un passé encombrant 2

Ichigo se leva de très bonne heure le lendemain matin. Il avait prévenu sa grand-mère qu’il s’était fait de nouveaux amis la veille au soir et qu’ils l’avaient invité à faire une partie de pêche. Sa grand-mère était trop heureuse… Enfin, Ichigo s’était fait des amis alors qu’il se morfondait tout seul depuis trois mois depuis que ses amis d’enfances étaient partis à l’Académie. Elle n’osa pas trop demander par contre, qui est-ce qu’ils étaient.

L’oranger déjeuna rapidement et se précipita dehors et courut à travers champ. Il se sentait le cœur léger depuis bien longtemps. Fini d’être seul… et surtout, il allait apprendre avec des vrais shinigami tout ce qui était important d’apprendre. La rosée collait à son Yukata.

En voulant aller trop vite parfois il glissait, mais il était tellement pressé d’arriver à la 11ème division ! Il traversa le pont à toute vitesse et vit un peu plus loin Ikkaku Madarame qui l’attendait avec un sourire. Ichigo s’arrêta. Son cœur battait à tout rompre. Il leva la main et fit un grand signe à l’homme chauve en lui adressant un sourire rayonnant.

Ichigo reprit sa course et s’arrêta devant le grand homme. Il reprenait sa respiration… Il avait courut tellement vite que sa poitrine montait et descendait dans un grand mouvement.

— Bien ! fit Ikkaku. Tu es à l’heure… Monte sur mon dos, je vais t’amener rapidement dans ma division. Je n’ai pas envie qu’on te remarque.

Ichigo s’accrocha à l’épaule musclée du capitaine. Ils entrèrent en moins d’une minute dans le dojo où quelques hommes étaient déjà assis en rang d’oignons, attendant les instructions de leur capitaine. Ce dernier fit glisser le jeune garçon de son épaule et le mit au centre.

— Bien, Ichigo ! Tu as dit que tu nous observais ? Je voudrais voir ce que tu as déjà appris comme mouvement. Rassure-toi ! Je ne vais pas te faire mal. Je vais juste faire semblant de te porter des coups. Ok ?

— Haï Taïcho !

— Hé, hé… Vous autres ! fit Ikkaku en se tournant vers un siège au hasard, allez me chercher un sabre d’entraînement.

— Voici Taïcho… et le 7 siège lui tendit deux épées en bois d’entraînement. ème

— Bon, j’y vais doucement. Mais d’abord on se salue !

— Haï !

Ichigo salua l’homme devant lui. Il observa comment le capitaine se mit en garde et le copia instantanément. Il avait plaqué ses bras près du corps. Ichigo avait remarqué que ceux qui laissaient de trop grands espaces n’arrivaient pas à avoir une bonne défense.

Ikkaku eut un petit sourire. « Si seulement mes hommes étaient un peu moins crétins ! S’ils faisaient comme lui… ». Ikkaku se mit à se déplacer avec des pas latéraux. Ichigo fit de même. Il essayait d’avoir l’air aussi assuré que l’homme devant lui. Il était hors de question qu’il lui montre qu’il avait peur… Et puis, dans le fond, il ressentait surtout de l’excitation. Comme une espèce de vieux souvenir !

Ichigo secoua légèrement la tête et vit le coup tomber sur lui. Il esquiva à l’instinct et faillit tomber. La surprise lui avait fait perdre ses appuis. Il se redressa rapidement, car Ikkaku lui portait déjà un deuxième coup. Ichigo eut une espèce de flash dans sa tête.

Il voyait un long sabre bi-couleur qui ressemblait plus à un couteau de boucher et qui était manié en cercle au-dessus de la tête.

Ichigo posa soudain un genou à terre pour garder un appui sur et fit exactement le même geste avec son sabre en bois. Il fit tournoyer son épée et la plaça au-dessus de sa tête. Il attrapa l’autre bout avec son autre main pour stabiliser le tout et surtout que le coup ne soit pas porté sur lui.

Ikkaku sentit l’excitation monter en lui. Ce gosse… il avait les mêmes réflexes que lorsqu’il était Ichigo. Il fit un autre mouvement et le petit le para avec difficulté car le coup avait été un peu plus fort et que l’arme d’entraînement était un peu longue et lourde pour lui.

