Ichigo rentra discrètement chez ses parents. Mais c’était sans compter sur Isshin, décidé à réveiller toute la maisonnée.
– Fils ! Je suis tellement content de te voir ! Figure-toi que la maison a été assaillie par de nombreuses shinigami, et même des hommes. Tu as eu un beau succès… mais… tu ne sembles pas en avoir profité…
La voix d’Isshin se fit songeuse en voyant l’état lamentable de ses vêtements, son pied plus gonflé que d’ordinaire et, surtout, l’air épuisé du jeune homme. Mazaki apparut dans le dos de son mari et s’écria, affolée :
– Ichigo ! Mais… mais qu’est-ce qui s’est passé ? C’était censé être un moment pour…
– La copulation ? demanda, mi-figue mi-raisin, le jeune homme exténué.
Il avança en claudiquant lentement vers la cuisine.
– Mais c’est comme ça que fonctionne notre société, Ichigo… Viens, je vais te soigner…
– Maman… je meurs de faim… Je n’ai rien mangé depuis hier matin, alors pitié… donne-moi quelque chose à grignoter ! J’irai me faire soigner juste après…
Quelques minutes plus tard, il se retrouva à table, mangeant de bon appétit de la viande, des beignets, des fruits… et encore de la viande. Mazaki avait relevé la jambe d’Ichigo et s’appliquait à le soigner avec du kidō curatif. Isshin interrogea le jeune homme sur sa nuit, intrigué par l’état dans lequel se trouvait son fils au petit jour.
– Je me suis battu ! Vous êtes content ? déclara le jeune homme, mécontent.
– Battu ? répéta Mazaki, curieuse. Contre qui ? Pourquoi ? Je pensais que tous, ici, voulaient que tu finisses dans leurs pattes et non… te battre avec toi.
– Vraiment ? Eh bien, il existe au moins un type qui n’a apparemment pas envie que je lui appartienne.
– Vraiment ? fit Isshin en se grattant le menton.
– ’Pa… arrête de te faire des illusions ! Ton fils n’est pas la huitième merveille du monde… maugréa Karin, exaspérée par tout ce tintamarre dès le matin, au petit-déjeuner.
Elle foudroya son frère du regard, encore une fois responsable des troubles causés dans cette maisonnée pourtant paisible la plupart du temps. Même si Isshin avait aussi sa part de responsabilité : son regard noir glissa vers son géniteur, tout aussi exaspérée. Lui aussi était une calamité, dans son genre !
– Merci, maman… Je vais aller me coucher, maintenant. J’ai tellement sommeil…
Ichigo passa une main devant sa bouche et faillit piquer du nez. Isshin eut pitié de son fils : il l’attrapa comme un sac de grain et monta les étages, le roux sur l’épaule, tandis qu’il hurlait de fureur. Une fois dans la chambre, son père déclara avec beaucoup de tendresse :
– Dors, Ichigo… Tu en as besoin. Ce soir, tu risques d’avoir encore une nuit très agitée. C’est presque comme si je souhaitais que tu reçoives la morsure. Mais tu es encore trop jeune…
Isshin quitta la pièce alors qu’Ichigo dormait déjà à poings fermés. Ce dernier n’avait même pas entendu les paroles de son père.
°°0°0°°
Sôsuke remit en place son haori et se recoiffa, nerveux. Ses pensées demeuraient tournées vers l’inconnu qui l’avait mordu. Qui était-il ? Il quitta enfin la petite pièce d’eau attenante à son bureau et s’installa derrière celui-ci.
Ses doigts tambourinèrent sur la table de bois noir. Bientôt, tout le monde serait au courant, et cela l’agaçait au plus haut point. Enfin, désormais, plus personne ne viendrait le déranger pour… pour… sauf lui ! Sôsuke remonta ses lunettes et posa le visage entre ses mains. Pourquoi cette mésaventure lui était-elle arrivée ?
Un coup discret frappé à la porte le fit sursauter, et Aïzen se rendit compte à quel point il était nerveux. Pourtant, c’est d’une voix calme qu’il déclara :
– Entrez !
