Grimmjow se leva le lendemain et descendit du lit superposé sans faire de bruit. Il observa quelques secondes le brun, profondément endormi, et admira au passage ses traits réguliers, empreints de sérénité. Au fond, il s’avoua qu’il admirait le calme et la maîtrise de l’ancien capitaine, et se demanda si celui-ci le considérait comme un ami.
Depuis qu’il avait retrouvé la mémoire, le doute le rongeait. Quelque part, cela l’attristait… Quelque part, il aurait voulu ne jamais la retrouver et, au fond, revivre ne serait-ce qu’un an en arrière : retrouver l’insouciance de leurs existences. Mais voilà… dans la vie, on ne fait pas ce que l’on veut ; on avance avec son fardeau, que cela nous plaise ou non !
Le bleuté quitta la chambre, ne voulant pas réveiller Byakuya, qui ne s’était endormi que très tard dans la nuit… Grimmjow s’était souvent réveillé et avait constaté que le brun ne dormait pas ; il était même persuadé d’avoir entendu des sanglots étouffés.
Il passa une main sur son visage fatigué et se dirigea silencieusement vers la chambre de Shinji et d’Ichigo. Il poussa la porte sans faire de bruit et constata que la pièce était vide. Grimmjow referma derrière lui et alluma la lumière. La chambre était intacte ! Shinji n’avait pas dormi là… c’était certain. Mais où ce crétin blond avait-il pu passer ?
Grimmjow inspecta les bureaux, au cas où l’imbécile aurait laissé un message à son intention ou à celle de Byakuya, mais ne trouva rien. La colère monta en lui !
Ce putain de vizard s’était fait la malle sans les prévenir ! Ils comptaient donc si peu pour lui, à présent ? N’étaient-ils plus amis ? Quelque part, il comprenait que Shinji veuille partir pour retrouver Ichigo, mais au moins les prévenir… ce n’était pas un luxe.
Grimmjow se promit de lui garder un coup de poing en réserve… un aux petits oignons, dont il lui demanderait des nouvelles !
Grimmjow bondit lorsqu’il sentit un bras se poser sur son épaule. Par réflexe, il se retourna pour plaquer son assaillant contre le mur, mais il fut contrecarré par une prise qui l’empêcha d’achever sa manœuvre. Il croisa les yeux anthracite, calmes, de Byakuya.
— Ce n’est que moi !
— ’tain ! Tu peux pas me prévenir avant… j’aurais pu te faire mal !
— Impossible !
— Bya… ne commence pas ! maugréa le bleuté.
— Il n’est plus là ?
— Non… il semble qu’il se soit tiré dans la nuit, et cet abruti ne nous a même pas laissé un message.
Byakuya balaya la pièce du regard et soupira.
— Viens… On va déjeuner, et après nous partirons à sa recherche. Retournons dans notre chambre pour nous organiser un peu !
Grimmjow, étonné, suivit le brun sans rien dire. Il le vit préparer quelques affaires et le regarda faire sans bouger. Byakuya leva les yeux vers son ami, surpris.
— Quelque chose ne va pas, Grimmjow ?
Le bleuté se laissa tomber sur le sol, les yeux fixés sur le plancher. Au bout de quelques minutes, il finit par avouer.
— Byakuya… depuis que j’ai retrouvé la mémoire, et que vous aussi vous… enfin, que vous vous souvenez « d’avant »… j’ai l’impression que vous me mettez de côté ! Je sais que je suis l’ancien sexta espada. Mais… j’ai de plus en plus l’impression de ne pas compter en tant que Grimmjow Honjo.
— Qu’est-ce que tu racontes encore ? demanda Byakuya. Je t’ai connu plus assuré… remarqua doucement le brun, qui observait son ami avec beaucoup d’attention.
Grimmjow releva les yeux vers Byakuya et le regarda bien en face.