L’homme sentit l’excitation monter de plus en plus. Il se déplaça un peu plus rapidement, il voulait savoir jusqu’où il pouvait aller ! Il fit quelques attaques qui n’avaient pas pour but d’atteindre son adversaire, mais pour but de le déconcentrer.

Soudain, Ikkaku rencontra les yeux du gamin et il vit Ichigo en lui, au travers de ses yeux. Le vrai, son ami… il en aurait pleuré de joie. Ce gamin était bien son ami réincarné. Ça c’était pas un truc dont il allait se vanter. Si les autres savaient, ils le mettraient sous verre et ils le feraient chier pour régler leurs problèmes.

Ikkaku sortit de sa réflexion et attaqua le gamin qui esquivait tous ses coups tant bien que mal. Jusqu’au moment où,  ne s’y attendant pas du tout, il attaqua pour lui porter un coup direct au cœur ! Ikkaku en fut tellement surpris qu’il faillit tomber en arrière.

Ichigo eut un sourire et Ikkaku lui rendit le sien. Les hommes de la 11ème division étaient stupéfaits. La veille, leur capitaine leur avait expliqué que le gamin les observait depuis un moment et qu’il voulait apprendre le combat… et qu’il attendait beaucoup de lui.

Mais là, ce gamin n’avait jamais combattu personne sauf le blé des champs et il tenait tête sans se ridiculiser à leur capitaine qui lui portait pourtant des coups réels contrairement à ce qu’il avait annoncé. C’était qui ce gamin ? Une chose était sûr : si jamais quelqu’un vendait la mèche vu la jubilation de leur supérieur… c’était une mort à petit feu qui les attendaient !

Ikkaku se reprit et décida de porter des coups plus rapides, sans pour autant y ajouter de la puissance. Il n’était pas bête. Le petit eut plus de difficulté à parer, mais Ikkaku se rendit compte que, petit à petit, le gamin arrivait de mieux en mieux à esquiver et à parer. Il apprenait à une vitesse phénoménale. Cet enfant était fait pour le combat. Il voyait l’excitation dans ses yeux.

Finalement, il porta des coups rapides et un peu plus fort… Mais Ichigo ne put tenir très longtemps. Il était épuisé face à tous ces mouvements et cette concentration de tous les instants. Il finit par recevoir un coup à la tête. Le petit pleura sur le coup. Ikkaku se redressa et se plaça devant l’orangé.

— Si tu veux devenir un homme comme tu me l’as dit… Il va falloir apprendre à encaisser sans pleurer, Ichigo !

Ce dernier leva la tête… Ses yeux étaient encore remplis de larme. Il frotta ces derniers avec le revers de ses mains et se redressa. Il finit par murmurer :

— Haï Taïcho !

— Bien !

Ikkaku jubilait.

— Tu t’es débrouillé plus qu’honorablement, Ichigo. Viens avec moi ! Je vais t’apprendre à te maitriser.

— Haï !

Ikkaku prit le petit avec lui et l’entraîna à la méditation. Apaiser le corps et l’esprit pour ne faire qu’un. Être à l’écoute de soi… Ikkaku voulait amener le gosse à se maîtriser pour qu’il puisse bientôt acquérir ses pouvoirs de shinigami, mais surtout son Zanpakuto.

Ikkaku le fit manger dans la division avec eux. Après tout, il s’entraînait plus durement que les autres vu son âge. À la fin du repas, le gamin était devenu la mascotte de la 11ème division. Ikkaku pensa à Yachiru. Son regard se fit lointain… Il espérait  pouvoir être à nouveau près de son Taïcho et de Yumichika. Il se maudissait encore d’avoir été obligé de rester cloué à la division ce jour là !

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Ichigo vint tous les jours à la 11ème division, de l’aurore jusqu’au moment du repas. Ensuite, il retournait dans son quartier du Rukongaï. Un des shinigami de la 11ème le déposait non loin de chez lui grâce au shunpo. Il fournissait tellement d’énergie à l’entraînement qu’Ikakku essayait de le préserver.

Ce dernier lui donnait un entraînement avec les sabres en bois. En méditation, il lui faisait faire du Taï Chi pour maitriser son reiatsu. Il lui apprit le peu de Kido qu’il connaissait jusqu’au jour où il fit appel à Hanataru.

Il le choppa un après-midi et lui exposa la situation. Il lui demanda son entière coopération afin de ne souffler mot concernant le petit. L’homme, qui était devenu entre temps 3ème siège de sa division, hocha vigoureusement la tête.