La porte s’ouvrit et Gin Ichimaru apparut. Son fukutaichō entra dans la pièce, avec son éternel sourire de renard, puis ouvrit brutalement les yeux. Il était rare d’avoir le privilège d’observer les yeux bleu azur de Gin.
– Taichō ?
– Ce n’est pas la peine de me faire une quelconque remarque… maugréa le capitaine de la cinquième division, mécontent.
– Mais… mais… j’ai toujours cru que c’était vous qui marqueriez… pas que ce soit un déshonneur, ou quoi que ce soit… essaya de se reprendre le fukutaichō.
Gin agitait nerveusement les mains en croisant le regard polaire de son capitaine. Celui-ci replaça ses lunettes sur son nez. Même si son attitude restait nonchalante, le pianotement de ses doigts sur le bureau, quelques secondes plus tard, ne laissait rien présager de bon.
Qui avait pu marquer Aïzen ? La couleur des yeux de son taichō ne laissait aucun doute sur sa nouvelle condition, et son nouveau parfum non plus… Il appartenait maintenant à un autre loup ! Gin n’en revenait pas.
Un silence gêné s’installa. Pour se donner une contenance, le fukutaichō déclara :
– J’ai envoyé le rapport à la première division, comme vous me l’aviez demandé, et je voulais vous signaler que je ne serai pas là ce matin : j’ai une réunion avec les autres fukutaichō… et…
– J’ai ma propre réunion, à la première division…
Gin approuva de la tête, resta figé quelques instants, puis sortit du bureau. Il demeura un moment, la main sur la poignée, se retourna et posa la question qui lui brûlait les lèvres :
– Taichō… je ne reconnais pas l’odeur… enfin… qui vous a mordu ?
– Cela ne te regarde en rien, Gin…
Le ton mielleux le fit frissonner d’angoisse. L’albinos quitta les lieux très rapidement, pour ne pas dire précipitamment. Gin se mordilla la lèvre inférieure, songeant qu’il avait peut-être été un peu trop téméraire.
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Aïzen entra avec dignité au sein de la première division et gagna sa place en silence. Tous les visages se tournèrent vers lui… incrédules. À l’intérieur, le sang de l’homme était en ébullition. Mais son sourire de sphinx ne laissait à personne imaginer l’agitation qui régnait en lui. Seul Byakuya Kuchiki l’ignora. Ce qui surprit quelque peu Sôsuke : il aurait pensé qu’au moins sa nouvelle situation aurait sorti le jeune homme de sa réserve habituelle.
La réunion commença immédiatement, au grand soulagement d’Aïzen. Elle fut très brève et, finalement, ce fut à la sortie que tous interrogèrent le capitaine de la cinquième division.
– Aïzen-kun… fit la voix d’Ukitake. Auriez-vous… trouvé chaussure à votre pied, finalement ?
L’expression, même si elle n’était pas dite dans le but de se moquer, fit battre son cœur un peu plus vite. La voix de Kyōraku rétorqua, songeuse :
– Je serais incapable de dire à qui appartient ce parfum… Le Sereitei cacherait-il un loup inconnu ?
– Finalement, tu as trouvé ton maître, se moqua Kenpachi.
L’exception de toute la Soul Society dans tous les domaines… qui venait se foutre de lui. Aïzen inspira intérieurement, puis se tourna, tout sourire, vers les autres capitaines.
– Je ne répondrai à aucune de vos questions… Après tout, ce genre de choses relèvent du domaine privé !
Sans attendre, il quitta les lieux. Après tout, il n’avait à se justifier de rien, ni à personne… Eux-mêmes ne l’avaient pas fait, pour certains… Et puis, cela n’entrait effectivement pas dans le cadre de sa fonction de capitaine… juste de sa vie maritale. Rien que d’y songer… il sentait la colère monter. Puis il se rendit soudain compte que lui-même ne savait pas qui l’avait mordu !
Il repassa en mémoire les vêtements du jeune homme : une tenue normale, de civil. Aïzen était incapable de dire s’il s’agissait ou non d’un shinigami. Tout au moins connaissait-il le temple des regrets, qui brimait le reiatsu pour échapper à ses poursuivants. Sôsuke se promit de faire le tour des divisions pour retrouver son mystérieux dominant.
