce que je veux ! rétorqua Kyoyuki.

— Non… papa… Kyoyuki mo… polie la conversation !

— Monopolise…

— Oui… eh bien, elle fait !

— « Elle fait » ! T’as une façon de parler…

Jûshirô eut un petit sourire. Ichigo leur demanda :

— Au lieu de vous chamailler… faites-lui visiter la maison.

— Ouais ! Allez, viens, je vais te montrer.

Jûshirô fut tiré par deux mains et fit le tour de la maison accompagné des deux gamins. Il eut droit à tout l’historique de la famille Kurosaki. Il visita les chambres, où des photos des parents étaient visibles. Ukitake savait maintenant à qui ressemblait Sôsuke.

La maison était grande, mais pas trop. Kyoyuki ne put s’empêcher de faire visiter la chambre de son père à Jûshirô avec un sourire en coin.

L’espace d’Ichigo était différent du reste de la maison, qui était très féminin. Là, les couleurs chocolat et anis ressortaient. L’ambiance était dépouillée et très zen. Seules quelques photos étaient disposées sur la commode. Toutes représentaient Ichigo et sa femme. Une plus grande que les autres les montrait tous les deux en uniforme scolaire. Cela devait remonter au lycée, vu l’âge qu’ils devaient avoir. Ils avaient l’air insouciants et heureux. Ichigo n’avait plus cet air-là !

Jûshirô voulut quitter la pièce, mais Kyoyuki se dirigea vers la fameuse photo. Elle prit le cadre entre ses mains et le tendit à Ukitake.

— Mon père et ma mère sont heureux sur cette photo, murmura-t-elle.

— Ça se voit, répondit-il doucement.

— Nous, on l’a jamais vu sourire comme ça ! répondit enfin Kyoyuki.

— Peut-être parce qu’au lycée, on a moins de soucis.

— Vous croyez ? Ce n’est pas nous qui le rendons malheureux ?

Jûshirô lui répondit calmement :

— Je suis sûr que votre père est très heureux de vous avoir, mais entre l’adolescence et l’âge adulte, on traverse beaucoup d’épreuves, et parfois on oublie les choses qui nous rendaient heureux à cette époque-là.

— Hum… Je veux pas grandir, alors ! déclara Kyoyuki.

Elle reposa le cadre et sourit à l’homme.

— Venez, on va rejoindre papa.

Ils quittèrent la pièce et Jûshirô soupira. Ce n’était pas facile d’être confronté directement à des questions aussi sensibles.

Ichigo avait fini de ranger et avait remis ses plaques en route.

— Ils t’ont fait visiter ?

— Oui…

Jûshirô arborait un sourire tranquille.

— Tant mieux. Où est Sôsuke ?

— Il joue à la console.

— Excuse-moi un instant !

Ichigo partit en quête de son cadet, qui jouait effectivement à la console.

— Allez, éteins-moi ça et viens avec nous… Nous allons manger !

— Ouais, ouais… j’arrive…

Il n’était pas pressé de les rejoindre. C’était quoi, ce type avec de longs cheveux ?

Finalement, tout le monde mit la main à la pâte pour le repas, le passage des plats et le débarrassage. Même Sôsuke, grognon au départ, s’était laissé gagner par l’humeur plutôt festive de la soirée. Les gamins ne discutèrent que de leurs copains, de l’école, des bêtises qu’ils avaient faites, et des travers de leur père qu’ils s’amusèrent à taquiner gentiment.

Ichigo envoya tout le monde au bain. Le lendemain, ils avaient école, et les enfants étaient excités de passer le week-end avec leurs grands-parents : la sortie au zoo, le cinéma, et ils allaient faire du cheval… Bref.

Jûshirô laissa Ichigo s’occuper de ses enfants et mit la vaisselle dans le lave-vaisselle en attendant. Il rangea aussi la cuisine.

Kyoyuki déboula d’ailleurs en chemise de nuit pour lui demander une histoire, suivie de Tamaki et d’un Sôsuke hésitant. Ichigo arriva sur leurs talons et le regarda, un peu gêné par toute cette attention. Jûshirô lui adressa un sourire apaisant et se laissa conduire par les gamins.

Bientôt, les enfants furent captivés par l’histoire que ce dernier leur lisait. Ichigo, appuyé sur le chambranle de la porte, écoutait avec un petit sourire.