Ce dernier fut réellement stupéfait en rencontrant l’Ichigo version miniature. Pourtant, cette énergie, ce visage, ces yeux, ces expressions… c’était bien Ichigo Kurosaki qui s’appelait maintenant Ichigo Suo.

Hanataru lui apprit les rudiments du Kidô et du Kidô curatif. Il se dit que s’il redevenait celui qu’il était dans son ancienne vie, autant lui donner les armes pour se soigner. Il ne fallait pas être trop prudent. Le troisième siège lui apprit aussi à maîtriser son énergie sous forme de boule et à la projeter. Il lui faisait souvent faire des exercices sous formes de jeu et le petit, qui au début avait bien des problèmes, finit par intégrer toutes les notions.

Au bout de trois mois, Ichigo avait intégré plus de notions qu’un élève de première année, voir de deuxième année. Il était devenu excellent au combat, quoique ses coups ne portaient pas à conséquence vu ses faibles forces, mais il avait gagné en souplesse, en agilité et en réflexe. Faisant des combats avec chacun, il intégra divers style à son panel personnel.

Ikkaku veillait sur lui comme une mère poule. C’était « son » élève personnel. Il ne lui avait jamais reparlé de sa vie antérieure. Il ne voulait pas le troubler avec quelque chose qui lui était maintenant étrangé.

Son souhait était qu’Ichigo redevienne l’homme fort qu’il était pour pouvoir à nouveau avoir de bons combats avec un adversaire à sa taille. Et puis, il l’aimait bien en version gosse. Désireux d’apprendre, ne se plaignant jamais, il était tout entier dédié à son objectif de rejoindre bientôt l’Académie.

Ikkaku était songeur. Il regardait le petit qui s’entraînait avec le 9ème siège de la 11ème division. L’Académie… Il allait devoir parler à Ichigo pour qu’il ne montre pas toutes ses aptitudes là-bas. Il ne voulait pas qu’ils le transforment en animal de foire. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait un mauvais pressentiment quant à l’utilisation qu’ils feraient du petit s’il on découvrait en haut lieu que le vizard était de retour.

Ichigo… Soudain, le petit s’effondra sur le sol. Une grosse quantité d’énergie spirituelle s’échappait de lui. Le chauve se redressa et bondit sur lui.

— Taïcho… fit-il suppliant.

— Ichigo, reprends-toi ! Fais comme lorsque tu t’entraînes à méditer avec moi. Ferme les yeux et concentre-toi sur un point.

Ichigo ferma les yeux et se concentra sur un point. Soudain, Ichigo se sentit aspiré comme dans un tunnel. Il atterrit dans un monde penché et fait de choses bizarres. Il regarda au-dessus de lui. Le ciel était bleu et sans nuages. Il vit alors une branche d’arbre toute droite et un homme s’y matérialiser. Il était habillé de manière étrange et tout de noir vêtu. Ses vêtements comme ses cheveux flottaient dans le vent (mais il n’y a pas de vent, songea Ichigo). Il portait des lunettes légèrement colorées sur le nez.

— Ichigo !

— Comment connais-tu mon nom ? fit le petit garçon, surpris.

— Cela faisait longtemps… Je suis une partie de ton âme ! Donc, je te connais, petit Ichigo.

Le roux le scruta et ne put s’empêcher de s’approcher. Ikkaku lui avait expliqué ce phénomène. Il était dans son monde intérieur.

— Exactement Ichigo !

— Tu entends ce que je pense ?

— Bien sûr ! Puisque tu es ici dans ton monde intérieur, je sais tout de toi. Tes moindres pensées, tes peurs, tes joies, tes peines, tes souhaits… tout !

— Qui es-tu ?

— Mon nom… Tu ne t’en souviens plus ?

— Je devrai ?

— Très bien… Je vais te donner à nouveau mon nom. Je m’appelle Zangetsu !

— Zangetsu ?

— Oui…

— Je suis le nom de ton zanpakuto ! Ne l’oublie pas, Ichigo.

Ichigo eut l’impression qu’il se retrouvait à nouveau dans un tunnel et qu’il était tiré en arrière. Il ouvrit les yeux, surpris, et en respira un grand coup. Il leva la tête et rencontra les yeux d’Ikka, embués par les larmes.

— Ça ne va pas, Taïcho ?