— C’est facile pour vous ! Après tout, vous retrouvez le même monde, et vous avez vos repères ! Toi… certainement plus facilement qu’Ichigo ou Shinji ! Mais moi… je viens de Hueco Mundo, je « découvre » la Soul Society et… je n’ai rien à quoi me raccrocher ! Seul Ichi pouvait encore me comprendre, dans le lot ! Shinji et toi… j’ai eu peu de contact avec vous et… j’ai l’impression que nos vies dans la Soul Society, dans cette vie-ci… ne comptent plus ! J’ai l’impression de me perdre… de vous perdre… et je n’aime pas cela ! Si… si je vous perdais…
La voix de Grimmjow s’éteignait au fur et à mesure qu’il parlait, comme si le désespoir engloutissait tout ce en quoi il aurait pu trouver un réconfort.
— Je ne sais pas pourquoi je continuerais à vivre ! Je n’ai personne d’autre ici, à part vous…
Grimmjow ne put continuer. Il voulut lever la tête en voyant l’hakama de Byakuya devant lui, mais l’adolescent se laissa tomber gracieusement à côté du bleuté. Ce dernier sentit deux bras l’enlacer par les épaules et une tête se poser contre la sienne. Le souffle du brun soulevait doucement les mèches bleues.
— Grimmjow ! Je te demande pardon ! Pardon de ne pas m’être rendu compte que, pour toi, tout était complètement différent. Je pense que, pour nous, tout était tellement évident que nous n’avons pas vu que, toi, tout était à rebâtir ! Pour moi, tout ce que nous avons vécu ici jusqu’à présent est très précieux… En fait, depuis que j’ai retrouvé ma mémoire, notre relation n’en a que plus de valeur !
Grimmjow ferma les yeux et se laissa bercer, pour une fois… Cela l’apaisa, et il en avait besoin : besoin de se sentir aimé, de se sentir proche de quelqu’un. L’odeur entêtante de fleurs de cerisier de Byakuya avait un effet apaisant sur lui, sur sa mémoire également…
— Grim’… il est hors de question pour moi de te laisser seul, ou de t’abandonner ! Tu es mon ami, tout comme tu es celui d’Ichigo et de Shinji, et eux aussi pensent la même chose. Je… écoute : Shinji ne pensera qu’à Ichigo, le temps de le retrouver… mais moi, je serai là ! Alors, si tu as besoin de parler… ou si tu as besoin de quelque chose… je serai là !
Grimmjow ouvrit lentement les yeux, repoussa son ami et avoua d’une voix douce.
— Bya… ne reste pas trop près… ou ne sois pas trop proche de moi ! Je pourrais tomber amoureux de toi plus vite que tu ne peux le penser !
Byakuya passa une main sur le visage du bleuté et, le regardant droit dans les yeux, dit d’un ton impassible.
— Et si c’était ce que je souhaitais ?
Grimmjow observa quelques minutes l’adolescent à l’air si calme et serein, puis finit par répondre.
— Ne raconte pas n’importe quoi…
Byakuya se pencha vers Grimmjow et s’empara de ses lèvres avant que le bleuté ne puisse protester. D’abord surpris, ce dernier ne réagit pas ; puis il se laissa porter par la douceur de l’autre adolescent. Ses mains enlacèrent fermement la taille du jeune homme et le rapprochèrent de lui. Lorsqu’ils rompirent le baiser et reprirent leur souffle en s’observant, Grimmjow précisa :
— Je ne suis pas le remplaçant d’Ichi, et si j’accepte, c’est parce que je te veux !
— On est d’accord ! rétorqua, émue, la voix de Byakuya.
Grimmjow et Byakuya se regardèrent intensément quelques secondes, puis Byakuya suggéra :
— Grim’, si nous voulons retrouver Shinji et Ichigo, je pense que nous devrions finir nos bagages et partir déjeuner !
— Ok, altesse…
— Ne m’appelle pas comme ça ! marmonna Byakuya.