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Ichigo resta au lit toute la journée et, lorsque sa mère vint le rejoindre, il était fiévreux et sa jambe avait pris une dimension inquiétante. Il ne pouvait absolument pas marcher dans ces conditions. Mazaki se précipita vers Isshin et lui demanda de faire venir le médecin de la famille. Quelques shinigami, étudiants et professeurs se présentèrent à la porte, mais Mazaki fut intraitable : son fils était mal en point et il était hors de question que qui que ce soit vienne l’importuner.
Le reiatsu de la louve était suffisamment inquiétant pour décourager tout acte téméraire, surtout lorsqu’ils croisèrent Isshin en chemin… Ils savaient tous que, s’ils osaient attaquer la demeure Kurosaki, ils pouvaient déjà préparer leurs funérailles.
Ichigo, lui, était enfermé dans ses rêves : un loup au magnifique pelage, dont les yeux brûlants se posaient sur lui. La voix apaisante ne cessait de lui parler, même s’il ne comprenait pas les paroles qui lui étaient adressées. Ichigo tendit la main pour le toucher, mais le loup disparaissait pour réapparaître un peu plus loin. Épuisé par ses propres rêves, Ichigo tomba dans l’inconscience.
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Sôsuke était nerveux. Il avait eu l’occasion de faire le tour de toutes les divisions, mais personne n’avait la fragrance qu’il recherchait. De plus, son dominant n’avait même pas cherché à le revoir, ce qui commençait à l’agacer sérieusement. Si c’était pour le marquer et l’abandonner ensuite…
Aïzen jura entre ses dents, trouvant ce comportement irréaliste. Lui qui refusait toute marque ou toute relation… voilà qu’il avait l’impression de se conduire comme une jeune mariée abandonnée à l’autel ! Il claqua la langue contre son palais et se tourna pour observer la pile de dossiers qu’il devait traiter ce jour-là. Mais son esprit fiévreux ne songeait qu’à une seule chose… son dominant !
Exaspéré, il fit le tour de sa chaise et se laissa tomber sur son siège. Il arracha presque le premier dossier, comme s’il était responsable du silence du loup-garou… Sôsuke avait déjà entendu parler de cette obsession viscérale pour celui ou celle avec qui le sceau avait été posé.
Il avait toujours cru qu’il s’agissait de fariboles sentimentales, parce que, généralement, les loups qui se laissaient une telle empreinte se connaissaient et s’aimaient, à la base… Même si les critères de sélection entraient en ligne de compte… C’étaient les sentiments et les liens qui unissaient les loups qui provoquaient cette morsure… et… et lui, non !
Ses nuits, il ne faisait que penser à lui… et, à chaque fois, il se réveillait en sursaut, en sueur. Personne ne se trouvait à côté de lui. Sa frustration augmentait au fil du temps. Il commençait à devenir fou. Mais une chose plaisait à Aïzen : il n’était pas le seul à souffrir, et son dominant devait pâtir de la situation autant que lui. Une chose était sûre… Un jour ou l’autre, il devrait revenir vers lui !
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Ichigo rejoignit l’Académie une semaine plus tard. Tous affichaient un air déçu de n’avoir pas pu toucher le jeune homme. Quant à Ichigo, il était heureux : il allait avoir quelques jours de répit… avant… que tout ne recommence. Quoique « répit » était un mot qui semblait l’avoir quitté depuis quelque temps.
Intérieurement, il se sentait agité. Cette fois, c’était comme une souffrance morale. Il avait l’impression de chercher quelque chose, ou quelqu’un. Ses nuits étaient hantées par un loup aux couleurs caramel et chocolat. Et cette voix qui l’obsédait… il avait l’impression de devenir fou, peu à peu.
Sans raison apparente, il se levait maintenant la nuit et se plaçait au point culminant de l’endroit où il se trouvait, presque comme s’il essayait de percevoir les effluves de ce loup. Ses yeux se modifiaient peu à peu, et ce fut Renji qui l’interpella, au cours d’un petit-déjeuner qu’ils prenaient avec tous ses amis.
– Ichigo… je te trouve étrange, ces derniers temps…
– Vraiment ?