— Oh que si… Je suis tellement heureux !

— Pourquoi ? Je me suis apparemment évanoui…

— N’es-tu pas allé dans ton monde intérieur ? demanda Ikkaku.

— Si… rétorqua vivement Ichigo. J’ai rencontré un homme. Il s’appelle « Zangetsu », finirent Ikkaku, Ichigo ainsi que tous les membres présents de la 11 division. ème

Surpris, Ichigo se tourna vers eux et vers Ikkaku.

— Comment connaissez-vous son nom ?

— Regarde Ichigo…

Et ce dernier tourna la tête sur le côté et vit un zanpakuto aussi grand que l’était son capitaine. Il ressemblait à un couteau de boucher et n’avait pas de garde, seul un ruban blanc recouvrait la poignée.

Ichigo se leva et se dirigea vers l’épée qui était vraiment plus grande que lui.

— Mais comment ? Comment pourrais-je manier « ça » ?

— On t’apprendra à nouveau Ichigo !

Le petit se retourna et vit tous les regards des hommes de la division posés sur lui. Il y lut le respect, la fierté et une sorte d’affection. Comme si tous ces hommes se rappelaient qui il était ! Ce qui n’était pas du tout son cas. Ikkaku le comprit bien et rappela à chacun la consigne et fit déguerpir tout le monde. Ce dernier tomba à genoux devant le gamin et lui parla très sérieusement.

— Viens avec moi, nous allons parler très sérieusement. Tout d’abord, allons ranger ton zanpakuto.

— Je pourrais pas le prendre avec moi ?

— Il faut que je te parle très sérieusement, Ichigo. Alors attends un peu.

Ichigo suivit le capitaine et vit qu’il rangeait son zanpakuto dans son bureau. Il le fit de tel sorte que personne ne pourrait deviner où il se trouve.

— Il n’y aura que toi et moi pour savoir !

— Haï !

— N’en parle à personne Ichigo ! C’est le meilleur conseil que je puisse te donner. Maintenant, grimpe sur mon dos… Je vais t’emmener dans un endroit tranquille.

Ichigo se dirigea vers l’homme qui lui tournait le dos pour qu’il puisse y monter. Il enroula ses bras autour de ses épaules et Ikkaku traversa rapidement sa division au shunpo. Il se dirigea vers la colline du Sokyoku. Il fit descendre l’oranger de son épaule. Ichigo scruta le paysage autour de lui. C’était bizarre, c’était un peu comme quand il était entré dans la 11ème division… comme s’il connaissait déjà l’endroit.

— Tu reconnais cet endroit Ichigo ?

— Non…

— Tu es sûr ?

— Cela me semble juste un peu familier.

— Cet endroit… est particulier. C’est ici qu’Ichigo Kurosaki a détruit le Sokyoku. Il voulait sauver Rukia Kuchiki de la mort. C’est lors de son invasion du Seireitei que nous nous sommes rendu compte des plans d’Aïzen. Ichigo Kurosaki nous a aidé pour vaincre les Bounds, mais aussi à vaincre Aïzen… Il a également vaincu les Souls Evils…

— Pourquoi me parlez-vous d’Ichigo Kurosaki ?

— Tu sais comment s’appelaient ses amis ?

— Non…

Le gamin ne voyait absolument pas de quoi parlait Ikkaku Madarame.

— Ichigo était le seul shinigami à avoir pour ami un arrancar qui s’appelait Jaggerjarck Grimmjow. Il avait un amant et mentor qui s’appelait Hirako Shinji et enfin, il avait son Taïcho et amant qu’il aimait passionnément… et son nom était Kuchiki Byakuya !

— Que… que… vo… la voix du garçon se brisa.

— Ichigo Suo, tu n’es autre qu’Ichigo Kurosaki. Enfin sa réincarnation. Tes souvenirs sont à fleur de peau. Je l’ai vu lors de nos petites séances d’entraînements. Tu as les mêmes gestes que lui, les mêmes aptitudes et tu lui ressembles beaucoup du point de vue du caractère et du physique.

— Vous…vous trompez fit Ichigo d’une voix sourde.

— Son Zanpakuto était aussi grand que lui. Et il avait pour nom Zangetsu. Un Zanpakuto n’a qu’un seul maître !

— Vous…vous…

— Tes amis se nomment Byakuya, Shinji et Grimmjow, c’est ce que tu m’as dit ?