Grimmjow laissa échapper un petit rire, rattrapa le brun et lui vola un baiser avant de se tourner vers ses propres affaires. Byakuya regarda le bleuté, surpris, puis un sourire de contentement étira ses lèvres. Sa relation avec Grimmjow allait être vraiment intéressante ! Il ne souhaitait plus passer son temps à attendre quelqu’un, qui que ce soit… Grimmjow était là, et il l’aimait…
Pourquoi ne pas se laisser porter par une histoire qui ne demandait qu’à démarrer ? Quant à ses sentiments… il ne l’aimait pas d’un amour fou comme celui qu’il avait éprouvé pour Ichigo, c’était certain ; mais Grimmjow avait beaucoup à lui offrir, et il sentait que l’ancien espada avait besoin de lui également.
Byakuya se retourna, heureux pour une fois de sa décision. Heureux de pouvoir vivre une relation sans spectre puissant derrière lui : quelqu’un à aimer comme il l’aimerait, lui, et rien que lui !
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Ichigo avait suivi Saga dans les longs couloirs blancs et commençait à être assommé par cette couleur récurrente. Ses yeux ambrés suivaient l’haori blanc dont il ne pouvait voir le numéro, caché par une lourde cascade de cheveux bleus. Lorsque le shinigami ouvrit la porte de ce qui serait sa chambre, Ichigo jeta un œil à la pièce et fut surpris par ce qui allait devenir son espace de vie.
Elle était plus grande qu’il ne l’avait imaginé. Un grand lit aux montants élevés, voilé de tentures blanches et fines, lui donnait une impression aérienne. Une large fenêtre donnait sur l’extérieur ; Ichigo distingua même une terrasse. Un bureau se trouvait de l’autre côté de la pièce.
— Entre, Ichigo-kun !
— Je peux ? demanda timidement le jeune garçon.
— Bien sûr ! C’est ta chambre ! Ici, personne ne pourra entrer sans ton autorisation…
— Même toi ?
— Oui ! rétorqua Saga, amusé par les hésitations du jeune garçon.
Ichigo entra et trouva la pièce agréable, mais… il lui manquait quelque chose. Il ne savait pas encore quoi. Il se dirigea vers la porte-fenêtre et s’avança sur le balcon arrondi.
Une lueur nostalgique traversa sa rétine et ses pensées l’emmenèrent à la Soul Society, à Shinji qui devait s’inquiéter… et il ne serait certainement pas le seul. Il se souvint aussi de sa promesse à Ikkaku, et se remémora les yeux du capitaine de la 11e division. Il ne semblait pas tellement heureux de la situation. Il entendit Saga lui dire :
— Je te laisse, Ichigo-kun. Un serviteur viendra te chercher pour t’accompagner jusqu’au terrain où tu recevras tes cours avec moi. Repose-toi bien ! Ah oui… au début, ici, tu mangeras beaucoup… C’est normal : la pression spirituelle est plus dense. Tout à l’heure, on t’apportera de quoi te restaurer. À demain, Ichigo-kun !
Ichigo jeta à peine un œil à l’homme aux cheveux bleus. Dès que la porte se fut refermée, il regarda autour de lui avec attention. La colère le parcourut…
Bon sang ! On lui avait encore menti, et il se retrouvait dans de beaux draps ! Il trembla et se promit de tout faire pour ne pas oublier : se souvenir de son amour pour Shinji, et de ses amis Byakuya et Grimmjow. Le roux avait juste besoin de devenir plus fort et de trouver où se situaient les portes de sortie. Il devait bien y en avoir quelque part…
Son estomac gargouilla. Il se tourna vers le lit, s’y installa et s’enroula dans une couverture… la plus douce qu’il ait jamais trouvée de sa vie ! Il frissonna, puis finit par fixer les murs… blancs ! Il aurait presque pu se croire à Hueco Mundo, si le ciel bleu lumineux, les plantes et cette atmosphère légère — cette sérénité — n’avaient pas été si éloignés du monde de désolation que pouvait être Hueco Mundo.
La porte s’ouvrit. Ichigo observa la jeune fille qui déposa sur une desserte une coupe de fruits variés et, également, un plateau dont l’odeur alléchante réveilla l’estomac trop affamé du roux. La servante se tourna vers lui et se présenta :
— Je m’appelle Shaina ! Je vais être à ton service… Si tu as besoin de quoi que ce soit, pense à me le dire, et je ferai en sorte de trouver ce dont tu as besoin pour la prochaine fois où je passerai !