À part ses nuits agitées et une certaine frustration, il ne voyait pas en quoi son comportement avait changé. Tous les regards se braquèrent sur lui, et il rougit légèrement sous cette attention soudaine. Pourtant, il aurait dû être habitué… mais cette fois, c’était différent.
– Agité, en fait…
– J’ai un peu de mal à dormir… c’est tout !
– Ichigo… fit la voix douce d’Hinamori. Pourrais-tu me regarder, s’il te plaît ?
Le roux tourna le visage vers la jeune femme. Elle se pencha au-dessus de la table et prit le menton d’Ichigo entre ses doigts fins. Ses yeux d’obsidienne observèrent intensément le regard du jeune homme, et une expression de surprise se peignit sur ses traits. Elle relâcha Ichigo et se rassit, pensive.
– Dis-moi, Ichigo… ne te sens-tu pas… oppressé… comme si tu attendais quelque chose, ou quelqu’un ?
La question le toucha droit au cœur, et son expression ne laissa planer aucun doute sur la réponse. Hinamori enchaîna :
– Le soir de ta première pleine lune… as-tu rencontré un loup, ou une louve ?
Tous étaient suspendus aux lèvres des deux étudiants qui se faisaient face. Renji s’était figé sur sa chaise, comprenant soudain où Momo voulait en venir. La gêne évidente du roux fit comprendre à chacun qu’Ichigo n’avait pas forcément passé une soirée très calme. Il finit par répondre, à contrecœur :
– Oui… j’ai croisé un loup…
– Vraiment ? s’étonna Uzuru. Tu nous avais dit que tu étais enfermé chez tes parents tout le long de la pleine lune…
– En fait, pas la première nuit. J’ai passé mon temps à esquiver toute rencontre. Il y avait tellement de monde qui me poursuivait que… j’étais terrifié.
– Il faut dire que, lorsque l’on s’échappe du deuxième étage de l’Académie par une fenêtre sans se tuer… il faut être vraiment désespéré, remarqua Shūhei, impassible.
Ichigo jouait maintenant nerveusement avec ses couverts, tandis que tous le fixaient intensément. Hinamori reprit :
– Donc, tu as croisé un loup… et que s’est-il passé ?
Le jeune homme se gratta la tête, nerveux, puis déclara, pensif :
– Nous nous sommes battus… Il voulait m’empêcher de hurler… et tout ce que je faisais semblait beaucoup l’énerver…
– Tu sais de qui il s’agit ? demanda Rukia.
– Non… aucune idée… Il était déjà sous sa forme de loup lorsque nous nous sommes croisés.
– Il était comment ? insista-t-elle.
– Comme un loup-garou… fit Ichigo, qui ne voyait pas quel détail donner. De la même taille que moi, à peu près.
Tous se regardèrent et évaluèrent Ichigo pour essayer d’imaginer le jeune homme avec sa taille de loup… Généralement, ils prenaient tous une dizaine de centimètres environ. C’était donc un loup-garou qui devait être de petite taille. Ichigo, tracassé, demanda nerveusement :
– Pourquoi me posez-vous toutes ces questions ?
– Tu n’as pas remarqué que la couleur de tes yeux avait changé, Ichigo ? demanda Hinamori.
– Non…
– On dit souvent, fit Rukia, songeuse, que les loups qui donnent le sceau ou qui le reçoivent sont agités et obsédés par leur compagnon. Une sorte d’amour absolu et obsessionnel. Mais peu de personnes en parlent, car, généralement, les loups qui s’accordent ce fameux sceau sont des loups qui se connaissent, s’aiment et ont décidé de s’offrir la marque. As-tu une morsure sur l’épaule ?
Ichigo réfléchit : à part des égratignures et sa cheville — qui n’avaient aucun rapport avec sa rencontre —, rien.
– Non… aucune !
– Donc c’est toi qui as donné ta marque, et c’est toi le dominant…
– Mon pauvre Ichi… tu as donné ta marque à un inconnu, et tu ne peux plus rien changer.
– Que voulez-vous dire ? fit Ichigo, anxieux et soudain stressé.
Il connaissait la réponse, mais l’évidence l’horrifiait.