— Oui…

— Dis-moi… N’y aurait-il pas parmi tes amis, un blond avec une grande gueule, un gars avec des cheveux bleus qui lorsqu’il sourit semble faire à une grimace et enfin, un brun très distingué qui reste calme quoiqu’il arrive ?

Ichigo avait ouvert ses yeux en grand. Comment savait-il ?

— Ichigo… Je ne veux pas gâcher ton enfance. Pourtant, je veux que tu comprennes bien. Ne dis à personne et ne montre à personne tes aptitudes de combats, de guérisons et pour les sorts de Kidô. Si cela se savait, la chambre des 46 et le Soutaïcho se serviraient encore de toi ! Et cela, je ne le veux pas. Tu dois bien comprendre que si tu intègres l’Académie, tu devras être prudent.

— Pourquoi ?

— Si cela se savait pour toi et pour tes aptitudes… déjà tu vas faire beaucoup d’envieux, mais je me pose aussi la question à savoir quel programme ils te feraient intégrer. Ichigo, j’étais ton ami dans ta vie précédente et je le suis dans cette vie-ci. À la vie, à la mort… Je te suivrai toujours les yeux fermés. Sache que si tu as besoin d’aide pour quoi que ce soit, vu ton âge et ce que les autres pourraient vouloir te faire faire… Viens me voir !

L’orangé observa l’homme devant lui. Il s’était accroupi pour qu’il puisse voir dans ses yeux qui semblaient cruels à certains. Ichigo traversa la distance qui les séparait et enroula ses bras autour de son cou.

— J’ai peur… murmura Ichigo. J’ai toujours eu peur de cette personne…

— De qui ? Ikkaku ne comprenait pas.

— De lui… d’Ichigo Kurosaki.

Le petit baissa le regard et avait froncé les sourcils.

— Pourquoi ? T’étais un sacré bon combattant !

— Parce ce que je pense à lui… J’ai toujours l’impression qu’il est entouré de « vide ». C’est sombre et c’est noir. J’ai peur du noir !

— Ichigo Kurosaki était, et je suis persuadé que c’est aussi le cas pour toi… même si cela ne se manifeste pas maintenant… aussi un vizard !

— Et c’est quoi un vizard ? Sa voix était curieuse.

— C’est la moitié d’un shinigami et la moitié d’un hollow !

— Hollow ? Mais… mais c’est interdit !

— Oui… mais tu l’étais. Ichigo… pendant toute la semaine prochaine tu ne viendras pas à la 11 division. ème

— Pourquoi ? fit faiblement l’orangé.

— Parce que c’est la semaine de vacances de l’Académie et tu as des amis à voir… Non ?

Le visage du garçon s’éclaira quelques instants puis il s’assombrit tout à coup.

— Je ne leur dirai rien…

— Brave garçon ! fit Ikkaku. Reste celui que tu es, Ichigo. Ne te tourmente pas à cause de ce que tu étais. Je te l’ai juste dit pour que tu ne te trahisses pas. Tu comprendras plus tard. Allez viens… Je vais te raccompagner jusque dans ton quartier. Grimpe !

Ichigo s’avança et monta sur l’épaule du chauve. Il vit le paysage défiler sous ses yeux et arriva rapidement non loin de son quartier. Son cœur s’arrêta quand il reconnu au loin trois uniformes bleus. Ichigo se planqua dans l’herbe, surpris. Ikkaku releva un sourcil de surprise.

— Que fais-tu Ichigo ?

— Mes amis… Ils sont là-bas ! Il ne faut pas qu’ils nous voient…

Ikkaku tourna la tête et vit la tête des trois anciens amis d’Ichigo. Putain… s’il avait la chance de croiser les réincarnations de Kenpachi et de Yumichika, il se ferait moins chier !

— Je te laisse Ichi. Sois prudent et n’oublie pas notre conversation…

— Oui…

Ikkaku repartit grâce au Shunpo. Ichigo entendit ses amis l’appeler. À l’évidence, il le cherchait, mais lui il n’avait pas envie de les voir pour l’instant. Jamais il n’aurait pensé qu’il aurait ce genre de pensées un jour. Il resta allongé sur le dos pendant qu’il entendait au loin les voix de ses amis décroître. Les larmes lui picotaient les yeux. Il se recroquevilla et se demanda ce qui l’attendait encore…


Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)