Ichigo sortit de sa couverture et se leva pour s’approcher d’elle. Il releva la tête et croisa les yeux verts de la jeune femme. Cette dernière ne bougea pas et regarda le roux avec la même curiosité.
— Shaina… je… je pourrais avoir du papier et des pinceaux pour écrire ?
— Bien sûr !
— Je suis Ichigo Suo…
— Je le sais ! Tu es connu dans le bâtiment…
— Pourquoi ?
— Disons que c’est plutôt rare de faire venir quelqu’un de la Soul Society et de le ramener à la division zéro… surtout… surtout un enfant ! C’est la première fois, en fait ! Tu vois, habituellement, ce sont des adultes et des capitaines de divisions au sein de la Soul Society qui arrivent… et toi, tu n’es ni un adulte ni un capitaine de division !
Ichigo plissa les yeux, observa la jeune femme, puis déclara :
— Pourquoi me parles-tu aussi « facilement » ? J’aurais pensé que tu serais évasive…
— Pourquoi ? Je ne vois pas pourquoi nous aurions quelque chose à te cacher ! Tu fais maintenant partie de notre monde, et il est logique que tu en saches un minimum. Et puis… Saga sera un bon maître : il t’apprendra tout ce dont tu as besoin !
— Il porte un haori… C’est un capitaine ?
— Hum… je ne sais pas si c’est à moi de t’expliquer tout cela, tu sais ! Je vais faire court, et Saga t’expliquera plus longuement. En fait, la division zéro est découpée comme l’est le Goteï 13. Tu as douze « capitaines » qui entourent le Roi, et chacun d’eux a une mission particulière auprès de lui. Saga est l’un des douze capitaines, si tu préfères.
— Mais comment protège-t-il le Roi ?
— Le Roi est « intouchable », mais personne ne laissera approcher qui que ce soit de Sa Majesté. Eux seuls connaissent le véritable visage du Roi, d’ailleurs ! Par contre, si… si les enfers se réveillaient à nouveau… la division zéro devrait affronter celle qui garde son portail.
— « Celle » ?
— Le monde est dualité, Ichigo Suo ! Le bien existe parce que le mal existe… comme le féminin et le masculin, en quelque sorte. C’est une fatalité ! Tant que ces deux forces existeront, elles se combattront. La division zéro est divisée en douze parties, chacune représentée par un capitaine. Dis-toi bien que, de l’autre côté, il existe exactement la même chose. La différence entre les deux mondes, c’est qu’ici nous avons le Roi, et que de l’autre côté, c’est une Reine. Elle est connue sous plusieurs noms : Sekhmett, Hecate, Hel… et d’autres dans le monde des humains.
— Pourtant… Ichigo pensa à d’autres noms masculins.
— Ce sont ces « capitaines », tout comme nous avons les nôtres, ici.
Ichigo ne comprenait plus rien et finit par hausser les épaules. Après tout… Puis, se tournant vers Shaina, il posa une question sur ce qui lui était arrivé dans sa vie précédente.
— Que sont les Soul Evils ?
— Soul Evils ?
— Oui… on les appelait comme ça… Ils venaient d’une dimension différente et nous arrivions à peine à les vaincre. Disons que ceux qui avaient le plus de chances étaient ceux qui, comme moi, étaient des vizards !
— Oh… nous n’avions pas connaissance de cela !
Shaina scruta le visage du jeune garçon et se caressa le menton, songeuse, avant de reprendre :
— Que s’est-il passé exactement ?
— Je ne me souviens plus vraiment… c’était mon ancienne vie ! Et surtout, je n’ai pas participé à tous les combats, et je ne connaissais pas, à l’époque, les activités des Soul Evils. Le Soutaïcho nous avait demandé de l’aide, à moi… mais aussi à tous les vizards. Nous avons, je pense, repoussé leur attaque la plus importante, mais je ne sais pas comment cela s’est fini. Je me souviens juste être mort parce que Kenpachi, le capitaine de la 11e division, a été « transformé », je ne sais comment, en l’un d’entre eux. Je suis mort avant de savoir comment tout cela s’est terminé !