– Ça veut dire que tu es marié… et que tu ne sais pas à qui. Qu’il t’est impossible de revenir en arrière, et que ce loup sera ton seul et unique compagnon pour le restant de tes jours !
Renji avait prononcé ces paroles presque avec rage. La rancœur et la frustration se bataillaient au fond de ses yeux. Son éviction du cœur d’Ichigo le bouleversait au plus haut point. Il attrapa son plateau et quitta la table dans un mouvement de colère. Ichigo voulut le retenir, mais Rukia l’interrompit :
– Laisse-le !
– Pourquoi ? demanda le jeune homme, contrarié.
– Il t’aime depuis longtemps… Il voulait… il voulait que vous soyez ensemble. Alors apprendre ça, et avec un inconnu, ça doit lui donner un sacré coup au moral.
Tous quittèrent la table en silence. Ichigo resta un moment seul, à réfléchir à tout ce qui s’était produit. S’il avait su ce qui lui arriverait, il aurait demandé à Renji de le marquer. Son départ le bouleversait profondément. Il avait l’impression d’avoir été abandonné. Un frisson glacé le parcourut, et c’est le cœur lourd qu’il gagna ses premiers cours.
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La prochaine pleine lune arrivait à grands pas, et Sôsuke était presque à moitié fou. Il avait dû avouer au Sōtaichō qu’il était incapable de dire qui était son dominant, à sa plus grande honte ; qu’il le recherchait, mais que, jusqu’à présent, aucune de ses recherches n’avait abouti.
– Avez-vous réellement cherché partout… Aïzen-taichō ?
– Absolument… maugréa le capitaine de la cinquième division, pensif.
Un petit silence plana, puis le Sōtaichō demanda :
– Même à l’Académie ?
Sôsuke releva brutalement la tête et observa Yama-jii comme s’il était devenu fou.
– Comment un étudiant pourrait-il me toucher ?
– Il en existe de très forts… voire même des génies… et il y en a deux, actuellement, dans cette Académie : Hitsugaya Tōshirō et Ichigo Kurosaki…
– Kurosaki ? Comme Isshin Kurosaki ?
– C’est son fils… Le capitaine de la dixième division a plusieurs enfants…
– C’est impossible ! réfuta Aïzen, soudainement anxieux.
Jamais il n’accepterait d’être dans la même famille qu’Isshin. Certes, il faisait partie de la plus haute noblesse du Sereitei — voire même qu’il devait être le plus haut dignitaire représenté dans le Gotei 13 —, mais… Il essaya d’imaginer Isshin jeune, et un frisson d’angoisse le parcourut.
Puis il se calma : cela ne pouvait pas être lui. Et, même si ces étudiants pouvaient être des génies… il n’y avait qu’une chance sur un million pour que ce soit son fils. Et encore moins de chance que ce soit un étudiant, tout court !
Yama-jii déclara soudainement :
– Un exercice a été programmé à l’Académie, Aïzen-taichō. Et je vous ai placé à la tête de cet exercice. C’est pour cela que je vous ai fait venir dans mon bureau. Il aura lieu juste après la prochaine pleine lune. D’ici là… essayez de retrouver votre dominant, ou vous risquez fort de devenir fou !
Sôsuke écouta d’une oreille distraite les remarques du Sōtaichō et finit par quitter les lieux, abasourdi. Et si son dominant était parmi les étudiants… il ne s’en remettrait jamais. C’est avec angoisse qu’il voyait approcher la prochaine pleine lune, mais aussi avec la crainte que les propos de Yama-jii s’avèrent exacts au sujet des élèves de l’Académie. D’autant qu’il se souvint brutalement que… qu’il lui avait paru jeune… Aïzen laissa échapper un gémissement.
Le capitaine de la cinquième division entra dans son bureau en claquant la porte. S’il s’agissait d’un élève de l’Académie, il le tuerait… ni plus, ni moins ! Gin suivait son capitaine, et son agitation de plus en plus prononcée ne lui disait rien qui vaille. La nervosité de son capitaine avait affecté toute la division. Il était plus que temps qu’Aïzen trouve son dominant…

Un mot, une critique… ou un pavé, j’assume 😄 (et je lis tout !)