Son amant était un véritable conteur ; les gamins buvaient littéralement ses paroles. À la fin, ils en réclamèrent une autre, mais Ichigo les menaça de ne pas faire de cheval le dimanche s’ils n’obéissaient pas. Rien de tel que le chantage !

Tout ce petit monde courut dans son lit lorsqu’Ichigo mit son chantage à exécution. Tous eurent droit à leurs bisous de l’un et de l’autre. Ichigo eut un léger sourire : Jûshirô avait été adopté.

Ils sortirent calmement et Ichigo se dirigea vers la cuisine, où il se fit un café.

— Tu veux du thé ?

— Hum…

Jûshirô avait enlacé la taille d’Ichigo et enfoui son visage dans le cou de son amant. Il l’embrassa tendrement à la base de la nuque.

— C’est comme ça tous les soirs ?

— Hum… Ça peut être pire.

— Oh…

— Ça a été ?

— Très bien… J’aime beaucoup cette ambiance. Ça me rappelle celle de chez mes parents.

Ukitake fit tourner lentement Ichigo contre lui. Il glissa une main derrière son cou et une autre autour de sa taille. Il se pencha et mordilla la lèvre inférieure de l’orangé.

— J’ai eu envie de t’embrasser toute la soirée ! murmura-t-il à son oreille. Tu vas mieux ?

— Oui… je vais mieux. Et moi aussi, j’ai eu envie de t’embrasser, chuchota Ichigo.

Ce dernier se méfiait de ses enfants. Savait-on jamais…

Jûshirô se pencha davantage vers lui et glissa lentement sa langue sur ses lèvres. Ichigo se laissa faire et lui accorda l’accès à sa bouche quand il le lui demanda. Il ferma les yeux et glissa ses deux bras autour du cou de son amant. Le baiser était tendre, mais exigeant.

Quand ils se détachèrent, Ichigo sentit sa poitrine se soulever. Leurs yeux se rencontrèrent longuement. Les émotions se bousculaient…

— Jûshirô… Maintenant que tu connais un peu « mon » monde et ma famille… quelle est ta réponse ? demanda anxieusement Ichigo.

Un petit silence s’installa et, finalement, Jûshirô lui murmura au creux de l’oreille :

— J’ai toujours rêvé d’avoir une famille comme la tienne… et j’ai toujours rêvé d’avoir un homme comme toi près de moi. Je t’ai déjà donné ma réponse ce matin, mais si c’est le fait d’avoir vu tes enfants qui te tracassait, je te rassure : il me faudra plus que ça pour te quitter.

Il se redressa un peu et caressa la joue de son amant. Il plongea longuement ses yeux noirs dans les yeux ambre.

— Je t’aime, Ichigo. Je ne pensais pas vivre un coup de foudre dans ma vie… Mais tu es là, et il n’est pas question que je gâche cette chance qu’il m’est donné de vivre près de toi. Alors oui, je vais rester près de toi !

Le cœur d’Ichigo battait très fort dans sa poitrine. Il pensait même que Jûshirô pourrait le sentir. Il frissonna aux derniers mots, prononcés doucement par son amant. Depuis combien de temps n’avait-il pas ressenti cette excitation provoquée par une déclaration… ces moments particuliers qui vous font vous sentir plus vivant, où l’on a l’impression que le sang coule plus vite, que l’adrénaline vous pousse vers des sommets ?

Les mains d’Ichigo glissèrent vers la mâchoire d’Ukitake, puis descendirent lentement vers sa large poitrine. Il sentit que le cœur de ce dernier battait aussi vite et aussi fort que le sien. Étaient-ils atteints par la même fièvre ? Il adressa alors un vrai sourire à l’homme en face de lui et planta ses yeux dans les siens.

— Je t’aime aussi tellement, Jûshirô. Moi non plus, je n’ai pas envie de gâcher la chance qu’il m’est donné de pouvoir t’aimer…

Les deux hommes se regardèrent, très troublés. Jûshirô prit Ichigo contre lui et le serra très fort, aussi fort qu’il le pouvait. Ichigo lui rendit son étreinte.

— J’ai envie de toi ! gémit Jûshirô contre son oreille.

Ichigo, que les longs discours n’intéressaient plus, prit la main de son amant et la fit glisser le long de son corps pour la placer contre son aine. Jûshirô le regarda, surpris.

— Tu n’es pas le seul…, souffla Ichigo.

— Mais…

Ichigo interrompit sa protestation par un baiser. Il n’avait pas l’intention de le laisser s’échapper. Il avait attendu trop longtemps…


Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)