Shaina scruta le visage du jeune garçon et décida qu’elle avait récolté assez d’informations pour le moment. Elle en parlerait à Saga et il aviserait certainement plus tard.
— Mange, Ichigo ! Je vais te laisser et je repasserai tout à l’heure récupérer le plateau. Je voulais juste t’avertir : pour l’instant, ne t’aventure pas trop hors de ce bâtiment. Saga te dira demain où tu peux te déplacer sans risque, ici.
— Pourquoi ? Je suis prisonnier ?
Ichigo fronça les sourcils, et une certaine nervosité commença à poindre. Shaina éclata franchement de rire et répondit, amusée :
— Certainement pas ! C’est à cause de la pression spirituelle que certains lieux peuvent dégager. Tu pourrais en mourir, ou t’évanouir dans le meilleur des cas ! Tout au moins, sache que tu peux explorer ce bâtiment autant que tu le souhaites.
— Ah…
Ichigo s’installa et souleva les différentes cloches. La nourriture était encore chaude et les plats avaient l’air délicieux… du moins, leurs odeurs le lui laissaient penser. Shaina quitta la pièce en silence et Ichigo commença à manger avec appétit. Il ne pensait pas, au départ, pouvoir finir tous les plats, mais force fut de constater que son estomac criait réellement famine. Il prit un fruit dont il n’aurait su dire ce que c’était, mais l’odeur et, surtout, le goût étaient succulents.
Le roux fouilla ensuite sa chambre et ne trouva rien de personnel. En fait, il n’y avait que du mobilier ! Ichigo soupira et décida de partir à la découverte du bâtiment. Il passa la tête dans l’entrebâillement de la porte, observa les deux directions qui s’offraient à lui et opta pour la gauche. Autrement dit… la direction opposée à celle d’où il venait.
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Shinji était en sueur. Il observa ses nombreuses plaies sur son corps. Ikkaku le regardait d’un œil glacé… C’était clair : il était là pour le faire progresser et n’avait aucune pitié pour lui — ni pour son âge, ni pour sa force, ni pour quoi que ce soit ! Cela amena un sourire sur les lèvres minces du jeune homme. Il se redressa lentement ; ses jambes tremblaient et il eut un mal fou à tenir debout. Ikkaku finit par s’en apercevoir et déclara :
— C’est tout pour aujourd’hui, Endo ! Tu vas te reposer : ça ne sert à rien de mourir aujourd’hui ! Tu auras encore demain pour t’entraîner !
— Je veux continuer !
— Hors de question… Ichigo était plus raisonnable, et c’est comme ça qu’il a progressé rapidement. J’aurais pensé que tu le serais toi-même, et que je n’aurais pas besoin de t’expliquer que la période de repos est aussi importante que la période de combat !
Ikkaku admirait l’adolescent intérieurement. Il était encore plus prometteur qu’Ichigo ; la seule différence, c’est qu’il était plus borné que pouvait l’être le roux ! Comme si c’était possible !
Ce qui le surprenait également, c’était le sérieux du blond : il avait toujours entendu dire que l’ex-capitaine de la 5e division était plutôt un plaisantin moqueur, au comportement pouvant devenir complètement puéril.
Il n’en était rien, avec cette « nouvelle » version ! À moins qu’il ait perdu son sens de l’humour avec le départ d’Ichigo ? Il soupira, songea à la version adulte du roux qu’il avait connu comme fukutaïcho de la 6e division, et trouva que le comportement du blond se rapprochait, en quelque sorte, de celui du roux… à la différence près que Shinji Endo mettait toutes ses forces dans la bataille !
Ikkaku commença à entrevoir une lueur d’espoir pour l’adolescent… ténue, mais avec une telle détermination, tout pouvait arriver !

Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)